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FAUX OU VRAIS MENDIANTS ? :Tous les moyens sont bons pour se faire de l’argent !

La mendicité, cet étrange fléau n’est plus dû à une indigence mais il relève plutôt de la perte de dignité qui est en train de gangréner une société progressivement déculturée par le nouveau colonialisme : la mondialisation. » Il y a des années, dans certains grands centres urbains à l’image de Sougueur, Frenda ou Ksar-Chellala, le nombre de mendiants, appartenant particulièrement au sexe masculin était connu de tous…Hélas ! Qu’en est-il aujourd’hui ? Ce ne sont plus les hommes qui s’adonnent à cette activité mais des femmes et des enfants en bas âge.En effet, la mendicité ne cesse de prendre des proportions alarmantes dans nos villes et autres villages et dans toutes les régions. Un autre visage de la misère (réelle ou simulée) qui détruit une grande partie de la population, dans un pays riche, cela paraît abominable ! Ces derniers temps, beaucoup de mendiants circulent dans cités et à travers les marchés hebdomadaires ou quotidiens, ils utilisent évidement ce stratagème pour éviter les sarcasmes des habitants de leurs villes ; dans les petits patelins et comme les gens se connaissent, contrairement aux grandes villes du pays, demander la charité dans la rue n'est guère une pratique courante chez les natifs de la région. Le phénomène de la mendicité est en progression alarmante même si on en parle rarement de ces souffrances de l’ombre. Dans les grandes agglomérations d’Algérie, le nombre de ces personnes qui s'adonnent à ce "métier" est énorme. En effet, presque tous les coins sont "envahis" par ces hommes, femmes et enfants, chacun d'eux s'invente une manière d'arracher un tant soit peu, des pièces de monnaie. De plus, l’activité ne se limite plus aux personnes âgées mais, souvent aux très jeunes, des adolescents ou presque, des deux sexes, se succèdent, dans leur passage et leur quête. Mal habillés, chétifs, leur état n'illustre guère de bonnes mines. Argent ou autres denrées, ces petits misérables acceptent tout ce qui leur est offert. D'une porte à une autre, leur marche infatigable les mène même vers les habitations les plus reculées. A cet âge-là, ces jeunes doivent se consacrer aux études et jouir de leurs tendres moments. Hélas, ce n'est point inscrit dans l'ordre des jours de leur vie morose. De l’avis de nombreux citoyens rencontrés, « ces mendiants qui sont en éternel déplacement d’une commune à l’autre ne sont guère dans le besoin. Ces dernier temps, beaucoup de gens ont débarqué dans ce milieu pour se faire de l’argent grâce à « ce métier.» D’ailleurs, lorsqu'on notre rédaction a tenté de savoir plus sur les opinions des uns et des autres concernant le phénomène de la mendicité, on a constaté que plusieurs personnes sont méfiantes vis-à-vis de ces « intrus ». Désormais, la mendicité semble avoir de beaux jours devant elle, voire des années…

FLAMBÉE DES PRIX ET RISQUES D’INTOXICATION : A 150 da le kilo, la pastèque défie la banane

