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LA SEMENCE DE LA POMME DE TERRE N’ARRIVE TOUJOURS PAS ! : Les cultivateurs préoccupés par le retard

Les quelques 3500 cultivateurs de pommes de terre ‘’primeurs’’ sont très inquiets du retard enregistré dans la réception de la semence, ce qui va se répercuter sans nul doute sur la production nationale prévue pour les mois de mars et avril 2017. Le marché ne sera pas alimenter et le pays tombera dans une autre crise qui n’aura pas de nom cette fois, pour la simple raison que les autorisations d’importation de la semence sont bloquées au niveau du Ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la pêche. Si les quotas ont été fixés pour chaque importateur, les autorisations d’importation restent bloquées pour des raisons encore inconnues ! Le manque de communication et d’informations de la part du Ministère concerné, laissent encore une fois, les fellahs de la région dans l’expectative, sachant que les quotas ont été réduits à 80.000 tonnes, alors que qu’ils variaient entre 100.000 et 120.000 tonnes par le passé. La crise est passée par là… ! Le problème qui se pose présentement, selon le secrétaire général de la Chambre de l’Agriculture de Mostaganem M.Abdellah Touati, est celui de la disponibilité des semences pour la prochaine campagne de production (primeur) qui n’a pas encore été entamée, alors qu’elle devait l’être vers le début du mois de novembre. Après trois semaines de retard, rien à l’horizon, silence Radio ! Les agriculteurs prennent leur mal en patience ! Cette situation invraisemblable, risque de porter un sérieux coup à la production de la pomme de terre lors de la prochaine récolte en mars 2017, sachant que la wilaya de Mostaganem en est l’unique pourvoyeur des marchés en cette période. Sur les 24.000 fellahs que compte la wilaya, près de 3.500 cultivent de la pomme de terre, selon le Président de l’Association des producteurs de pommes de terre de la wilaya de Mostaganem M. Hadj Djelloul Bencherif. Il s’agit d’une superficie qui varie entre 1500 et 2000 hectares et d’une production totale de 30.000 tonnes, laquelle sera remise en cause si la semence ne sera pas disponible dans les tous prochains jours. Selon toujours M. Hadj Djelloul Bencherif, les terres de la région de Mostaganem sont fertiles et s’adaptent aux semences importées de France, du Danemark et de Belgique et donnent des productions exceptionnelles, ce qui ne va pas dans le même sens avec les semences locales notamment celle d’Ain-Defla qui n’est pas aussi rentable que celles importées. Cependant, d’autres semences de l’Est du pays, sont parfois recommandées, celle par exemple de Annaba, d’une bonne qualité, mais faut-il encore qu’elle soit disponible dans les temps !! En tout état de cause, les fellahs de Mostaganem, ont toujours travaillé avec de la semence importée avec d’excellents rendements à la clé. Aussi faut-il noter par ailleurs, que la production de la pomme de terre de l’arrière saison, va envahir le marché national dès cette fin de novembre et tout au long du mois de décembre, elle vient tout juste après celle d’autres wilayas à l’image de Ouargla et El-Oued, ce qui élimine de facto les spéculateurs du circuit de distribution lesquels, n’ont plus droit de cité depuis ces deux dernières années. La pomme de terre n’est plus stockée dans les frigos, le marché s’autorégule sans intervention de facteurs exogènes volontaires ou involontaires. Les agriculteurs sont en train de fournir des efforts colossaux pour augmenter la production de ce tubercule, mais devant des démarches aussi ‘’démobilisantes’’ que ‘’perturbantes’’, les réactions se multiplient, créant ainsi et souvent d’ailleurs, de la zizanie dans le circuit de la distribution, au grand dam des producteurs. En effet, leurs efforts sont anéantis par ces agissements bureaucratiques à outrance, au moment où les responsables sont appelés aussi, à contribuer à la stabilisation du marché et des prix qui sont pour le moment à la portée d’une large majorité de la société. Pour le président de l’Association des producteurs de la pomme de terre, la situation ne peut pas rester en l’état, les choses doivent bouger et rapidement. ‘’ Nous sommes très inquiets de la situation que nous traversons, nous avons préparé nos terres comme il se doit dans l’espoir d’entamer l’opération d’ensemencement dès le début du mois de novembre, comme l’exige les techniques des primeurs, mais les semences n’arrivent toujours pas et ces retards accumulés jusque-là sont plus que préoccupants’’ explique non sans colère notre interlocuteur. Aujourd’hui, rien n’est moins sûr, à la veille de la nouvelle année qui s’annonce très rude pour le pouvoir d’achat des Algériens, cette dernière risque de connaitre des perturbations dans la production de la pomme de terre et d’autres légumes, si le Ministère de l’Agriculture, du développement Rural et de la Pêche ne décide de lever les obstacles et libérer rapidement les autorisations d’importation de la semence. Pour ce faire, les fellahs de la wilaya de Mostaganem, notamment les producteurs de pommes de terre, ont décidé d’organiser mardi prochain un sit-in devant la siège de la Direction des Services Agricoles (DSA), pour protester contre ce qu’ils appellent, ‘’des entraves incompréhensibles’’ et pour interpeller le Ministre de l’Agriculture à l’effet de débloquer la situation dans les plus brefs délais.

