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Ouest-Info

Djamel Ould Abbès : "Le président Bouteflika ne se précipite jamais dans sa prise des décisions"

Le secrétaire général du parti FLN, Djamel Ould Abbès, qui poursuit sa « tournée des popotes » à travers le pays se trouvait samedi à Tamanrasset pour y rencontrer les élus et cadres des partis pour les entretenir de la situation politique du pays et de la cuisine interne du parti. Dans ce qui semble être une allusion à l’élection présidentielle de 2019, le patron du FLN , explique que « le président Bouteflika ne se précipite pas dans la prise de ses décision. Il prend en considération le contexte, le climat , les circonstances avant de trancher en dernier ressort ». Faut-il en déduire à travers les propos sibyllins d’Ould Abbès que le président Bouteflika est toujours en phase de maturation de sa décision avant d’annoncer son choix définitif pour 2019 ? Parlant de la situation aux frontières du sud du pays, le chef du FLN a encore mis en évidence la menace terroriste, expliquant que « l’Agérie reste toujours ciblée ». Que l’ANP, à laquelle il rend hommage, continue de faire « admirablement son travail de défense des frontières du pays, sous l’autorité du ministre de la Défense et chef suprême des forces armées, le président Abdelaziz Bouteflika » Djamel Ould Abbès revient également sur le travail de bilan et d’évaluation qui est en train d’être fait par une commission technique du FLN qui doit produire un document final sur ce qui a été réalisé « depuis l’arrivée du président Bouteflika aux affaires en 1999 ». Ce n’est qu’après l’achèvement de ce travail que se tiendra la session ordinaire du Comité central du parti, assure Ould Abbès sans toutefois avancer une quelconque date. Au passage, il égrènera, chiffres à l’appui, la part des investissements dont a bénéficié la wilaya de Tamanrasset, en matière d’infrastructure dans les domaines de l’habitat, l’enseignement, la santé, les routes. « Rien que pour le logement, Tamanrasset a eu droit à 251.742 logements, toutes formules confondues et 1107 infrastructures soclaires entre écoles primaires, collèges et lycées », a-t-il illustré. Et de poser cette question : quel est ce pays qui a construit 4 millions de logements depuis 1999 pour loger 20 millions de citoyens en comptant une moyenne de 5 personnes par logement ? » Ould Abbès parlera aussi de quantités de gaz de schiste enfouies dans le sous-sol de la wilaya, annonçant par ailleurs que le Premier ministre lancera prochainement le chantier du transfert de gaz naturel de Ain Salah à Tamanrasset. r.n

Dangers de l’Internet : appel à être vigilants à l’égard des produits d’information destinés aux enfants

Les participants à une journée de sensibilisation sur "les dangers de l’Internet", tenue jeudi à Ouargla, ont appelé à être "très vigilants" à l’égard des produits d’information présentés à l’enfant, via l’Internet et la télévision, car constituant un facteur direct d’influence de son comportement. Le chef de la brigade de protection des personnes vulnérables à la sûreté de wilaya d’Ouargla, le lieutenant Rachid Chabano, a averti des risques véhiculés par les programmes et produits d’information destinés aux enfants via l’Internet, dont les enfants représentent 77% des internautes, car constituant, à défaut de contrôle, un danger psychologique sur l’enfant pouvant engendrer une source de stress, de violence et de propension à la glisser vers le monde de la criminalité. Le lieutenant Chabano a expliqué que "les gestes et mots déplacés que reçoivent les enfants surfant sur la toile, dans des endroits et salles loin du contrôle des parents, à travers les discussions sur Internet avec des inconnus, peuvent conduire au crime, en exposant l’enfant à l’exploitation sexuelle." L’officier a expliqué, qu’outre le "chantage exercé sur l’enfant en usant de ses données personnelles, la victime sera soumise aux exigences de cybercriminels de leur fournir, sous l’effet de menaces, des informations sur leurs proches et leurs familles et en l’obligeant à commettre des forfaits de vol, de délestage de bijoux ou encore de trafic de drogue." Le commissaire de Police Hafed Bouabda a, de son côté, estimé que la cybercriminalité, qui va s’accroissant de 2013 au premier trimestre de 2018, cible notamment la frange féminine. aps