Aujourd’hui, notre chère pastèque que chaque agriculteur propriétaire d’un lopin de terre pouvait cultiver, est en train de perdre du goût pour gagner en volume et en couleur. Un fruit, désormais passionnel mais à risques. En effet, sur le territoire de la wilaya de Tiaret ou ailleurs, la pastèque en fait partie et tient apparemment le haut du pavé.Plusieurs intoxications alimentaires dues à la consommation de pastèques ont été signalées, sans pour autant faire la manchette des journaux. Évoquer la culture de la pastèque, c’est également ouvrir grandes les portes d’un monde agricole en perte de vitesse partagé entre faux fellahs dopés aux subventions étatiques et d’authentiques agriculteurs, de père en fils, courant sur plusieurs générations. Pour rappel, des consommateurs de pastèques cultivées dans les communes longeant l’oued Abid ont été intoxiqués cet été, tout comme à Tiaret et d’autres coins du pays mais tant qu’il n’y a pas mort d’hommes ou une épidémie de choléra, on peut toujours manger une pastèque en priant qu’elle ne soit ni mazoutée ni irriguée avec des eaux usées ou dopées à des vitamines animales et qu’elle n’ait pas le goût d’une citrouille. Seulement, voilà, cette année, avec les mesures d’austérité, le brave consommateur ne peut même plus se permettre de s’offrir une intoxication « à la pastèque » puisque les prix de ce cucurbitacée défraie actuellement la chronique en affichant plus de 120 Da pour la pastèque rouge et 150 pour le melon, toutes qualités confondues. Imaginons le père d’une famille nombreuse qui acquiert une pastèque pesant 10 kg. Le client débourse plus de 1000 da pour un fruit qu’il jettera souvent dans la poubelle puisque la « marchandise » n’est pas garantie, avec les nouvelles méthodes de greffe et d’irrigation dans les eaux suspectes, le recours au mazout pour donner plus de couleur au fruit. Enfin, et comme dit le proverbe : A chaque chose, malheur est bon : les citoyens rencontrés par notre rédaction n’ont pas manqué d’ironiser en nous conseillant d’insérer dans notre papier l’idée « d’ajouter la pastèque locale à la liste des médicaments acquis grâce au secours de la carte « Chiffa », ainsi, les couches démunies pourraient savourer les délices de la pastèque et celles du melon. »

PREMIER JOUR DE RAMADHAN : En dépit de la hausse des prix, rush des citoyens sur les étals

Il n’est pas étonnant que la vie des spéculateurs soit longue. En effet, le citoyen algérien vit l’ambiance du mois de Ramadan, mais dans son ventre. Témoins sont les nombreux étals qui sont pris d’assaut par les incorrigibles gros consommateurs en quête de produits de première nécessité à n’importe quel prix certains que le marché du Ramadhan sera toujours aussi torride d’une année à l’autre. Poulet, viandes ovine et bovine, riz, frik, pois-chiches … ce sont les différents produits les plus courtisés au niveau des marchés en ce moment et devenus traditionnellement indispensables durant le mois de Ramadan pour que le consommateur préfère s’en approvisionner d’avance sachant que les prix de toutes les victuailles se sont déjà enflammées. Ainsi, comme à chaque année et malgré les assurances des différents départements ministériels en charge de la régulation et du contrôle des prix et de l’Union générale des commerçants et artisans algériens de la disponibilité des produits de large consommation pendant le mois de Ramadan, du fait disent-ils que «nous sommes en pleine saison de récolte de différents produits», le citoyen, lui, préfère prendre ses précautions. «Chaque année, on ne cesse de nous promettre des prix abordables pendant le Ramadan mais la réalité est tout autre, affirme Z.N, un enseignant retraité.» Dès le début de ce mois sacré, les marchés affichent des prix vertigineux», estime un citoyen, en train de faire le plein de produits de première nécessité, rencontré au niveau du marché populaire du « Volani » pourtant réputé pour ses prix imbattables et son…insalubrité. Désormais, depuis déjà une semaine, c’est le rush habituel sur les différents étals notamment sur les produits à succès du mois de Ramadan en l’occurrence les incontournables épices, frik, pois chiches, pruneaux ou raisins secs. D’ailleurs ces derniers affichent déjà des prix très élevés. Ainsi le frik est vendu à plus de 200 DA le kilo ,idem pour les pois chiches. De leur côté, les pruneaux et les raisins secs, sont cédés entre 450 et 550 DA le kilo selon la qualité , dira le vendeur. La viande blanche dont le prix n’a pas dépassé les 220 Da avant est à 350 Da le kilo pour ne pas être en reste. Habitués à voir les prix de la volaille augmenter pendant le Ramadan, les citoyens font le stock chez eux. Cependant, de l’avis des clients, le prix du poulet est déjà «très cher». Pour le commerçant c’est le prix payé pour le poulet frais. La viande ovine qui était vendue à plus de 1400 DA le kilo ou moins dans certaines zones rurales et la viande bovine à 900 DA le kilo sont également des produits dont le prix est déjà en ascension en raison de la forte demande. Concernant les produits maraîchers comme l’oignon (30 DA), la tomate fraîche (120 DA), le poivron (100 DA), la pomme de terre (40 à 45 DA) ou la courgette à (80 DA), le consommateur est encore une fois pris au cou pour se faire la traditionnelle « chorba ». Enfin, d’aucuns s’interrogent, comment nos grands-parents ont-ils réussi à jeûner sans pruneaux de Santa Clara et sans viandes blanche ou rouge ? En fait, s’agit-il de jeuner correctement ou de s’empiffrer durant ce mois Sacré qu’est le ramadhan ?

