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Ouest-Info

FLN : Purge au sein du BP

Djamel Ould Abbes a annoncé ce mercredi 30 mai un profond remaniement du bureau politique du FLN. Le chef de l’ex-parti unique ne s’est pas contenté d’un simple changement. Il s’est tout simplement séparé de 15 membres du BP. Quatre membres ont survécu à cette purge : Ahmed Boumehdi, Mahmoud Guemam, Leila Tayeb et Bendaida Saïd. Lors d’une rencontre tenue ce mercredi après-midi, au siège de son parti à Hydra sur les hauteurs d’Alger, Ould Abbes ne s’est étalé sur les raisons de ce changement. Il s’est par contre contenté d’insister sur le fait que la décision a été prise « en consultation avec les hautes autorités du pays », une manière pour lui de barrer la route à une éventuelle fronde. En revenant à la nouvelle composante du BP, on remarque que le SG du FLN s’est débarrassé de ses opposants. Selon des indiscrétions, plusieurs désormais ex-membres du BP avaient donné leur aval pour signer une pétition pour le départ d’Ould Abbes et la convocation d’un comité central extraordinaire. Ces militants exclus ont payé donc les frais de ce choix. Ould Abbas a pris le soin de s’entourer de militants « fidèles». Cela lui permettra peut-être d’exécuter sa feuille de route et notamment de reporter encore une fois la réunion du comité central, qui est annoncée pour le mois de juin. Le SG du FLN a par ailleurs expliqué les changements au BP par le souci d’appliquer le slogan du 10e congrès qui est « Renouveau et rajeunissement ». Sauf que sur sa liste il n’y a qu’un seul jeune. Un argument qui ne tient pas la route puisque le patron du FLN a fait appel à d’anciens cadres de l’État Lors de son intervention, Ould Abbes a encore une fois « noyé » la question essentielle de la rencontre qui était l’annonce de la nouvelle composante du bureau politique pour parler du président de la République. Il a décrit Bouteflika comme la « pièce maitresse » de la victoire du FLN aux dernières élections locales et législatives. Dévier de la ligne politique tracée par Bouteflika, serait « aller vers l’inconnu», selon lui. TSA

Abdelwahid Temmar : "10 cas s'ajoutent aux listes des bénéficiaires de logements et d'aides de l'Etat "