Mohamed Aissa : L'Etat combattra les idées sectaires visant la discorde

Le ministre des Affaires religieuses et Wakfs, Mohamed Aissa, a affirmé, lundi à Relizane, que l'Etat combattra les "idées sectaires visant à semer la discorde et à diviser la société" en l'éloignant de la Sunna et de la Djamaâ (Communauté). "Une école supposée suivre la voie des ancêtres de la nation, véhicule depuis quelques jours, une pensée d'exclusion réduisant l'appartenance à la Sunna et à la Djamaâ à ses adeptes seulement", a déploré le ministre lors de l'ouverture des travaux du sixième colloque international sur le soufisme organisée sous le slogan "L'éducation spirituelle et son rôle dans la promotion de la paix". "L'Etat fera face à ces idées déviées et la loi sera appliquée contre de telles pratiques et leurs auteurs, afin de ne pas les laisser s'introduire dans les écoles, les mosquées et les universités et, par conséquent, empêcher l'effusion du sang des Algériens", a averti Mohamed Aissa. "Les mosquées, les zaouias et les écoles coraniques sont appelées à oeuvrer pour promouvoir la paix, instaurée en Algérie après des années de violence et de terrorisme grâce aux sacrifices des forces de sécurité et des citoyens et à la faveur de la politique de réconciliation nationale adoptée par le Président de la République prônant la paix, l'amour et le respect de l'Autre et le rejet de la classification, de la stigmatisation et de l'exclusion introduites de l'étranger dans la société algérienne", a souligné le ministre. "Le rôle de l'éducation spirituelle dans la promotion de la paix et la lutte contre la violence se poursuit depuis l'avènement de l'Islam, à travers le refus des premiers appels au Takfir et à l'exclusion à l'époque des Mouâtazila et ensuite du chiisme qualifiant d'hérétiques le reste de la Oumma et portant atteinte aux compagnons du prophète (QSSSL) et à ses épouses", a souligné le ministre. Les Algériens, a affirmé, dans ce sens Mohamed Aissa, "sont fiers d'appartenir à la Sunna et à la Djamaâ qu'ils suivent jalousement, sont attachés à la préservation de l'unité de la Oumma musulmane loin du sectarisme et de l'exclusion et ne peuvent en aucun cas se convertir au chiisme comme le souhaitent certains". Le ministre a mis en garde contre "le danger futur pour les musulmans qui est à craindre, après l'anéantissement de la sinistre organisation "Daech" qui reste un pur produit de laboratoires étrangers à desseins politiques", à savoir le danger de "sombrer dans le matérialisme et la culture de consommation qui commencent à faire rechigner certaines nations les contraignant à faire des concessions majeures dans l'intention d'éviter une détérioration de leur niveau de vie". r.n

FONCTIONNEMENT DE L'AMBASSADE D'ALGERIE A MADRID : Echange d'accusations entre le député Belmeddah et le porte-parole du MAE

