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Interview:M.BELMILOUD MOHAMED ABDENOUR, MAIRE DE MOSTAGANEM, à OUEST-INFO :‘’ Le projet d’aménagement de Oued Ain-Sefra n’est pas un mythe, nous y tenons beaucoup’’

Ouest-Info a eu l’honneur de recevoir M.Belmiloud Mohamed Abdenour, président de l’APC de Mostaganem à son forum le 07 mars dernier, où il a répondu à des questions relatives à la gestion de la municipalité devant un parterre de journalistes. Cinq mois plus tard, Ouest-Info et dans le seul but d’informer son lectorat, a tenu à solliciter un entretien avec le maire de Mostaganem pour justement voir où en est la situation concernant les sujets évoqués lors du forum. Ecoutons-le :Propos recueillis par Ahmed Mehdi Ouest-Info : Les travaux de réalisation d’un hôtel en R+7, viennent d’être lancés dans l’enceinte de l’ENITRAM par un investisseur privé de Tiaret, avez-vous une idée sur le propriétaire du terrain ? Le Maire : Tout d’abord, je tiens à préciser que le terrain appartient à l’entreprise (ENITRAM) et je crois avec toute réserve, qu’une partie du terrain en question a été achetée par un privé et l’autre partie par les travailleurs de l’entreprise qui lui ont, semble-t-il, cédé leurs parts, mais ceci reste à vérifier, mais ce qui est sûr c’est qu’il a acheté la totalité du terrain, puisque le registre de commerce présenté est celui de EURL-ENITRAM, ce qui veut dire qu’il s’agit d’une société individuelle, il n’ y a pas d’associés. Donc le terrain lui appartient, il n’appartient pas à la commune. Ouest-Info : Les habitants du quartier ‘’Gouaïche’’ soutiennent mordicus que le permis de construire a été délivré sans passer par l’enquête ‘’comodo et incomodo’’, qu’en est-il réellement ? Le Maire : Les enquêtes ‘’comodo et incomodo’’ n’existent plus dans le cadre de la délivrance du permis de construire plus particulièrement pour des projets pareils où l’investisseur est en possession de l’agrément et de toutes les autorisations délivrées par le ministère du tourisme. D’ailleurs comme vous l’aviez dit, la première pierre de ce projet, a été posée par le ministre en personne. Ouest-Info : Donc, vous confirmez que toutes les procédures ont été respectées en matière de délivrance du permis de construire ? Le Maire : Absolument. Ecoutez, pour nous administration, le dossier administratif a été déposé en bonne et due forme, il comprenait toutes les pièces exigées allant de l’acte de propriété, de l’agrément aux autorisations ministérielles où est définit le type d’hôtel à construire, le nombre d’étages et le nombre de chambres, selon des standards en vigueur fixés par le ministère du tourisme. De notre côté, nous avons saisi toutes les directions concernées pour un éventuel avis technique (DUC, ADE, Sonelgaz, Tourisme, Ressources en eau etc…), et tous ont émis un avis favorable. Si une seule direction avait émis un avis défavorable, nous n’aurions pas délivré le permis de construire, donc nous ne pouvons bloquer la procédure, nous avons délivré le permis de construire par rapport aux avis techniques favorables et au dossier administratif complet. Ouest-Info : Et concernant les riverains qui manifestent leur mécontentement et leur opposition à ce projet ? Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire ? Le Maire : Maintenant si les riverains manifestent comme vous le dites leur mécontentement, c’est leur droit. Il ne s’agit pas d’un cas isolé ou spécifique à Mostaganem, on a vu ailleurs des projets carrément annulés suite au refus de la population, car il ne s’agit pas là de récuser une personne physique mais celle de la nature du projet et c’est toute la question ! Dans ce cas précis, je trouve quelque part, la revendication des riverains légitime du fait qu’il s’agit d’une cité résidentielle et comme toutes les familles algériennes, celles du quartier ‘’Gouaïche’’ n’accepteront pas que l’on vienne du haut du 7ème étage ‘’violer leur intimité’’, si je peux me permettre cette expression. Ouest-Info : Comme vous le savez, l’avenue Benyahia Belkacem est totalement fermée pour cause de travaux du tramway, cela ne vous pose-t-il pas problème quand on sait que l’accès principal du service technique de la commune