CHANGEMENT RADICAL AU SEIN DE LA SOCIÉTÉ : Serait-il possible que nos plus antiques us et coutumes s’altèrent sous les coups de la ‘’mode’’ dictée par la parabole et l’Internet ? Certains bouleversements de notre quotidien traduisent aujourd’hui ce phénom

Serait-il possible que nos plus antiques us et coutumes s’altèrent sous les coups de la ‘’mode’’ dictée par la parabole et l’Internet ? Certains bouleversements de notre quotidien traduisent aujourd’hui ce phénomène du changement. En effet, prenons l’exemple du jeune à travers son évolution dans la société dans le dire et le faire ; avant, on souhaitait au jeûneur que Dieu accepte ton jeûne et pardonne tes péchés et non ‘’Saha F’tourek’’ pour louer le travail de la bedaine. On ne passait pas, non plus, le temps à jouer, soit aux dominos soit à des jeux diaboliquement intelligents diffusés sur le Net ou tout simplement à dormir « du goal au goal » comme on dit pour exprimer la durée mais on partageait le temps entre le travail et la prière suivie de recueillement. Et puis on n’était pas souvent en colère, agressifs et prêts à tabasser le compatriote pour le délester de son portefeuille, son portable ou seulement le vilipender pour un rien. Effectivement, aujourd’hui, il y a des gens qu’on ne reconnaît plus du jour au lendemain, car entre le mois de Chaâbane et celui de Ramadhan, il ya lieu de s’attendre à des surprises dans le comportement de jeûneurs : bonnes, mauvaises, bizarres ou insolites… c’est selon la personne. La transformation des gens s’effectue dès les premières heures du jeûne, au point où ils deviennent parfois méconnaissables par rapport à ce qu’ils ont été durant le reste de la période de l’année. Tandis que certains avouent qu’ils sont vaincus par cette épreuve, en l’absence de leurs alliés d’anti- stress à l’exemple de la caféine et la nicotine, d’autres n’ont pas la force de reconnaître leur incapacité à subir calmement les conditions de cette pratique pourtant sacrée mais à laquelle ils n’ont pas été bien préparés. Mis à part son aspect religieux qui se reflète dans un climat de recueillement, de prière et de solidarité, l’actuel Ramadhan (celui des temps modernes) est aussi à l’origine des comportements anormaux et typiquement ramadhanesques. Le premier jour du jeûne est connu pour être l’un des plus durs pour les jeûneurs qui doivent s’adapter à de nouvelles habitudes alimentaires. L’effet du jeûne commence à se manifester sous plusieurs formes et dès le premier jour. Pour les citoyens, le changement n’a pas tardé à se manifester dès le début du ramadhan : Disputes entre transporteurs et clients pour un problème de monnaie ; épiciers qui refusent de servir certains clients, des voisins qui en viennent aux mains à cause du jeu bruyant de leurs enfants…Et les exemples ne manquent pas pourvu qu’on se fasse remarquer en qualité de jeûneur, tel est le comportement de nombreux jeûneurs d’aujourd’hui. Il ne s’agit ici que d’exemples modèles et courants, car les animateurs de scènes de disputes et de violence font légion durant tout ce mois sacré. Au travail, dans la rue ou à la maison, aucun endroit ne déroge à ces mauvaises habitudes qui ne riment souvent pas avec les vraies valeurs religieuses de l’Islam mais que la société est rapidement arrivée à adopter grâce à l’évolution technologique soutenue par un certain laxisme affiché par tous les éducateurs concernés à commencer par les parents évidemment. Contrairement aux Musulmans qui renouent durant cette occasion avec les valeurs de la patience, de la solidarité et de la charité, qui remettent en question leur droiture, d’autres laissent libre cours à leur mauvaise humeur pour chercher la petite bête ou provoquer autrui en dépassant les limites ou en lui manquant de respect. Ainsi, les histoires d’agressivité, d’impatience ou de délire sont le lot de tous les jours. Contrairement aux femmes qui font généralement preuve de patience et de sérénité durant ce mois, les hommes se montrent particulièrement plus nerveux et moins patients. C’est ainsi que l’on rencontre des époux, de toutes les tranches d’âge qui aident leurs femmes dans la cuisine au moment du « ftour », chose qu’ils n’osaient jamais faire avant, d’autres qui critiquent les plats préparés par leurs femmes pour les réprimander, des hommes qui passent la plupart de leur journée à acheter n’importe quoi. Dans la rue, au marché, au travail, le nombre de disputes s’accroît drôlement. Pour un rien, les gens se mettent dans tous leurs états. Pour certains, c’est l’ambiance et le charme du ramadhan. Ces gens expriment leur (in)capacité de faire le jeûne, pour eux, on appelle cela « tuer » le temps dans l’attente de griller la première d’une série de cigarettes, un nouveau rituel qui va se prolonger jusqu’à l’heure du « Sahour »,le repas qui prépare la journée suivante. Enfin, la dernière est que nos enfants refusent de passer leurs examens finals durant le Ramadhan parce qu’ils sont incapables de le faire même avec tout ce qu’ils ont comme luxe aujourd’hui (climatisation, rafraichissants, alimentation variée, loisirs… ‘’Autres temps, autres mœurs’’ dit le vieux dicton.