Les querelles byzantines entre le représentant de la communauté nationale à l’étranger, le député de la Zone IV, Nourreddine Belmeddah, installé en Espagne et le Ministère des Affaires étrangères (MAE) par la voix de son porte Parole, Benali Cherif , qui ont éclaté ces derniers mois au grand jour se sont caractérisées par des déclarations croisées avec comme fond, des échanges d’accusations réciproques à propos de « la bureaucratie qui sévit à l’ambassade d’Algérie en Espagne », déclaration attribuée au député Belmeddah sur le fonctionnement de l’institution diplomatique en terre ibérique. Ces querelles, auraient même dépassé le cadre d’un conflit, exposant parait-il, le député à une «enquête de la part des services de sécurité, suite à ses déclarations jugées mensongères et calomnieuses » concernant plusieurs dossiers en relation avec la représentation diplomatique de l’Algérie en Espagne, selon ce qui a été rapporté en date du 12 Mars 2018, par le journal électronique Dernière Minute Algérie (DMA). En réaction aux « déclarations » du porte-parole du MAE, le parlementaire rendra la « politesse », en soutenant que le cadre du MAE «privilégierait son amitié avec l’ambassadrice de l’Algérie en Espagne avant les coutumes diplomatiques », selon ce même organe qui a rapporté également qu’un post aurait été publié puis retiré de la page Facebook du député Belmeddah, lequel «aurait promis de répondre au directeur de la communication du MAE ». Les choses allant en s’envenimant, il serait même jeté un doute sur « l’ascension estimée fulgurante » du député Nourreddine Belmeddah ainsi que sur la validité de son diplôme de Master dans une université en Espagne » pour se présenter aux élections législatives, alors que « celui-ci n’aurait jamais fait des études en la matière », est-il encore rapporté par cette même voix. Mieux encore, est-il-ajouté, « le député Belmeddah serait parti clandestinement en Espagne en 2001, avant de régulariser quelques mois après sa situation d’une manière complètement obscure». Sauf qu’à cette histoire qui n’a pas encore livré tous se tenants et aboutissants, vient se greffer une autre affaire entre ce député Belmeddah et un autre personnage, Meziane Nourreddine, en l’occurrence, ancien représentant des Enfants de Moudjahidines (ONEM) à Alicante, actuellement représentant du Parti TAJ dans cette ville espagnole, relative celle là à une affaire de diffamations, dont serait l’auteur ce dernier. Une plainte, apprend-on, aurait été même déposée devant la justice près le tribunal Sidi M’hamad à Alger, contre de Meziane Nourreddine par le député Belmeddah, suite à des déclarations qui remontent à l’année 2015, faites dans un quotidien national arabophone algérien, et dans lesquels ce dernier serait qualifié de « beznassi» en manipulant à sa « guise la gestion des finances consacrées aux transferts des membres de la communauté algérienne décédés en Espagne». Des propos que réfutera Mr Belmeddah, en qualifiant les déclarations de Meziane Nourreddine de calomnies et de mensonges. Pour sa part, ce dernier, Meziane Nourreddine, interrogé par notre organe à ce propos, rétorquera qu’effectivement il a fait des déclarations au journal arabophone en question, mais que « ses propos ont été déformés par le journaliste Daoud A., auteur de l’article », ajoutant que « plusieurs énigmes entourent cette affaire, dont il risque d’ être une victime, pour la simple raison que le quotidien en question, aurait manipulé son entretien pour une affaire de règlement de compte entre ce journal et le FLN, dont était issu le député Belmeddah, avant de passer sous les couleurs de l’ANR ». Voulant étayer ses arguments, Meziane Nourreddine, soulève plusieurs questions : « d’abord je n’ai jamais cité le qualificatif de Beznassi pour