Le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville, Abdelwahid Temmar, a annoncé lundi à Alger que son département laissera dorénavant bénéficier des aides directes de l'Etat les 10 cas de demandeurs de logements et d'aides financières. Les cas fixés dans la note circulaire n 1 du 8 avril 2018, modifiant et complétant la circulaire du 16 octobre 2014, concernent les personnes qui n'ont pas la pleine propriété d'un immeuble à usage d'habitation ou d'un terrain à bâtir et n'ont pas bénéficié des différentes formules de logements ou d'aides publiques. Selon le ministre, la circulaire n0 1 concerne "l'exclusion -à titre exceptionnel- de certaines catégories de bénéficiaires du contrôle positif dans le fichier national du logement et d'autres règles de référence". Le ministre a déclaré que les rapports des services de contrôle ont été pris en compte concernant le degré d'éligibilité des demandeurs. Il s'agit de dix cas, en l'occurrence le cas d'un immeuble édifié dans l'indivision, de propriétaire de terrain dans l'indivision sur une superficie inférieure ou égale à 70 m², des propriétaires d'un terrain indivis à travers les 19 wilayas du nord (superficie n'excédant pas 120 m² pour les communes se trouvant au chef lieu de la wilaya et 150 m² pour le reste des communes), outre des propriétaires indivisaires d'une quote-part dont la superficie est inférieure ou égale à 200 m² pour les autres wilayas. La note circulaire concerne les propriétaires d'un terrain à bâtir ou d'un immeuble à usage d'habitation par voie de donation issues exclusivement de leurs parents, à condition de présenter "l'acte de révocation de la donation" à établir devant un notaire avant de s'inscrire aux programmes de logements totalement ou partiellement aidés par l'Etat. Il s'agit également des demandeurs propriétaires ou locataires de logements exigus dont la superficie est inférieure ou égale à 50m². Dans ce cas, il faut compléter le dossier par une expédition de l'acte de propriété pour le propriétaire et un bail de location pour le locataire du logement public. En cas de difficultés pour définir la superficie, il sera procédé à l'établissement d'un rapport par un expert du cadastre. Le demandeur supportera les frais qui en découlent. La note concerne aussi la catégorie des demandeurs ayant agi comme mandataires des ayant droits pour l'obtention d'une aide financière accordée pour la restauration d'un logement endommagé suite à une catastrophe naturelle. Il s'agit des décisions d'octroi des aides établies par le wali et enregistrées au nom du bénéficiaire non propriétaire du logement endommagé et qui agira seulement en tant que mandataire au profit des ayant droits. La demande étant acceptée dans le cas où la qualité du mandataire est dûment justifiée selon trois cas. Ces cas exigent des documents à produire par chaque demandeur pour en justifier qu'ils n'ont pas bénéficié d'une aide. Il s'agit du propriétaire survivant (délivrance d'un acte de propriété et d'une attestation notariale justifiant que le mandataire a utilisé l'aide financière pour la restauration du bien en question), le cas du décès (acte de propriété, une frédha et un mandat notarié pour agir au nom des héritiers), et le cas du propriétaire sans titre (une attestation à délivrer par le président de l'APC justifiant que le souscripteur ayant bénéficié d'une aide de l'Etat n'est pas propriétaire d'un bien). Le sixième cas concerne les demandeurs qui occupent un logement de fonction ou d'astreinte où le demandeur doit demander une attestation auprès de l'employeur public, gérant du logement, et qui confirme le caractère du logement et de son incessibilité. Transfert de l'aide aux héritiers et au conjoint dans les cas de décès Quant au septième cas relatif au décès du demandeur du logement, il sera procédé au transfert légal de l'aide aux héritiers si les actes sont notariés et publiés. A défaut d'actes et si le bénéficiaire est marié, l'aide sera transférée au conjoint. Si le bénéficiaire n'est pas marié, un délai de 3 mois est accordé aux héritiers pour donner une proposition (approuvée par une commission ad hoc de wilaya) d'indemnisation du défunt et sera éligible pour bénéficier de l'aide. A défaut de proposition, l'aide sera annulée. La circulaire englobe aussi le bénéficiaire d'une aide financière et les demandeurs d'aide pour la réalisation d'un logement rural et dont les demandes ont été rejetées pour défaut de permis de construire. Dans ce cas, l'intéressé doit délivrer une attestation à remettre par le président de l'APC ayant signé ce permis et atteste que le permis de construire a été délivré pour un terrain vacant destiné pour la construction d'un logement rural. Il a été décidé accorder l'accès pour chaque citoyen ayant déjà obtenu une aide financière ne dépassant pas 300.000 DA et n'ont pas bénéficié auparavant d'un logement ou d'un terrain à bâtir. Il sera procédé également à l'estimation du revenu lors de l'examen de la demande de cette aide par les Collectivités locales ou le promoteur immobilier dans le cadre de la location-vente. Le directeur du logement ou le chef de daïra territorialement compétent procède à l'établissement d'une attestation justificative portant la date de dépôt du dossier. Pour déterminer cette aide, il est tenu en compte seulement le niveau des revenus actualisés dès le dépôt de la demande d'octroi de l'aide au niveau de la Caisse nationale du logement. Selon le premier responsable du secteur, ces cas peuvent être élargis à travers la création au niveau de l'administration centrale d'une commission chargée du recensement et de l'examen des cas qui peuvent être introduits dans ce circulaire tout en apportant les explications nécessaires pour toutes questions relatives au mécanisme de contrôle. Le ministre a souligné que la commission examinera toutes les propositions. Si des dysfonctionnements sont enregistrés, ils seront corrigés, à travers la proposition de modifications. aps