JOURNÉE MONDIALE DE L’ENFANCE : Les enfants de Frenda font leur fête

A l’instar de tous les pays du monde, l’Algérie fête, chaque 1er juin de l’année et ce, depuis l’indépendance, la fête internationale des droits de l’enfant. Si d’aucuns arguent que les pouvoirs publics et la société n’ont rien fait concrètement pour cette frange de citoyens, toutes catégories confondues, d’autres rétorquent qu’au contraire aucun effort n’a été ménagé pour les encadrer, les aider et les protéger. Témoins sont les rencontres organisées par la majorité des municipalités de la wilaya et ce avec les associations caritatives en collaboration avec les autorités locales.Certes, une journée fêtée chaque 1er juin n’est jamais suffisante pour faire la joie à une enfance qui manque d’une prise en charge effective et de chaleur familiale, et qui exige beaucoup d’attention pour mener à bien sa vie. Beaucoup d’enfants, qu’ils soient sains ou handicapés, vivent des conditions défavorables et lancent un cri de détresse en direction des décideurs, les sollicitant à se pencher sur leur calvaire et leur réserver une vie digne et un avenir radieux. Mais, ne dit-on pas « qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire, selon un sage dicton. » A cet effet, et en partant de ce principe, les membres de l’association caritative de lutte contre les fléaux sociaux présidée par Mr Kechra A. se sont mobilisés pour offrir aux enfants de Frenda leur fête ce mercredi 1er juin 2016. C’est dans la salle commune de la bibliothèque « Jacques Berque » que les enfants de Frenda et leurs familles ont été conviés à suivre un riche programme culturel éducatif préétabli et bien concocté par les enfants eux-mêmes de certains établissements scolaires (primaire et moyen) . En présence des parents et des invités dont le docteur universitaire Mahmoudi A. ainsi que les autorités de la ville, les enfants des écoles « El Anasser » et « Beldjillali Habib » se sont dépensés pour plaire à l’assistance en la gratifiant d’un spectacle au contenu éducatif digne des grands. Le chant, le théâtre et l’anecdote ont tenu en haleine le nombreux public venu soutenir ces petits génies. Les interventions des responsables ont toutes versé dans des recommandations pour une meilleure prise en charge de l’enfance de cette grande ville. Outre ces activités, la cérémonie a surtout été parachevée par la remise de prix symboliques et autres attestation de participation aux écoliers participant à cette fête. L’association n’a pas failli à sa mission d’aide aux enfants en difficultés. Un aveugle récitant du saint Coran, en l’occurrence, Adjila A. a été récompensé pour les efforts déployés dans ses études. L’association a également profité de cette occasion en récompensant symboliquement la famille du militaire, le défunt Belila originaire de Frenda mort en service lors du crash d’un hélicoptère dans la zone de Reggane le 27 mars de l’année courante .De même que les deux fillettes Chaïmaâ et Nesrine , en âge d’être scolarisées, ont bénéficié, grâce à des bienfaiteurs en relation avec l’association, de deux fauteuils roulants neuf flambant, ceci pour leur permettre d’aller à l’école l’année prochaine. Enfin, l’hospitalité n’étant pas qu’un vain mot à Frenda, les participants à cette rencontre ont été invités à une modeste collation pour clore cette mémorable journée