citer le député Belmeddah, de plus je n’ai en aucun cas, déclaré qu’il manipulait frauduleusement l’argent destiné au rapatriement des corps des membres de la communauté algérienne décédée à l’étranger ». Et de faire cette remarque : « comment expliquer que dans l’article paru sur ce journal, a été publiée la photo de l’ex SG du FLN, Mr Saïdani, alors que l’objet de mon entretien, avait porté sur les droits des ayants droits et le projet d’une unité de soins en ophtalmologie à l’initiative d’un groupe d’hommes d’affaires algériens et ce au côté d’autres préoccupations telles que les conditions de vie des émigrés algériens, le dossier de l’émigration clandestine, etc…? ». Autant de questions, que soulève aujourd’hui, Meziane Nourreddine, lequel s’interrogera sur le pourquoi de cette attaque en justice en 2018, soit plus de trois ans après, alors que l’affaire remonte à 2015, dira-t-il, du temps où j’ai été son directeur de campagne pour les élections parlementaires ». Notre interlocuteur estime que « s’il y a réellement conflit, il existerait exclusivement entre le Ministère des Affaires étrangères et Mr Belmeddah à propos de sa déclaration faisant allusion à la « bureaucratie qui sévit à l’ambassade d’Algérie en Espagne ». Avant de conclure, Meziane Nourreddine confiera « qu’il a été destinataire de la convocation de justice à son adresse natale en Algérie, alors qu’il est résidant en Espagne et ce pendant que le député Belmeddah, annonce son adresse au parlement », avant de rajouter qu’il avait fait par le passé de menaces de la part de ce député, et que par réserve, il n’avait pas donné suite à ces menaces». Ceci dit, il va sans dire que le feuilleton ne connaitra pas pour l’heure son épilogue, tant que les cotés obscurs qui l’entou rent, ne sont pas révélés. Karim Bennacef

Doctrine militaire : L’ANP va expliquer son refus de l'interventionnisme

L’Armée nationale populaire (ANP) va organiser, demain lundi, un important colloque sur un thème inédit qu’est «la doctrine militaire de la révolution de novembre 1954» au foyer national de l’ANP à Béni- Messous, à Alger. Présidé par le chef d’état-major, Vice -ministre de la Défense, le général Ahmed Gaid Salah, ce rendez-vous devrait, selon un communiqué du MDN, traiter des principes fondamentaux de la guerre de libération et analyser ses choix stratégiques en mettant en relief les aspects qui la différencie avec d’autres révolutions. Mais au-delà de cette volonté de revisiter l’une des plus belles révolutions au monde, le ministère de la défense nationale voudrait sans doute couper court aux débat sur l’opportunité ou pas pour l’armée algérienne de sortir au-delà de des frontières pour aller traquer l’hydre terroriste. En effet des voix de plus en plus audibles parmi les acteurs politiques mais aussi des experts du domaine, estiment que l’armée algérienne ne devrait pas rester prisonnière d’une doctrine dépassée par les évènements et les enjeux et les nouvelles menaces sécuritaires. Ces voix pensent que la meilleure défense c’est précisément l’attaque, notamment dans la région du Sahel où les forces de l’ANP sont massées en grand nombre depuis plusieurs années pour assurer la sécurité du pays tout au long de cette longue frontière poreuse où sévissent des groupes terroristes djihadistes mais aussi des marchands de la drogue et des narcotrafiquants. C’est dire que les experts et les professeurs invités demain, devront faire le tour de la question. Il est par ailleurs possible que ce colloque, premier du genre, serve d’exposé des motifs à la doctrine de la défense nationale fondée sur la non intervention des forces de l’ANP, pour trancher un débat il est vrai inspiré même de l’autre côté de la méditerranée où l’on souhaite entrainer l’ANP dans le marécage du Sahel.