L’Algérie s’apprête à expulser 105 terroristes maliens

L'Algérie s’apprête à expulser 105 terroristes maliens qui ont été arrêtés, jugés et condamnés par la justice pour des actes liés à l’activité terroriste, rapporte lundi le quotidien national el Watan citant une source sécuritaire. Ces terroristes maliens "ont été arrêtés dans cinq wilayas du Sud du pays et faisaient partie d'un vaste réseau chargé de la mise en place d'une base-arrière sur le territoire algérien pour les groupes armés activant au Nord du Mali, notamment Ançar Eddine qui avaient pour mission de créer de nombreuses cellules sur le territoire algérien et en faire une base-arrière à leurs activités terroristes", ajoute le quotidien El Watan. Ces terroristes "sont en rétention administrative et ne peuvent être reconduits à la frontière en raison de leur statut de personnes dangereuses qui doivent être rapatriées sous bonne escorte", précise-t-on de même source. Selon El Watan, l’Algérie "est obligée de les rapatrier par avion jusqu’à Bamako, après concertation avec les autorités consulaires maliennes à Alger", affirmant que "la décision de les renvoyer au Mali a été prise dans le cadre de la convention d’entraide judiciaire algéro-malienne". Le plus grand nombre de ces terroristes, parmi lesquels figurent des responsables connus et recherchés pour leurs activités criminelles dans la région du Sahel, "ont été arrêtés dans les wilayas de Tamanrasset, Adrar, Illizi, Ghardaïa et Alger", explique le journal, ajoutant que "le démantèlement de ce réseau ayant été possible grâce à des informations fournies par des terroristes repentis qui activaient au nord du Mali". Le journal a rappelé que la région montagneuse de Tamanrasset qui partage une longue frontière avec le Mali "est confrontée au fléau de la contrebande et de l’immigration clandestine et du terrorisme". r.n

ORAN : Races d’urine retrouvées dans du jus « Cherbet » : Les bouteilles de plastique à l'index !

Par : Karim Bennacef Selon le Dr Boukhari, chef de service de la prévention auprès de la direction de la santé de la wilaya d’Oran, les services sanitaires de la wilaya d’Oran ont enregistré pas moins de 17 cas d’intoxications alimentaires durant la première semaine du mois Ramadan suite à la consommation de jus « Cherbet». Le fait en lui-même aurait été anodin, sauf qu’après analyse d’un échantillon de bouteilles de ce jus de couleur jaune, plus communément appelé « Cherbet » et vendu en vrac sur les marchés publics, il a été décelé la présence de traces d’urine et autres produits chimiques toxiques. Le chef de service de la prévention auprès de la direction de la santé est catégorique, la consommation de ces boissons dans des bouteilles d’eau minérale, est la première cause des d’intoxications enregistrées depuis le début du mois de Ramadan. Apparemment, il s’agit de bouteilles de récupération, dans lesquelles les revendeurs de boissons à l’étalage dans les souks ou dans les quartiers, s’en servent pour les proposer à la commercialisation. Il n’échappe à personne que souvent ces bouteilles en plastique sont utilisées par des individus pour assouvir leurs besoins urgents er qu’ils rejettent dans la nature. Le Dr Boukhari a appelé à la vigilance car ces jus sont proposés aux clients dans les différents commerces à Oran. Depuis quelques années, et plus particulièrement à chaque mois sacré du ramadhan, les consommateurs oranais, sont devenus très friands du jus «Cherbet», un produit rafraichissant et pas cher comparativement aux autres jus et boissons gazeuses. La frénésie s’est tellement emparée des consommateurs durant ce ramadhan et ceux passés, que l’heure précédant le F’tour, est devenue une véritable ruée vers ce jus «Cherbet». L’on s’échange les adresses de tel ou tel revendeur, on loue les vertus de tel nectar, et mieux encore, certains revendeurs, ont même eu la géniale idée de proposer plusieurs parfums de jus de Cherbet. Mais à chaque fois, c’est encore ce consommateur qui est le dindon de la farce, en se faisant rouler dans la farine par des commerçants véreux, qui profitent du manque d’effectifs dans les services de contrôle et parfois de leur relâchement. Et ecnore une fois, c’est la santé du citoyen qui est mise en danger, sans dire ce que cela coute à la sécurité sociale.