SOLIDARITÉ RAMADHAN : 25.000 boites de lait pour les nourrissons

Au cours de cette semaine, une distribution de lait a touché plus de 600 bébés, l'opération initiée par le collectif du bureau local du CRA a concerné les nourrissons des communes les plus reculées en collaboration avec les associations humanitaires. Cette action de solidarité a permis la distribution de pas moins de 25000 packs de lait pour enfants et nourrissons. Dans le même chapitre qu’est celui de la solidarité-Ramadhan, mois de la Rahma et de la Piété, le même organisme a ouvert dix sept (17) restos ‘’Rahma’’ à travers toutes les communes de la wilaya.HamzaouiBenchohra

DÉJÀ LES VACANCES ! : Situation alarmante dans les maternités de la wilaya

Il semble que les maternités des hôpitaux de Sougueur, Frenda, Mahdia, Ksar chellala et Rahouia sont en vacances faisant fi de l’instruction ministérielle n°6 du 5 mai 2016 qui, apparemment n’a pas trouvé d’écho dans les structures hospitalières. C’st ce que nous avons constaté du moins, au cours de notre visite dans ces établissements de santé. En effet, les couloirs désertés, l’encadrement absent, anarchie totale, restent cependant ces patientes qui attendent des heures durant pur être prises en charge mais en vain. Au niveau de l’accueil, on peut disserter autant qu’on veut. Une honte ! A travers les différents services, on a cette fâcheuse impression du déjà vu et que le mot est véhiculé de bouche à oreille, chacun gère comme il l’entend et partout c’est kif-kif. Notre visite dans ces structure n’était au fait aucunement programmée, mais l’improvisation vous mène souvent à vivre certaines situations inimaginables et inadmissibles. Le personnel paramédical surtout ignore tout de ce qu’on appelle ‘’Humanisation de la relation médecin ou infirmier à patient’’. Aucune notion là-dessus, une formation qui manque cruellement d’assise solide dans la relation humaine. Lehasard a voulu que nous assistions à une histoire à dormir de bout, cela ne se passe que chez nous. Une femme habitante la commune de Ain-D’heb, admise pour l’accouchement à la maternité de Sougueur, se voit transférée sans aucun motif valable vers la maternité ‘’Zohra Ouari’’ de Tiaret. Trainée depuis trois jours d’une maternité à une autre parcourant ainsi des dizaines de kilomètres, la bonne femme a vécu le calvaire, elle n’en peut plus ! D’autant qu’en cette période, à l’approche de la saison estivale et de Ramadhan, les mesures et autres dispositifs sont automatiquement renforcés en moyens humains et matériels, malheureusement rien de tout cela. Le personnel déambule dans les vestibules et parfois à l’extérieur sans se soucier le moins du monde de leurs parturientes abandonnées à leur sort. Le degré de nonchalance et de négligence a atteint son paroxysme. Le mépris et l’arrogance affichés par les personnels en dit long sur l’irresponsabilité de ceux qui sont chargés de la gestion de ces structures. A Ksar Chellala, nous avons rencontré à la maternité, un nomade en compagnie de son épouse enceinte venue pour accoucher, elle orientée manu militari par l’agent de sécurité vers la maternité de Tiaret à 100 km de là. Les pauvres gens doivent parcourir toute cette distance sans être sûrs d’être pris en charge, une fois arrivés. A Mahdia, chef-lieu de daïra, ce quis e passe dans la maternité de Mahdia nous renseigne