se situe sur cette artère ? Et pourquoi ne délocalise-t-on ce service vers, par exemple, l’ancienne usine d’accumulateurs qui se trouve en face de la fourrière communale, ne pensez-vous pas que c’est l’idéal pour un parc communal et les moyens matériels dont il dispose? Le Maire : C’est bien beau ce que vous dites, mais le terrain dont vous parlez y compris le bâti, sont une propriété privée achetée à des colons avec des documents notariés à l’appui. D’ailleurs, l’usine d’accumulateurs est à l’arrêt, elle a été fermée pour des raisons environnementales, elle sera délocalisée avec possibilité d’extension vers la zone d’activités de Fornaka dans le cadre du Calpiref. Pour votre information, lors d’une réunion du Calpiref, j’avais personnellement demandé d’en savoir plus sur la nature juridique du terrain au propriétaire présent qui nous exhiba des actes notariés anciens prouvant qu’il s’agit bel et bien d’une propriété privée. Je pense même que le terrain sera destiné pour la promotion immobilière. Donc comme vous pouvez le constater, nous aussi, sommes préoccupés par certaines situations que notre devoir nous dicte de faire dans l’intérêt général. Mais dans certains cas, on n’y peut rien, nous sommes tenus de respecter la loi notamment la propriété privée, exception faite bien sûr, pour certains cas d’expropriation pour utilité publique qui nécessitent une procédure administrative, et là ce n’est nullement le cas. Ouest-Info : Des rumeurs font état d’une tentative d’affectation de la portion de terrain jouxtant le lycée ‘’Zaghloul’’ qui sert actuellement de parking informel pour les automobilistes, pouvez-vous nous confirmer cela et qu’en est-il aujourd’hui de la destination de cette portion ? Le Maire : Effectivement, et sans rentrer dans les détails, cette portion allait être affectée, mais nous nous sommes opposés officiellement et par écrit. Il n’était pas question pour nous APC, d’accepter cela et pour ce, et comme la nature a horreur du vide, nous avons décidé, puisque c’est un bien qui appartient à la commune, de réaliser un terrain de jeu de proximité pour les jeunes du quartier, avec grillage de clôture, des bois, une pelouse de dernière génération et toutes les commodités y afférentes...Donc de ce côté, les Mostaganémois en général et les riverains en particulier, peuvent être tranquilles, le terrain appartient à la collectivité et l’APC s’en chargera sur ses propres fonds de la réalisation de ce projet au profit des jeunes dans les meilleurs délais possibles. Ouest-Info : Le chantier de la route du port a battu tous les records en matière de retard, qu’est-ce qui se passe? Le Maire : Tout d’abord, je tiens à préciser que ce projet relève en matière de suivi de la compétence de la direction de l’urbanisme et de la construction (DUC). C’est un chantier qui a été abandonné depuis des mois puis repris avec une certaine timidité. Aussi, faut-il noter que certains aspects n’ont pas été pris en compte dès le départ à l’image des anciennes canalisations situées juste à l’entrée du port et qu’il fallait donc recourir à une opération d’aménagement. Nous avons d’ailleurs saisi officiellement les administrations concernées pour nous faire part des raisons à l’origine de ces retards, nous n’avons malheureusement, reçu aucune réponse ‘’fiable’’. A mon sens, seule la DUC est en mesure de vous répondre, c’est elle qui a le projet en main. D’ailleurs elle doit répondre. Ouest-Info : Permettez-nous de retourner un petit peu en arrière. Ouest-Info vous a invité à son forum le 07 mars 2015 où vous aviez répondu dans la transparence à beaucoup de questions qui taraudaient les esprits des journalistes et des citoyens, aujourd’hui samedi 1er Août, soit 5 mois après, qu’en est-il du centre d’enfouissement technique (CET) et si les choses se sont améliorées ? Le Maire : Croyez-moi, j’aurai bien voulu vous dire oui, mais à mon regret ce n’est pas le cas. La situation n’a pas bougé d’un iota, Mostaganem est toujours sans CET. Comme vous, nous avons beaucoup entendu parler mais rien de concret. Je ne peux pas trop m’avancer là-dessus, car ce problème ne relève pas de notre compétence mais de celle de la direction de l’environnement. Je l’ai