L’ EX PRESIDENT DE LA COUR INTERNATIONALE DE JUSTICE de la Haye, MOHAMED BEJAOUI, A OUEST-INFO : « L'Algérie ne manque ni d'hommes, ni de moyens, ni de ressources pour son développement »

De notre bureau à Paris Y.Houmad Avant de présider le Conseil constitutionnel depuis 20023, Mohamed Bejaoui4 a été président de la Cour internationale de justice en 1993 et président de la Commission de Surveillance de l’élection présidentielle du 15 avril 1999. Durant la guerre d'Algérie, M. Bedjaoui a été conseiller juridique du FLN et du gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA). Il figurait aussi parmi la délégation algérienne lors des négociations d’Evian. Il est nommé ministre des Affaires étrangères du 1er mai 2005 au 4 juin 2007.. Avant cela, il a occupé un poste ministériel durant la période 1964-1971. Il était ministre de la Justice, garde des Sceaux. Après avoir quitté le gouvernement, il a été désigné ambassadeur en France, auprès de l’Unesco et de l’ONU (1971-1979). Né dans une famille modeste en 19292, Mohamed Bejaoui a vu le jour à Sidi Bel Abbès, à l’Ouest du pays. Orphelin à quatre ans, il n’a pas eu la chance de connaître son père décédé en 1933. Il fut nommé ambassadeur, représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à New York jusqu’à 1982. Durant cette période, outre celui d’être vice-président du Conseil des Nations unies pour la Namibie et président du Groupe de contact pour Chypre, Mohamed Bejaoui a été coprésident de la Commission d’enquête des Nations unies en Iran pour la libération des diplomates américains retenus en otages à Téhéran (1980). Titulaire de plusieurs diplômes, M. Bejaoui a été juge à la Cour internationale de justice de La Haye pendant près de vingt ans (1982-2001), puis président de Chambre (1984-1986) et président de la Cour (1994-1997). Mohamed Bedjaoui est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages qui font autorité en droit international, Il a également rédigé près de 300 articles portant sur les matières de droit international public, contribuant à améliorer le droit constitutionnel, le droit d’arbitrage commercial international et les sciences politiques. M Mohamed Bejaoui a également occupé divers postes durant sa carrière prolifique, avec entre autres, Conseiller juridique du F.L.N., puis du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), 1956-1962, Expert de la délégation algérienne aux négociations d’Evian et de Lugrin pour l’indépendance de l’Algérie (1961-1962), Directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale constituante à Alger (1962), Secrétaire général du gouvernement (Alger 1962-1964), Ministre de la Justice, garde des Sceaux (Alger 1964-1970), Doyen de la Faculté de droit d’Alger (1964-1965), Ambassadeur d'Algérie en France (1970-1979), Délégué permanent de l’Algérie auprès de l’UNESCO (1971-1979), Ambassadeur, Représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies à New York (1979-1982), Président du Groupe des 77 à New York (1981–1982), Coprésident de la commission d’enquête des Nations unies en Iran pour la libération des diplomates américains retenus en otages à Téhéran (1980), Membre de la Commission du droit international, Nations unies, (1965-1982) et rapporteur spécial sur « la succession d’États dans les matières autres que les traités » (13 rapports de 1967 à 1981), Expert juridique des Nations unies à la conférence des plénipotentiaires à Vienne sur la convention sur la succession d’États en matière de biens, dettes et archives d’État, 1983, Juge à la Cour internationale de justice de La Haye pendant près de vingt ans (19 mars 1982-20 septembre 2001) : président de Chambre (1984-1986) ; président de la Cour (1994-1997), Membre du Comité international de bioéthique (CIB) de l’Unesco (1993-2000), Président de la Commission juridique de la Conférence générale de l’UNESCO (2003), Président de la Commission financière et administrative de l’UNESCO (2004, Président du Conseil constitutionnel d’Algérie (2002 -2005) et Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères d’Algérie (2005 -2007). Il est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine dont les travaux ont commencé le 4 mars 2009. Contacté pour une interview, M. Mohamed Bejaoui, a bien voulu répondre aux questions de notre envoyée spéciale Yamina Houmad. Ecoutons-le ; Ouest Info : Parlez-nous de votre riche parcours ? Mohamed Bedjaoui : Je suis d'une génération qui a vécu la transition entre la fin du colonialisme dans mon pays et les débuts de l'indépendance. C'était par nature une époque riche en évènements, en défis et en problèmes. Il fallait les affronter, s'y mesurer et faire le pari de réussir. La richesse de ce parcours doit sans doute beaucoup à l'homme qui l'entreprend, mais sûrement encore plus aux circonstances, au hasard des évènements qui l'imposent. Il suffit alors de savoir saisir les occasions. Notre génération s'était engagée pour l'indépendance et pour la dignité. Nous avons lutté et nous avons gagné. Mais aucun de nous n'était préparé pour l'exercice du pouvoir. Nous nous sommes improvisés qui