sur la déliquescence qui y prévaut. Un lieu transformé en un nid pour les pigeons, les équipements abandonnés, le seul agent recruté dans le cadre du filet social coincé sur une chaise roulante, accueille les nombreuses patientes qui arrivent désemparées pour leur donner le fameux jeton et leur demander de patienter en attendant leur tour ou de revenir demain tôt le matin. A Frenda, le visiteur ne croit pas ses yeux, la grande salle d’attente est pleine à craquer, la fatigue se lit sur les visages des mamans, dont la moitié est allongée sur le sol faute de chaises. Au service des urgences, les malades attendent parfois plus de quatre heures pour être examinées et encore. Pour les femmes enceintes aucune d’elles n’a le droit a des examens radiologiques et au prélèvement de sang pour les analyses. Un autre exemple qui nous laisse perplexes : Un couple qui arrive de très loin attend impatiemment son tour et après des heures, enfin un agent se pointe pour lui demander non pas d’entrer mais tout simplement de rentrer chez lui, à l’intérieur une dizaine de femmes dans une salle exiguë et délabrée qui attend de passer devant le médecin. De l’autre côté, on assiste à une scène digne du burlesque, une voix qui entonne ‘’ Les meilleurs Gynécologues sont à Tiaret, quittez ce lieu’’. Une vieille femme qui accompagnait sa fille pour accoucher éclate soudainement en sanglots, sa fille risque d’une minute à l’autre d’accoucher et rien n’est fait. Aucun médecin encore moins une infirmière pour l’apaiser, la consoler, la soulager de ses douleurs, rien… La ‘’Tchippa’’, ‘’El-Maârifa’’, le népotisme, font office de loi dans les maternités de la wilaya de Tiaret, gérées, selon nos informations par des personnes qui n’ont rien à voir avec le secteur de la santé. Toutes les parturientes après un bref séjour dans ces maternités, décident de quitter les lieux pour rejoindre la maternité du chef-lieu de wilaya par peur de perdre leurs progénitures ou de contracter elles-mêmes un virus nosocomial vu le manque d’hygiène et la saleté qui y règnent. A la maternité Zohra Ourai à Tiaret, nous avons rencontré le Directeur qui nous aimablement ouvert les portes de son bureau pour répondre à nos questions. Dans ce sens, nous lui avons fait part de ce que nous avons constaté dans les maternités de Sougueur, Frenda, Kasr Chellal et Mahdia, le responsable de la maternité nous a indiqué que la structure qu’il dirige est d’une capacité d’accueil de 109 lits, avec eb prime une liste d’attente pour l’admission de 219 patientes. Ces dernières arrivent souvent des daïras de la wilaya et des régions limitrophes à la wilaya. Et preuve, les chiffres des transferts sont effarants. Selon le Directeur de la maternité Zohra Ourai, 1154 transferts ont été effectués depuis quatre mois seulement, en moyenne de 35 accouchements par jour dont 14 césariennes et 04 interventions dites lourdes. Sur la même période, les services de la maternité Zohra Ourai, ont enregistré 26.965 analyses, 829 écographies et 10.640 consultations, sachant que l’établissement fonctionne en H24. Les autorités de la wilaya et particulièrement ceux qui sont à la tête du secteur de la santé, sont interpellées à plus d’un titre à l’effet de prendre le taureau par les cornes et de remettre les pendules à l’heure avant qu’il ne soit trop tard. La situation est alarmante.

