Tels des esquifs emportés par le vent !

Les Partis politiques algériens par abréviation « P.P.A » ont tous la fâcheuse tendance à parler de démocratie, de liberté d’expression, de se positionner pour les uns en opposants au pouvoir, pour les autres en défenseurs  du pouvoir en place. Alors qu’en est-il réellement ?
Une grande partie de ces associations à caractère politique (Terminologie constitutionnelle), ont été secouées par des turbulences allant jusqu’à perdre la raison. Mouvement de redressement au (FLN),  dissidences au (RCD),  rébellion au (FNA),  scission au  (MSP), liquidation politique à En-Nahda et bien d’autres… Cette atmosphère règne sur tous les courants politiques, islamistes, nationalistes, démocrates, conservateurs et j’en passe…
Ces partis ont traversé des  crises sans précédent et se trouvaient en pleine tourmente, emportés par des vagues de contestations internes, dues essentiellement à l’exclusion des cadres  et la marginalisation des militants. Ceux qui sont les plus touchés restent indubitablement le FLN et le RND, tous deux faisaient partie de ‘’l’illustre’’ alliance présidentielle. Pour le premier, après le limogeage de son secrétaire général, Abdelaziz Belkhadem,  la direction du parti fait face à un autre  mouvement de contestation interne et dont la cible n’est autre  que Abderrahmane  Belayat qui se croit tout permis. Le second, est en train de raccommoder ce qui est récupérable. Entre Bensalah et Guidoum, le fossé se creuse.
Selon les spécialistes, ces turbulences sont le fruit de la faiblesse du discours des politiques et de leur capacité à gérer, et déplorent leur esprit égoïste et revanchard. Pour preuve, l’Alliance présidentielle  a éclaté en plein jour  et n’a été jamais en mesure de gérer  le pouvoir dans le sens des responsabilités que  la Nation pouvait s’y attendre.
Les contradictions dans le discours politico-économique étaient flagrantes.  Il y quelques mois deca, des  rumeurs les plus folles ont fait état  de la création d’un nouveau parti politique qui serait dirigé par le frère du Président, et que des contacts auraient été entrepris dans l’Ouest du pays à l’effet de mettre en place les assises devant permettre à ce parti de se lancer. Le premier à réagir et sans attendre, fût alors  l’ancien patron du FLN : « Qu’est-ce que le FLN n’a pas fait, qu’un autre parti pourrait faire », réaction tout à fait incompréhensible dans le contexte de l’époque dans la mesure où nous parlons de démocratie. Frère du président ou pas, le champ politique est ouvert jusqu’à preuve du contraire, à tous,  alors pourquoi avoir peur, d’autant plus que c’est une personnalité qui fait partie du même sérail.
En tous cas, à l’allure où vont les choses, les données politiques ont changé et risquent de peindre une autre configuration sur l’échiquier national.  A vrai dire, la réalité est toute autre, aucun des chefs de partis n’a le sens de la véritable démocratie, qu’il soit dans l’opposition ou de l’autre côté de la barrière. Leur vision est tout aussi restreinte que celle qui sont au pouvoir, c’est leur  dénominateur commun. La majorité d’entre eux ne font que de la figuration tous les cinq ans.
Amara Mohamed

 


le 25 Juil 2013


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