ceci, qui cela. Dans l'enthousiasme. C'était l'ivresse des responsabilités. Le parcours était riche de réalisations. Accomplissements heureux pour le pays, pour le peuple. Mais il était également riche en difficultés. Nous les avons vaincues par notre fierté d'œuvrer pour l'indépendance. O.I. : Vous avez été le premier magistrat algérien, arabe et africain à siéger à la Cour Internationale de Justice de La Haye. Qu'avez-vous ressenti à l'annonce de cette nomination? M.B. : Je voudrais rectifier. Il y eut à la Cour Internationale de Justice, née en 1946, des magistrats d'origine arabe et africaine. La Cour juge uniquement les Etats. Elle est composée de quinze magistrats de nationalités diverses. Les quinze juges sont élus par les Nations Unies pour neuf ans renouvelables. Pour être élu, il faut disposer de la majorité des voix des Etats composant les deux organes principaux de l'ONU : l'Assemblée générale et le Conseil de sécurité. J'ai été élu et réélu trois fois. La première fois en mars 1982. La Cour élit tous les trois ans son Président. J'ai eu l'honneur d'être élu président de la Cour en 1994 à l’unanimité des quinze membres composant la Cour. C'étai là une grande satisfaction pour moi. Car dans une telle élection entre juristes internationaux, l'appartenance à un pays ne compte pas, seule compte la compétence et les qualités personnelles. Je suis le premier Algérien, le premier arabe à avoir été Président de la Cour internationale de justice. O.I. : Voulez-vous nous en parler davantage de la Cour? M.B. : La fonction de président de la Cour fait de son titulaire le premier magistrat du monde. Il n'existe pas de tribunal au-dessus de la Cour Internationale de Justice. Le Président dirige la Cour internationale de justice, préside ses réunions et délibérations, contrôle le greffe, organise les sessions, dirige les audiences publiques, prononce les jugements (arrêts). Je rappelle que nous jugeons seulement les Etats. Ils sont nos seuls plaideurs. Nous tranchons en conséquence des affaires d'Etats, des affaires de haute importance concernant la paix, les relations interétatiques, les frontières maritimes ou terrestres, tous les conflits entre Etats...Sur le plan protocolaire, le Président est privilégié en cette qualité, je passais partout avant les Ministres. A la Cour, je recevais Chefs d'Etat ou Ministres venus à la Haye soit comme représentants d'Etats en procès contre d'autres d'Etats, soit en visite de courtoisie. Mes années de présidence furent, pour moi, heureuses et pour la Cour bénéfiques. Notre décision relative à la " licéité de l'emploi de l'arme nucléaire" a fait date... O.I. : Que faites-vous actuellement ? M.B. : Je suis à la retraite, mais j'ai l'impression d'être plus occupé que jamais. Tout d'abord, je demeure ce que j'ai toujours été, un juriste, un conseiller juridique, que des Etats continuent encore de consulter aujourd'hui, quand ils ont des problèmes avec d'autres Etats. J'ai ainsi tenté d'entamer une discrète médiation sur le conflit toujours latent, et fort dangereux entre le Qatar et les Emirats arabes unis, l'Arabie, l'Egypte et Bahreïn. Aujourd'hui, je suis beaucoup plus engagé, par les conseils juridiques que je donne à une partie qui me l'a demandé, dans un malheureux conflit entre deux Etats d'Amérique du Sud. Les questions juridiques que posent les migrations humaines d'Afrique vers l'Europe m'interpellent aussi...Et puis, quand mes fonctions épisodiques de conseiller juridique m'en laissent le temps, j'écris et je publie. J'avais publié nombre d'ouvrages juridiques, une bonne douzaine, je crois, en droit international. Maintenant, je me tourne plutôt vers la politique, mais dans son expression en forme de "Mémoires", donc tournée avant tout vers le passé. C'est ainsi que j'ai publié il y a deux ans un livre relatant la chronique de mes neuf années comme Ambassadeur de mon pays à Paris ("En mission extraordinaire. Carnet d'un Ambassadeur d'Algérie en France, 1970-1979", édite à Alger par Casbah Editions et à Paris par l'Harmattan.) Je continue cette année à livrer au public ce genre de "Mémoires", en publiant à Alger chez Chihab-Edition un ouvrage que j'ai intitulé : " Une Révolution à hauteur d'homme" et qui se rapporte à notre guerre de libération nationale. Au fond; quand j'y réfléchis, je m'aperçois que durant toute ma vie, deux phénomènes se sont agités disputés en moi-même : la politique et le juridique. Quand je faisais de la politique, j'avais la nostalgie de mes chères études juridiques et vice-versa. C'est un peu le fil directeur de mes 89 ans... O.I. : Quel regard portez-vous sur la diplomatie algérienne actuelle? M.B : Vous savez, la diplomatie d'un Etat est généralement le reflet et l'expression de la situation interne et externe de cet Etat. Chaque Etat joue la politique de ses moyens. Il ne peut pas à l'évidence jouer la politique d'un grand alors qu'il ne l'est pas, ni celle d'un Etat riche s'il ne l'est pas. Ce sont les "conditions" internes et externes de l'Etat qui orientent et même commandent sa diplomatie. Mais, le propre de l'Algérie est qu'elle s'est