Education nationale : près de 600.000 candidats attendus lundi à l'examen du BEM

Près de 600.000 candidats sont attendus lundi pour passer l'examen du Brevet d'enseignement moyen (BEM) à travers le pays. Accompagnée d'une délégation de parlementaires et de partenaires sociaux, la ministre de l'Education nationale, Nouria Benghabrit procédera au lancement officiel des épreuves qui s'étaleront durant trois jours, à partir des wilayas de Laghouat et de Djelfa. Le nombre total des candidats à cet examen, dont les résultats seront affichés le 18 juin prochain, s'élève à 595.865 candidats, contre 566.221 l'année précédente, soit une hausse de 5,9%, selon les chiffres fournis par le ministère de l'Education nationale. Les élèves qui auront obtenu une moyenne égale ou supérieure à 10/20 accèderont automatiquement en classe de première année secondaire sur la base de la moyenne décrochée à l`examen national et celle de l`évaluation continue de l'année. Mme. Benghabrit avait affirmé, avril dernier, lors d'une conférence sur les préparatifs aux examens de fin de cycle (session 2018) que toutes les mesures étaient prises pour assurer le bon déroulement des examens scolaires nationaux, soulignant que la préoccupation majeure de son secteur était de réunir toutes les conditions aux candidats, notamment le transport aux élèves issus des régions enclavées. Dans ce sillage, la ministre a mis l'accent sur l'importance de réunir les conditions de sécurité pour ces épreuves, appelant tout un chacun "à faire preuve de vigilance et au respect scrupuleux des lois en vigueur en la matière". Plusieurs mesures ont été prises lors de la session précédente pour lutter contre la fraude, telles que la réduction du nombre des centres de conservation de sujets, l'installation de brouilleurs et de caméras de surveillance, l'interdiction d'entrée des véhicules dans les centres de déroulement, outre le refus d'entrée des retardataires et le retrait des téléphones portables et de tout moyen de communication à l'entrée du centre. Le ministère appelle les candidats à rejoindre les salles d'examen, au moins une demi-heure avant le début des épreuves. Pour la première fois, la ministre de l'Education a émis une instruction qui préconise d'éviter les visites officielles aux centres d'examens et qui sont destinées à la supervision de l'ouverture des enveloppes contenant les sujets des épreuves, et ce sécuriser les examens et pour ne pas déstabiliser les candidats en vue de faire obstacle au phénomène d'utilisation de petits objets de technologies de communication pour diffuser les sujets des examens sur les réseaux sociaux, dès les premiers instants suivant leur distribution dans le centre d'examens. Par ailleurs, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a mobilisé 12.000 agents pour la sécurisation des épreuves du brevet d'enseignement moyen (BEM). L'Office national des examens et concours de Kouba à Alger (ONEC), de même que l'Office régional de Batna, seront soumis à la surveillance par le biais du Centre de commandement et de contrôle CCC) à travers la mobilisation de 32 caméras pour les besoins de surveillance des salles de conservation des sujets des épreuves. Aussi, l'activité du Service central de lutte contre les crimes liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC) sera réactivée à cet effet. Des brouilleurs seront mis à la disposition du ministère de l'Education nationale pour éviter toute fraude dans les épreuves. Le Commandement général de la Gendarmerie nationale (GN) a mis en place un dispositif sécuritaire spécial pour sécuriser le déroulement des examens de fin de l’année scolaire 2018 (primaire, moyen et secondaire), en coordination avec le ministère de l'Education nationale, et ce à travers la sécurisation des centres d’examens et leurs alentours, qui se situent dans le territoire de compétence de la gendarmerie nationale, l’escorte et la protection de l’opération de distribution des sujets d’examens, à partir des directions de l’éducation à destination des centres d’examens. Ce plan consiste aussi à garantir la protection et l’escorte des sujets d’examens transportés par avion au profit des centres d’examens qui se trouvent dans les régions du sud et le grand-sud, la sécurisation et le transport des feuilles de réponses à partir des centres des examens aux directions de l’éducation et des directions de l’éducation aux centres de correction. La DGSN a également mis en place un dispositif opérationnel spécial qui verra la mobilisation de 40.000 agents d'intervention, 2.111 ambulances et 1.363 camions anti-incendie, pour veiller à la sécurité des candidats et des encadreurs lors des épreuves nationales. Pour rappel, le taux de réussite à l'examen du Brevet d'enseignement moyen (BEM), pour la session juin 2017 a été estimé à 56,33% aps

NOURIA BENGHABRIT : "Aucune intention, ni orientation vers la suppression du BEM"