SOUGUEUR AU RYTHME DE L’ANARCHIE ! : Les habitants réclament leurs trottoirs

Personne ne peut déterminer l’origine de cette nouvelle culture qui est celle de l’utilisation des espaces réservés exclusivement aux piétons soit par les commerçants, cafetiers ou restaurateurs qui en ont fait une extension de leurs locaux, soit par des citoyens privilégiés pour leurs voitures. Des voitures garées sur les allées réservées aux passants, cela n’existe que chez nous !? Pourtant, l’occupation du domaine public (trottoirs, places) par des commerçants doit répondre à des conditions fixées par l'autorité administrative qui est en charge de sa gestion, généralement l’APC ou la police de l’urbanisme. Ce qui est loin d’être le cas à travers la majorité des quartiers des plus importants centres urbains de Tiaret où, depuis quelques années, déjà les trottoirs sont occupés par diverses activités commerciales qui battent leur plein. Restaurateurs, ferblantiers, marchands de fruits et légumes, de cosmétiques, de vêtements, de produits électroménagers… y installent leurs marchandises compliquant ainsi la vie tant aux piétons qu’aux conducteurs de véhicules. Les premiers sont privés de leur espace vital, le trottoir, et les seconds de la chaussée. Les habitants de Sougueur s’interrogent d’ailleurs sur le mutisme de l’autorité publique face à cette véritable colonisation des trottoirs. En plus du mal que les passants trouvent pour circuler, ils sont perpétuellement exposés, surtout pour les plus jeunes, à des risques d’accidents lorsqu’ils se trouvent obligés de quitter le trottoir pour descendre sur le bitume et slalomer entre les voitures. Pis encore, les occupants de ces espaces s’arrogent même la “propriété” publique en plaçant des objets hétéroclites (caisses, chaises, bidons…) sur la chaussée comme pour interdire aux automobilistes de stationner. Cependant, tous les avis recueillis dans cette ville convergent vers un même souhait : que les autorités compétentes interviennent pour lutter contre ces resquilles nuisibles de certains commerçants afin de rétablir l’ordre et ne pas se laisser gagner par la loi de la jungle. Il est vrai que nos grandes villes (viles) et centres urbains suffoquent de plus en plus en raison du nombre des véhicules qui y circulent et dont un nombre important n’arrive pas à trouver de place où stationner. Cette situation a débouché sur le stationnement anarchique, qui s’est propagé un peu partout dans les grandes villes et leurs alentours. En dépit de la présence des agents du service de l’ordre, qui multiplient les P-V, la pose de sabots, la mise en fourrière, etc. en raison de l’importance du parc automobile actuel, d’un côté, et du manque crucial de parkings de l’autre. Se garer à Tiaret, Frenda ou Sougueur est devenu un véritable casse-tête pour les automobilistes, notamment devant certains lieux et administrations très fréquentés par le citoyen, tels que les établissements publics ou privés et autres services, où la densité humaine reste assez élevée. Aussi, après les parkings sauvages nés un peu partout ou ceux dits officiels, que les services publics et élus locaux semblent impuissants à éradiquer pour les premiers cités ou à récupérer pour les autres, voici venu le temps des trottoirs squattés ou carrément accaparés par des personnes à qui cela paraît tout à fait normal d’en jouir en toute liberté. ‘’ Trottoirs squattés par des commerçants au et au su de tous’’ D’autre part, ces premiers jours de Ramadhan, il faut également parler des trottoirs squattés par les commerçants, qui exposent leurs marchandises à l’extérieur comme bon leur semble, ne laissant très souvent qu’un passage très réduit aux passants, créant ainsi une gêne considérable et pour de potentiels clients et pour les simples citoyens de passage. C’est également la même chose en ce qui concerne les terrasses de café utilisées anarchiquement par leurs propriétaires ou gérants, qui ne se gênent pas du tout en s’accaparant toute la largeur du trottoir et ceux des rôtisseries, pizzerias, etc., qui, lorsqu’ils ne laissent pas leurs matériel ou marchandises dehors, monopolisent entièrement le passage qu’ils prennent même soin de couvrir d’une toiture métallique en élevant des murs sur les côtés, apportant, ainsi, une extension à leurs magasins, comme c’est le cas un peu partout, notamment dans les grandes cités et les exemples sont nombreux partout à travers les villes et même villages de la wilaya. Mais, il n’y a pas que les petits commerçants qui utilisent cette méthode hors-la-loi car bien de grands établissements, qui ont une relation, par exemple, avec le domaine de la construction, utilisent ces extensions pour stocker leurs «échantillons» de briques , faïences plinthes …en y installant des grilles autour des espaces libres réservés naturellement aux passants. D’ailleurs, rares sont les trottoirs que l’on peu trouver en partie ou entièrement libres, sans voitures garées. Cependant, il existe une autre catégorie de gens qui non seulement s’accaparent les trottoirs, mais carrément les utilisent pour y exercer leurs métiers. Il s’agit des mécaniciens et électriciens autos, réparateurs de radiateurs, ferronniers, menuisiers… En effet, tout automobiliste, qui a eu affaire à l’un de ces artisans- là, aura sans aucun doute remarqué qu’une grande majorité de mécaniciens interviennent directement pour réparer le véhicule en panne, en pleine rue, soit sur le trottoir, notamment lorsqu’il s’agit de remplacer une pièce mécanique, qui ne nécessite pas le démontage entier du moteur, à l’image des tambours, disques de freins, roulements, amortisseurs, etc…Mais, ce sont surtout les électriciens auto qui utilisent le plus cette méthode où il n’est pas rare de voir plusieurs véhicules à la fois, stationnant cote à cote et dont le capot est ouvert. Les électriciens vont ainsi d’une voiture à une autre pour effectuer les réparations. Généralement, ces électriciens n’ont pas de garages où ils peuvent, par exemple, recevoir au moins un véhicule, se contentant d’avoir un petit local qu’ils utilisent pour réparer les démarreurs, alternateurs ou toute autre pièce défaillante. On retrouve aussi les ferronniers, dont le gros du travail s’effectue à l’extérieur, soit à l’air libre, faute de place. Aussi, les portails, grilles, rampes d’escaliers de différentes formes et dimensions sont-ils confectionnés, très souvent, sur le trottoir. Idem pour les menuisiers dont certains, même, vernissent leurs meubles dehors sur le trottoir et les exemples sont nombreux. Enfin, il reste à souligner que même si le manque d’espace se fait sentir dans les grandes villes, la propriété de l’état doit être respectée.