inscrite en faux contre ses "conditions" pourtant évidentes. Et cela est d'une originalité exceptionnelle. C'est pendant sa guerre de libération nationale qu'elle a forgé les grands axes permanents de sa diplomatie, alors même qu'elle n'était pas en mesure de remplir les "conditions "exigées pour réussir sa politique étrangère. Elle ne disposait même pas de son indépendance. Sa diplomatie « musclée », fondée sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, a été portée haut et résonnait dans tous les forums internationaux. L'Algérie était déjà écoutée, alors qu'elle n'était même pas encore indépendante...C'est cette même politique extérieure, à la fois vigoureuse et présente partout que l'Algérie à continuer de mener après son indépendance. La particularité de cette diplomatie est qu'elle ne se bornait pas à défendre les intérêts nationaux du peuple, ce qui eût été déjà légitime, elle exprimait une haute vision de justice et de liberté pour tous les peuples de la planète. Elle moralisait les relations internationales. Elle luttait pour un monde meilleur et plus juste. Songez, par exemple, à la bataille internationale de l'Algérie pour l'avènement d'un "Nouvel ordre économique international", dans les années 70-80. Plus simplement encore, pensez aux efforts réussis de l'Algérie pour éviter une guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, en obtenant la libération des "otages américains" de Téhéran...Savez-vous que la plus grande puissance du monde, les Etats-Unis de Nixon et de son Secrétaire d'Etat Henry Kissinger ne dédaignait nullement de consulter l'Algérie sur certaines questions internationales? Savez-vous que lorsque Kissinger se rendait au Moyen-Orient, il ne négligeait pas de faire une escale algérienne préalable pour consulter son homologue Bouteflika? La relation humaine jouait. Mais il y avait aussi la permanence des principes de justice et de liberté pour tous les hommes de la planète que l'Algérie à toujours su incarner et faire vouloir dans une diplomatie ouverte. Je viens de dire "permanence des principes". Oui, l'Algérie d'aujourd'hui continue de mener ses batailles comme l'Algérie d'hier. Notre monde a bien sûr beaucoup changé. Mais pas en mieux ! Bien des peuples souffrent et les principes fondamentaux de justice et de liberté sont gravement bafoués. L'Algérie s'applique de son mieux, malgré bien des difficultés à donner sens et vérité à sa diplomatie. O.I. : La consécration de l’identité nationale dans sa triple composante islamique, arabe et amazighe est le fruit des efforts consentis par le président de la République ces dernières années pour la promotion de la langue et de la culture amazighe. Quel est votre sentiment à ce sujet ? M.B. : Le même que celui que vous venez d'exprimer. On ne peut pas longtemps ignorer la réalité, ou la travestir. On ne peut gommer nos origines. Qu'étions-nous avant l'Islam et l'Arabité ? Sommes-nous nés seulement au VII e VIII siècles sur une terre vierge accueillant l’islam et l'Arabité? Le plus simple bon sens vous donne la réponse : nous étions berbères. Mais pour des raisons historiques complexes, nos débuts d'indépendance avaient bâti une conception de notre identité réduite à l'arabo-islamisme. Il fallait alors beaucoup de courage et d'habilité politique, et aussi sans doute de patience pour faire prévaloir le simple bon sens dont je viens de parler. C'est à présent chose faite après plusieurs années d'efforts comme vous l'avez si bien-dit. Le couronnement aura été, ces tous derniers temps, l'adoption surprise de "Yennayer" comme jour de l'An officiel. C'était, de la part du Chef de l'Etat, l'expression pleinement réussie de l'habileté politique pour la consécration définitive d'un acte politique majeur. Il reste au peuple algérien à faire l'effort quoi qu'il puisse coûter, pour faire de "l'éducation nationale", le secteur le plus important, le plus stratégique et le plus spectaculaire, pour permettre à tous de maitriser, entièrement et pleinement l'usage effectif des deux langues officielles de la nation, l'arabe et l'amazighe, sans oublier l'enrichissement véritable constitué par les langues étrangères. C'est là le primat des primats. C'est là, un programme d'une envergure exceptionnelle pour la réussite duquel il ne faut pas hésiter à payer tout le prix, car il ne s'agit ni plus ni moins que de semer l'éducation et la culture pour récolter le développement et la démocratie. O.I. : Un mot pour l'Algérie ? M.B. : Oui. Au soir déjà bien avancé, de ma vie, faite par l'Algérie pour l'Algérie, j'éprouve un sentiment d'amour et de regret. D'amour d'abord, d'amour pour ce pays dont le peuple possède la noblesse de savoir lutter vaillamment contre les coups du sort et de toujours défendre courageusement les belles causes. De regret ensuite, de regret pour n'avoir personnellement pas su donner davantage à mon pays. Cette touche de regret persistant s'attenue dans mon cœur quand je songe que l'Algérie ne manque ni d'hommes, ni de moyens, ni de ressources pour poursuivre son combat et assurer l’avenir prospère et heureux qu'elle mérite.