La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, a affirmé lundi à Laghouat, qu’il n’y avait aucune intention ni orientation vers une annulation des examens nationaux. "Il n’y a aucune intention ni orientation vers une annulation des examens nationaux, notamment le Brevet d’enseignement moyen, tel que rapporté par des médias", assuré M. Benghabrit, précisant à ce propos qu’il a été seulement question de "débats en commissions pédagogiques sur l’évaluation et la qualité du système d’enseignement, notamment de fin de cycle primaire et secondaire". "Ces questions sont du ressort du secteur de l’Education et il n’a nullement été question d’annulation, ni d’orientation, ni même de réflexion actuellement sur une annulation des examens nationaux, notamment le BEM qui sépare deux étapes", a-t-elle tenu à souligner, en marge de la cérémonie d’ouverture des plis des sujets de langue arable du BEM. "C’est la commission mise en place au niveau du secteur qui se charge de la mise en œuvre et de l’opération d’évaluation liée à la qualité des sujets et aux voies de leur amélioration, notamment pour ce qui est du baccalauréat, et les débats sont engagés et se poursuivent avec le partenaire social sur la question, avant d’arriver à des solutions qui seront soulevées au Gouvernement", a-t-elle expliqué. "Quoiqu’il en soit, le secteur de l’Education nationale n’a aucune prérogative d’annulation d’un examen national", a encore précisé Mme Benghabrit. La ministre de l’Education nationale a donné lundi le coup d’envoi officiel des examens du Brevet d’enseignement moyen depuis le lycée "El-Moussalaha" au chef lieu de wilaya de Laghouat. Elle devra procéder à l’ouverture des sujets concernant les épreuves de l’après-midi au niveau de la wilaya de Djelfa. Au moins 595.865 candidats, en hausse de 5,9% par rapport à l’an dernier (566.221 candidats), sont concernés par cet examen qui s’étalera sur trois jours à travers 2.324 centres d’examen et dont les résultats seront affichés le 18 juin prochain, selon le ministère de l’Education nationale. aps

Cheikh Khaled Bentounes à Ouest-info : « Le vivre-ensemble fait partie de notre héritage culturel »