toujours dit et je ne cesserai jamais de le répéter : nous collectons plus de 120 tonnes/jour d’ordures ménagères et de déchets et en cette période de chaleur nous arrivons à près 200 tonnes/jour avec l’arrivée des estivants. Si par malheur, la collecte ne se fait pas un seul jour, c’est la ville qui va crouler sous 200 tonnes de déchets et ceci ne passera pas inaperçu, croyez-moi. Mais sachez que la création ou la réalisation d’un CET ne dépend pas de l’APC mais des attributions de la direction de l’environnement. Si on s’en tient à ma dernière déclaration à votre forum du 7 mars, je ne la changerai pas d’un pouce aujourd’hui. La situation n’a guère avancé et tout demeure en l’état et nous sommes appelés à faire de la gymnastique au quotidien pour pouvoir débarrasser la ville de ses 200 tonnes de déchets. Ouest-Info : En principe l’APC est chargée uniquement de la collecte et non pas de faire de la prospection pour décharger les ordures ? Le Maire : En effet, mais notre conscience ne nous permettra jamais de s’arrêter à ce niveau-là (celui de la collecte), sinon on ne procèdera pas au ramassage du moment donné qu’on ne nous indique pas où déverser ces ordures ! Pour le moment Mostaganem ne dispose d’aucun CET, alors où jeter les ordures, à la mer, c’est interdit. Dans la forêt, c’est encore plus grave ! Dans des décharges sauvages, impossible, alors trouvez-moi une solution ! Il ne vous échappe pas et j’insiste là-dessus, que l’Etat a consenti d’énormes efforts pour la réalisation dans chaque wilaya et selon son importance, pas un CET, mais quatre à cinq et ce depuis des années, mais à Mostaganem, nous n’avons rien vu venir. Et pour nous, c’est le problème N°1 car il y va de la santé publique, ce qui nous incite encore plus à redoubler d’efforts pour ne pas laisser la ville crouler sous les immondices, car il s’agit de notre ville, nous y habitons, nous y vivons, nous ne fuyons pas nos responsabilités et nous sommes les premiers appelés à y faire face même avec le système ‘’D’’. Ouest-Info : Parlez-nous un peu du projet futuriste de l’Oued Ain-Sefra que certains considèrent comme projet séduisant mais irréalisable, une chimère ? Le Maire : Oui parce qu’on en a trop parlé peut-être, sans aller jusqu’au bout ! Mais moi j’y tiens. C’est un rêve réalisable et nous ferons tout pour qu’il soit concrétisé. Personnellement, j’ai assisté à toutes les propositions des différents bureaux d’études algériens et étrangers dont des Espagnols, des Italiens et Sud-Coréens. C’est vrai les maquettes présentées à l’aspect futuriste nous laissent, rêver, mais ce qu’il faut savoir, dans ce genre d’études, les choses avancent par étape et non en une seule fois, il faut tenir compte des priorités et de certaines urgences. Ouest-Info : Par exemple ? Le Maire : D’abord, il faut procéder par étape, à savoir, le curage de l’Oued, ensuite il faut le sécuriser et prévenir les inondations, comme tout un chacun sait, la ville de Mostaganem n’est pas à l’abri d’une nouvelle catastrophe naturelle qui pourrait se produire dans dix, vingt ou trente ans, elle a été déjà frappée par deux fois et la dernière en date en 1927. Donc, les risques sont là. Un Oued qui n’est pas sécurisé finira par déborder et créera à lui seul, un lit d’eau qui charriera tout sur son passage et l’exemple le plus édifiant est celui de Bab El-Oued à Alger. Les conséquences étaient catastrophiques. C’est vrai l’aménagement de ce Oued nous parait comme un rêve, mais cela nécessite beaucoup voire énormément d’argent, malheureusement je dirai qu’on ‘’ est un peu mal tombés’’, la conjoncture actuelle du pays ne permet pas d’aller dans l’immédiat, vers des projets qui nécessitent la mobilisation de beaucoup d’argent, mais plutôt vers des projets prioritaires. Aujourd’hui, si vous me demandez de choisir entre l’aménagement de l’Oued d’Ain-Sefra et un CET, nous opterons sans difficulté pour le CET, c’est une priorité absolue. Donc, nous sommes appelés à faire la part des choses tout en étant pragmatiques dans l’évaluation des situations successives. Ouest-Info : Vous avez déjà procédé à une opération de curage au cours du mois de Ramadhan ? Le Maire : Bien entendu, nous l’avons fait, mais