Fête nationale de la Grèce : Le Président Bouteflika félicite son homologue

Le Président de la République Abdelaziz Bouteflika a adressé un message de félicitations au président de la présidence hellénique, Prokopios V. Pavlopoulos à l'occasion de la fête nationale de son pays, l'assurant de ne ménager aucun effort dans la voie du renforcement des relations unissant les deux pays. "Il m'est agréable, au moment où votre pays célèbre sa fête nationale, de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens ainsi qu'en mon nom personnel, nos chaleureuses félicitations auxquelles je joins mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vous-même, de progrès et de prospérité pour le peuple grec ami", a écrit le Président Bouteflika dans son message. "Je saisis cette agréable opportunité pour former le vœu que les relations privilégiées et mutuellement avantageuses qui existent entre nos deux pays puissent se développer davantage à l'avenir", a ajouté le chef de l'Etat. "Je tiens à vous assurer que je ne ménagerai aucun effort dans la voie du renforcement des relations qui unissent nos deux pays et nos deux peuples amis", a conclu le Président de la République. r.n

Les immondices ternissent l’attrait de la ville : La face cachée de l’iceberg !

Même s’il faut admettre que des efforts sont déployés pare les pouvoirs publics en matière d’entretien des artères et quartiers de la ville, il n’en demeure pas moins, que des points noirs subsistent fortement, ternissant l’attrait d’une agglomération ayant été classée dans un passé encore vivace, parmi l’une des plus belles villes du bassin méditerranéen. C’est la face cachée de l’iceberg, qui voue tous efforts à l’échec d’avoir une ville qui respire la propreté et l’hygiène. Par : Riad B Et pour cause, nombre de quartiers de la cité éponyme de Sidi El Houari croulent malheureusement de nos jours sous des amas d’ordures ménagères et autres déchets, qui empestent l’air. La désolation, est, en certains endroits et lieux, on ne peut plus flagrante, notamment au centre ville d’Oran où l’odorat devance la vue de plusieurs mètres des lieux d’amoncellements de toutes sortes de détritus obstruant trottoirs et/ou voie publique. Les exemples sont légions. Le pain rassis éparpillé sur le liquide visqueux dégoulinant des ordures, qui s’entasse au coin des boulevards et des rues agresse le regard du plus imperturbable. La couche visqueuse recouvrant le sol au même titre que les menus déchets, qui demeurent après le passage de la collecte des ordures, constituent un lieu grandement propice de reproduction d’insectes de diverses espèces. La prolifération des rats également, à la faveur de cette répugnante dégradation, qui a enlaidi les jadis belles artères, à l’exemple de l’avenue Cheikh Larbi Tebessi (ex-Loubet) de la rue Mohamed Khémisti (ex-Alsace Lorraine) ou encore la prestigieuse voute séculaire des Arcades, représentant tout un pan de l’histoire contemporaine de la ville, suscite un grand pincement au cœur aux oranais. Les habitants de ces rues affirment à l’unanimité être confrontés à une invasion de rongeurs. «Le spectacle est terrifiant, le soir notamment, pour le badaud non averti, qui emprunte le passage Empire, reliant la rue des Aurès à celle de Mohamed Khémisti. Des rats à la morphologie impressionnante courent dans tous les sens et représentent un danger pour les locataires des immeubles situés à l’intérieur de ce passage et ses abords immédiats » a déploré avec dépit un habitant de ces lieux avant de renchérir « l’absence d’une véritable prise en charge à long terme a contribué à l’installation de cette situation de déliquescence ». Des déclarations similaires ont été formulées par d’autres locataires d’immeubles situés au centre ville, plus particulièrement ceux des abords des marchés Jean Kraft, Michelet et la Bastille, dont les appartements sont embaumés par la puanteur dégagée par les amoncèlements de déchets et d’ordures ménagères. Même la nouvelle ville d’El Akid Lotfi, n’est plus épargnée par les amoncellements d’ordures et la prolifération des rats, qui semblent y vaoir trouvé un terreau favorable. Il faut dire que celle qui a inspiré, dans un passé encore vivace, de prestigieux paroliers, poètes et romanciers, s’effrite insidieusement comme une peau de chagrin et ce, dans une absence collective de conscience. Ce triste constat est encore pire pour les quartiers et la banlieue d’Oran où la décrépitude, poussée à son summum par l’incivisme, s’impose allègrement dans les paysages. La badauderie ne s’épanouit plus, comme ce fut un temps, sur l’avenue Loubet, qui a constitué une véritable source d’inspiration dans la confection des cartes postales en souvenir d’Oran. Son blason, qui n’avait rien à envier aux grandes métropoles du Vieux continent, se ternit au fil des jours. Le slogan « pour une ville propre » placardé en évidence sur les camions de la collecte des ordures ménagères, semble sonner creux devant la choquante réalité. « C’est scandaleux ! Cela fait des lustres que nous avons tiré la sonnette d’alarme, en sollicitant l’intervention des responsables concernés à travers des requêtes. Hormis de piètres opérations de badigeonnage ou de démoustication, rien de concret n’a été entrepris pour tenter de juguler la dégradation de l’environnement de notre lieu de résidence. La solution de cet épineux problème est à rechercher à la source, en profondeur, la façade vient après. Si cela s’avère nécessaire, nous devons calquer les schémas des métropoles étrangères avec lesquelles nous avons a conclu des accords de jumelages » a commenté, vraisemblablement outré, un vieux riverain du quartier de Michelet. Nombre d’autres habitants du centre ville ont reconnu en revanche qu’une partie de la responsabilité dans la déchéance de la ville, est à mettre à l’actif des actes d’incivisme de la part de certains citoyens inconscients. « Il suffit tout simplement de dépoussiérer les lois sanctionnant ces infractions et les décréter pour tenter d’endiguer l’apocalyptique enlaidissement de notre ville » ont-ils fait remarquer. En résumé les responsabilités sont ainsi partagées.

Benmeradi avoue que les marchandises importées entre 2006 et 2017 ne répondaient pas aux critères

Le ministre du Commerce, Mohamed Bemeradi a jeté aujourd’hui un autre pavé dans la marre en révélant devant les députés que la majorité des marchandises importées entre 2016 et 2017 ne répondait tout simplement pas aux critères exigés. Profitant de de sa présentation du projet modifiant et complétant la loi N°09-09 relative à la protection du consommateur et la répression de la fraude, le ministre a expliqué que c’est sur la base de ce constat de non-conformité que ces produits ont été versés provisoirement dans la liste noire. Par ailleurs, M. Benmeradi a souligné avoir proposé dans la nouvelle mouture du projet, la réduction de la durée de cessation temporaire de l’activité ou la fermeture administrative des entreprises et des fonds de commerce de 30 à 15 jours. Cela dit, le ministre n’a pas précisé si les auteurs et les complices de ces forfaitures, voire ces crimes économiques, ont été sanctionnés ou non, en ce sens que le pays a perdu des millions de dollars dans ces importations frauduleuses qui ont fait le bonheur des gros bras. R.N

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