De notre bureau à Paris Y.Houmad En marge de cette cérémonie, Ouest-Info a sollicité Cheikh Khaled Bentounes, guide spirituel de la confrérie soufie Alawiyya, à laquelle est affiliée l'Association internationale soufie alawiya (AISA), initiatrice du projet du vivre ensemble en paix, pour une interview exclusive sur la portée de cette célébration. Ecoutons-le : Ouest-info : Vous vous êtes engagés pour la paix, quel est le moteur qui vous a poussé à cet engagement ? Cheikh Khaled Bentounes : Le moteur, il vient de loin. La première fois que j’ai pris connaissance avec cette notion de paix, c’est à travers la lecture des livres de mon arrière-grand-père, comment il y a un siècle, il voyait l’humanité, comment il l’a décrite. Je me suis dit, ce n’était pas possible, j’étais encore un jeune étudiant. Oui, philosophiquement, on pouvait parler de l’humanité et de la paix, mais elle ne se concrétisera jamais. Chemin faisant, cela m’a permis de réfléchir et d’agir et cette journée du vivre ensemble en paix, on la doit à ce qu’a écrit mon arrière-grand-père Cheikh Alawi, dans ses recherches philosophiques, il y a un siècle à Mostaganem. O.I. : Très bien, C’est un rêve qui se réalise, c’est la concrétisation après beaucoup de sacrifices, quel est votre ressenti ? C. K. B. : L’humanité est vivante et elle a répondu présent à notre initiative. Des représentants de tous les pays, de toutes les communautés (juifs, catholiques protestants, bouddhistes, musulmans,…) étaient présents et ont adhéré à notre initiative. La communauté internationale était présente. La décision de faire de cette journée, la journée internationale du vivre ensemble en paix a été adoptée à l’unanimité des 193 pays membres de l’ONU, il faut surtout lire les six articles de la décision, si on l’applique réellement, va peut-être nous permettre de changer notre condition, la condition du monde d’aujourd’hui, le système ne va plus, avec des injustices trop grandes, de grandes disparités des richesses, des pays détruits par des « tornades » alimentées par notre inertie et nos égoïsmes, avec des millions de gens jetés dans la rue, des migrants par millions. On n’a jamais vu cela, sauf lors des deux guerres mondiales. Où allons-nous ? Vers quel avenir ? O.I. : Etes-vous fier de cette consécration ? C. K. B. : Il n’est pas question de fierté, je suis serein et reconnaissant à tous ceux qui nous ont aidé à concrétiser cette initiative. O.I. : Et quel regard portez-vous justement sur le plan international par rapport à l’image qui est véhiculée d’un islam politisé ? C. K. B. : Eh, bien voilà, c’est une initiative, quand même, qui vient du monde musulman, d’un pays musulman, africain et arabe. C’est la seule ONG spirituelle aux Nations Unies qui a pu se battre et se battre vraiment avec les grands de ce monde, et les persuader que le chemin de la paix est le chemin qu’il fallait suivre. O.I. : Le président Bouteflika l’avait rappelé aujourd’hui dans un message aux algériens, suite à la concrétisation de votre initiative en décembre, l’Algérie fête donc la première édition du vivre-ensemble en paix, qu’en pensez-vous ? L’histoire vous retiendra ? C. K. B. : Bien sûr, l’histoire nous retiendra. Le président Bouteflika, que Dieu lui accorde longue vie, a écrit un message profond à tous les algériens, que le chemin de la concorde et de la réconciliation nous amène vers où, à reconstruire notre société du vivre-ensemble. C’est dans notre culture, c’est dans notre héritage, comme un trésor qui est sous nos pieds. Alors, oeuvrons, cherchons ce que nous ont laissé nos aïeux, nos ancêtres. Ils nous ont laissé une riche culture, ils nous ont laissé des traditions d’ouverture, d’universalité, ils nous ont laissé un savoir. Alors, pourquoi l’algérien vit aujourd’hui dans ce mal-être ? Parce qu’il ne se connait pas, parce qu’il ne connait pas ses racines, les racines de l’algérien, ce n’est pas la violence, les racines de l’algérien, ce n’est pas, non plus, le terrorisme, O.I. : Que devons faire justement ? C. K. B. : Resserrez les coudes, reprendre confiance en nous et passez à la deuxième phase, la culture, l’enseignement, car c’est dans les écoles que se forme l’esprit de demain, pour que nos enfants puissent construire leur avenir, l’un avec l’autre, pas l’un contre l’autre. O.I. : Tout en conservant l’islam de nos ancêtres, c’est bien cela ? C. K. B. : Quand on dit, conservant l’islam de nos ancêtres qu’est ce qu’on entend par là ? L’islam nous enseigne El Tawhid, l’Unité, si on n’a pas l’Unité ce ne sera qu’un islam de façade, il faut commencer par l’intériorité, il faut que cette unité se démontre, dans notre gestion du pays, elle se démontre dans la famille, dans la cellule familiale, on la voit dans nos villes, entre les élus et les citoyens, on la voit dans la société civile et l’entre-aide qu’elle peut apporter… O.I. : D’ailleurs, le président Bouteflika vient d’inaugurer un nouveau siège de la zaouia Belkaidia Hebria, est-ce pour vous une bonne démarche pour consolider les liens entre les algériens ? C. K. B. : Les zaouias ont transmis depuis des siècles un islam des lumières, qui a été, aujourd’hui, mis de côté en disant que c’est l’islam du charlatanisme, et là, il y a peut-être des charlatans qui ont profité de cela, mais, au fond, cet islam c’est l’islam authentique, c’est l’islam de la « Rahma Mohamedia », cette réalité existe, nous devons donc aujourd’hui l’enseigner dans nos universités, comment se fait-il que nous avons une chaire de l’Emir Abdelkader à l’université de droit d’ Alger et qu’on enseigne pas la pensée de l’Emir ? O.I. : A l’occasion du mois du ramadhan, quel message adressez-vous à la communauté musulmane et en particulier à la communauté algérienne, ici en France et ailleurs ? C. K. B.: D’abord, je leur adresse tous mes vœux de bonheur de prospérité, d’unité et de ce vivre ensemble et que Dieu préserve nos pays et surtout notre pays en particulier de la tourmente de la guerre, de la tourmente de la violence et qu’on puisse investir dans notre jeunesse, notre avenir et notre capital. Je veux dire aux parents, prenez conscience que votre capital, ce sont vos enfants, alors éduquez les dans la culture de la paix et du vivre ensemble. Merci Y.Houmad

ORAN : Chambre de l’Artisanat et des Métiers : La préparation de la "Calentica" proposée comme métier artisanal