comment ? Nous n’avons pas besoin de vous dire ce qu’il y avait en dessous des ‘’trois ponts’’. L’incivisme des citoyens y est pour beaucoup dans cette image hideuse de l’Oued et le spectacle désolant qu’il offre au visiteur. Nous vous citons un exemple : au moment où les ouvriers de la commune descendaient en bas pour curer, des sachets pleins d’ordures fusaient de partout jetés à partir des fenêtres de l’immeuble surplombant l’Oued. C’est une habitude chez ces habitants, au lieu de faire descendre les poubelles jusqu’au bas de l’immeuble et les déposer à l’endroit choisi pour la collecte des ordures ménagères, ils préfèrent les lancer de leurs balcons, c’est plus facile et moins fatigant pour eux. Et pour preuve, les quantités retirées de l’Oued sont terrifiantes et les vidéos sont là pour les montrer. C’est navrant mais c’est ainsi. Le citoyen qui se plaint des odeurs dégagées par l’Oued, en est la première cause. Ouest-Info : Pour revenir à l’aménagement, lors de la présentation des études, une maquette a-t-elle été retenue ou attirée particulièrement votre attention et si c’est le cas, laquelle ? Le Maire : C’est vrai, nous avons assisté à la présentation, mais je ne pense pas qu’une maquette avait été retenue en définitif, mais ce que je peux dire par contre, de belles choses ont été proposées, et les Sud-Coréens nous ont fait vraiment rêver par le travail présenté, un projet futuriste digne des grandes métropoles occidentales. Vous savez que dans d’autres pays les ordures ménagères produisent de l’énergie en dehors du recyclage et de la récupération. Plus de 50% de l’énergie produite à Istanbul provient de la décharge des ordures ménagères de la ville, c’st dire l’importance des nouvelles technologies. Ouest-Info : Les habitants des quartiers El-Houria et El-Arssa vous interpellent sur les risques que présente et pour les automobilistes et pour les piétons l’intersection jouxtant l’école primaire. Que pouvez-vous leur dire ? Le Maire : S’il s’agit de la portion, vous avez raison, elle pose un vrai problème et ne régule rien, je pense que nous pouvons prendre ce problème en charge. D’ailleurs nous avons un projet d’aménagement de l’axe routier d’Ain-Sefra à partir des trois-ponts jusqu’à l’intersection où nous avons installés les feux tricolores et nous ne voyons pas de problème d’élargir l’aménagement jusqu’à cette intersection dont vous parlez, je crois qu’il n’y aura aucun problème. Ouest-Info : C’est toute une opération qui est inscrite pour cet axe routier alors? Le Maire : Bien entendu, comme vous deviez le constater, cet axe est totalement dégradé, et puis il y a les risques d’éboulement de terre, il n’y a pas de trottoirs et par dessus tout, c’est un axe très fréquenté où la circulation est de plus en plus dense. C’est pour palier à ces problèmes que nous avons décidé de réaliser un mur de protection pour empêcher tout éboulement de terre sur la chaussée, d’aménager une aire de stationnement pour les taxis en profondeur avec une vois d’évitement pour libérer l’axe central de la chaussée, ainsi que la mise en place d’arrêts de bus parce que les citoyens se sont beaucoup plaints du fait que cette ligne n’est pas desservie par les bus de l’ETUM. Donc nous allons crée une ligne de bus de façon à permettre aux clients du marché d’Ain-Sefra de prendre le bus juste à côté. Pour votre information, les travaux vont être lancés incessamment. Ouest-Info : Un dernier mot peut-être ? Le Maire : Vous voyez, nous sommes en train d’installer les feux tricolores un peu partout, même dans les quartiers retirés de manière à réguler la circulation et éviter les encombrements, la pose de tapis ainsi que d’autres opérations d’aménagement. Mais tous les efforts consentis s’ils ne trouvent pas appui chez le citoyen, rien n’arrivera à point. Pour ce, je lance un appel à tous les citoyens de respecter leur ville avant tout, de la préserver et d’en être des acteurs actifs et dynamiques pour hisser notre ville à la place qui lui sied, car Mostaganem mérite plus et mieux. Merci à Ouest-Info de suivre l’actualité locale pour informer son lectorat.

The JA Teline IV Interview: Barack Obama

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