A LA VEILLE DE RAMADHAN : Le poulet reprend son envol à 320 dinars le kg

Désormais, personne ne sait si la consommation des viandes fait partie de l’alimentation de la majorité des Algériens puisque les prix affichés sont pratiquement exorbitants. En effet, qu’elle soit blanche ou bien rouge, tout produit caché derrière terme « viande » est devenu chez nous un véritable luxe, vu son prix très élevé. Les citoyens assistent alors impuissants à cette augmentation, sans pouvoir y changer grand-chose. La viande bovine et ovine valse entre des prix exorbitants. 1.300 Da le kilo de bœuf désossé et jusqu’à 1.400 Da le kilo de veau. «Une viande d’excellente qualité», vous diront les bouchers des grands centres de Tiaret, Mahdia, Sougueur, Frenda et où la consommation de ce produit était à son summum il n’y a pas longtemps. Quant aux habitants des petits patelins, le poulet les contentait. De son côté, le kilo de viande ovine varie entre 1.100 et 1.200 Da. Cette hausse inexpliquée des prix laisse le citoyen perplexe, ne sachant par quel miracle, il pourrait mettre des protéines dans son assiette. «Inutile de vous dire la quantité dérisoire que j’obtiens, lorsque je demande 200 Da de viande de poulet. En plus, cela n’est pas toujours du goût du « boucher du quartier » comme on se plait à le désigner sur l’enseigne commerciale de son magasin, », dira Hadj L. un père de famille en retraite que nous avons rencontré dans une boucherie de Sougueur. Le même constat amer concerne également les prix pratiqués pour la volaille. En effet, ces derniers varient entre 300 et 320 Da le kilo de poulet, toutes qualités confondues évidemment. Autrefois considéré comme la bouée de sauvetage sur laquelle le citoyen pouvait se rabattre pour fuir la cherté de la viande rouge, le poulet prend aujourd’hui des airs de grandeur et devient difficilement accessible, surtout pour le citoyen au faible revenu. Autant dire que le citoyen à faible revenu prie aujourd’hui pour que revienne cette « bien-aimée et salvatrice » grippe aviaire, une maladie qui avait vraiment ôté les ailes au poulet. « Cette augmentation coïncide avec le mois sacré du Ramadhan, période durant laquelle cette volaille est très sollicitée», disent certains bouchers. Qu’importe les justifications, le citoyen devra donc prendre son mal en patience, avant de voir baisser les prix de la viande. En attendant, ce dernier ne peut même pas se rabattre sur la sardine qui est devenue un produit de luxe pour le pauvre et ce même chez les marchands ambulants. Le budget familial en prend un sérieux coup, vu que même la mercuriale fait parler d’elle avec des augmentations qui n’annoncent rien de bon. Entre le kilo de tomates cédé à 120 Da et celui des pommes de terre cédé entre 40 et 60 Da, la mercuriale donne le ton et même si les produits alimentaires de base y passent, le citoyen devra se faire une raison. Enfin, mille pardons si la rédaction n’a pas cité la chair de « dindon » dans ses colonnes, car, réellement, ce n’est pas celui qu’on croit. S.Moumen

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