La chambre d’artisanat et des métiers (CAM) d’Oran a proposé d’inclure la préparation du plat populaire "Calentica" comme activité artisanale au projet de nomenclature des métiers artisanaux en cours d’actualisation, a indiqué le directeur de la chambre. "Cette spécialité culinaire, source de revenus et de subsistance pour une large frange de la société oranaise a sa place parmi les plats populaires à introduire dans ce projet qui est entré en sa phase finale, avant de le soumettre aux parties compétentes en vue de son approbation", a ajouté Nouredine Mehtar-Tani. La préparation et la vente de la "Calentica" est une activité très répandue à Oran et dans les wilayas dans l’Ouest du pays où les commerces proposant ce plat culinaire se comptent par centaines et reste très demandé par les consommateurs de toutes les couches sociales, a relevé Mehtar-Tani. Au fil du temps, ce plat est devenu présent dans toutes les villes du pays sous diverses appellations et en diverses circonstances. On le désigne par "Garantita", "El Hami" et bien d'autres noms. A Mostaganem, par exemple, elle est incontournable sur la meïda du f’tour de ramadhan, alors que dans d’autres régions, même à Oran, elle disparait complètement du menu en ce mois sacré. Les échoppes et commerces qui la proposent se reconvertissent à d’autres créneaux plus rentables et plus demandés. "Calentica" trouve son origine de l'espagnol "Calientita" (toute chaude) qui dérive du mot "Caliente" qui signifie "chaud". Les amateurs de ce plat soulignent que cette préparation donne toute sa saveur quand elle est servie et consommée toute chaude "arrosée" de H’rissa et du cumin. Selon une légende, la "Calentica" aurait été inventée dans le fort de Santa Cruz, au 16ème siècle, par des militaires espagnols manquant de ressources alimentaires. Ils auraient mixé le reste de leur réserve de pois chiches avec de l’eau et de l’huile pour donner ce plat dont la renommée a dépassé les frontières. D’autres sources historiques parlent plutôt de prisonniers abandonnés sur les côtes oranaises par les espagnols. Ils n’avaient pour survivre que de la farine de pois chiches. Leur préparation avait donné cette fameuse "Calentica" qui a pu traverser les siècles pour devenir indissociable des habitudes culinaires des Algériens. Par ailleurs, la CAM d’Oran a proposé d’autres plats populaires faisant partie du terroir et de l’art culinaire national pour figurer dans la nomenclature des métiers artisanaux comme "Douara", "Dolma", "Berkoukes" et "Bekbouka".

Abdelghani Hamel : Renforcer le rapport entre l'institution sécuritaire et les médias pour améliorer la communication avec la société

Le Directeur général de la Sûreté nationale (SN), le général-major Abdelghani Hamel a mis en avant, mardi à Alger, la nécessité de renforcer et consolider le rapport entre l'institution sécuritaire et les différents médias pour l'amélioration les capacités de communication avec toutes les catégories de la société. "Le renforcement de ce rapport requiert une entraide harmonieuse entre les hommes de la police et l'ensemble des organes de la presse nationale en tant que condition à toute action, notamment si elle vise à servir la patrie et le citoyen", a précisé le Directeur général de la Sûreté nationale (SN) dans son intervention lors du séminaire national sur "La communication sécuritaire et son rôle dans le développement de la sensibilisation en matière de sécurité. Le général-major Hamel a affirmé que les progrès enregistrés en matière de communication institutionnelle au sein de la Sûreté nationale et les réalisations accomplies ont été concrétisés grâces aux efforts de tous les journalistes qui ont été un soutien fort et constant dans l'accompagnement de la Cellule de communication et de presse de la Sûreté nationale, les exhortant, à ce titre, à "poursuivre le travail avec la même détermination et persévérance pour l'accomplissement de cette noble mission", d'autant plus que "beaucoup de travail reste à faire", a-t-il dit. Le DGSN a réitéré, à cette occasion, "l'accompagnement de son secteur à tous les efforts consentis, à travers notamment tous les moyens et programmes du système de communication du corps de la police et qui sont à même de développer les aptitudes et consolider les capacités de communications avec toutes les catégories de la société", soulignant que cette démarche est en tête de ses préoccupations et au coeur de sa stratégie de communication. Pour sa part, le conférencier Hadir Mohamed a mis l'accent, dans sa communication intitulée "les Fake news sur les réseaux sociaux", sur la gravité de ce genre d'informations sur la stabilité de la société, expliquant qu'elles sont relayées sans s'assurer de leur source à des fins de propagande ou de gain facile sans aucun respect pour l'éthique journalistique". aps

Sidi Bel Abbès

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