BENABDELMALEK RAMDANE : Battue de sangliers dans la forêt de Cap Ivy

C’est en présence des membres du bureau de la fédération nationale de la chasse, des représentants de la Conservation des Forêts de la wilaya de Mostaganem, des dizaines de chasseurs en provenance de plusieurs wilayas dont Alger, Oran et Tlemcen, ainsi que 24 chasseurs locaux, encadrés par des éléments de la Gendarmerie Nationale, que le coup d’envoi de la battue du sanglier a été donné jeudi 17 novembre 2016 au niveau de la forêt située à proximité du littoral de Cap Ivi dans la commune de Benbdelmalek Ramdane. Souvent le sanglier est considéré comme un animal dangereux pour l’homme et les cultures. Il ravage tout sur son passage, aucune culture maraichère ne peut lui survivre tant qu’il trouve les espaces sans surveillance, ni moyen de défense efficaces pour le mettre hors d’état de nuire. La prolifération de cet animal destructeur a connu ces dernières années des proportions inquiétantes et dont le seul moyen pour y faire face, reste pour l’instant, l’organisation de battues tous les ans pour venir à bout de cet animal. Si cette année, la battue a été lancée à partir de la forêt de Cap Ivi dans la commune de Benbdelmalek Ramdane, c’est suite aux inquiétudes grandissantes des agriculteurs de la région du Dahra, qui se sont spécialisés ces dernières années dans les cultures de melons, d’artichauts, de pastèques et d’autres fruits et légumes, il n’en demeure pas moins que d’autres régions de la wilaya restent aussi soumises au danger du sanglier, dont la forêt qui surplombe la commune de Stidia et qui s’étend sur des kilomètres allant jusqu’aux limites avec la wilaya d’Oran. Le Sanglier est en effet, devenu un fléau dans la région, mais aussi paradoxal que cela puisse paraitre, aucun recensement ne donne une idée précise en ce qui concerne le nombre réel ou approximatif des hardes de sangliers qui ravagent les cultures. Seul indice peut-être à prendre en compte, c’est cette préférence très nette pour les champs agrumicoles et les cultures maraichères. La campagne lancée en fin de semaine a vu les chasseurs rappelés à l’ordre notamment en ce qui concerne le respect des règles de la battue et l’interdiction d’abattre les gibiers locaux tels le lièvre, le loup ou encore le renard ou l’hyène. Aussi, il leur a été fait interdiction de chasser les gibiers volants (perdrix, faisans et autres oiseaux). La battue a été lancée jeudi matin sous une pluie battante où plusieurs groupes de chasseurs ont été orientés vers des zones forestières en fonction du programme de répartition des zones, élaboré par les services de la Conservation des forêts. L’opération a vu l’inclusion de pas moins d’une vingtaine de rabatteurs dotés de chiens de chasse entrainés, dans le but de faire fuir les sangliers et les amener vers les zones délimitées pour faciliter aux chasseurs de les abattre. L’opération s’est soldée en fin de journée par plusieurs sangliers abattus au grand soulagement des fellahs de la région très inquiets pour leurs cultures. Aux environs de 17 heures, le coordinateur de cette campagne a rassemblé l’ensemble des chasseurs pour qu’ils reprennent leur souffle et d’affirmer la réussite totale de cette battue encadrée par les éléments de la Gendarmerie Nationale. Le volet sécuritaire étant de mise, le même responsable n’a pas tari d’éloge le professionnalisme de la Gendarmerie Nationale dans le cadre de cette campagne, qui a su assurer efficacement la sécurité des lieux et des personnes. Aussi, faut-il souligner par ailleurs, qu’aucun incident n’a été signalé, les chasseurs ont été d’une conduite et d’une correction exemplaires. D’autres battues seront organisées dans les wilayas de Tlemcen, Blida et une 2ème opération sera organisée à Mostaganem au niveau du ‘’Point Zéro’’, plateau frontalier entre les wilayas de Mostaganem et Relizane, à l’initiative de l’Association des Chasseurs ‘’Sidi Ladjel’’ de la commune de Oued-El-Kheir, croit-on savoir. Enfin, selon les spécialistes en la matière, l’intensification de telles opérations doit être accompagnée par une législation classant le sanglier comme un animal nuisible, comme il est nécessaire, selon nos interlocuteurs de revoir le cadre règlementaire et d’encourager les chasseurs voire les responsabiliser pour qu’ils s’impliquent davantage dans la chasse de cette espèce indésirable des agriculteurs.

LES MEMBRES DE L’APW SUR LE TERRAIN : Des visites marathoniennes dans plus de 450 douars

Un programme de visites a été élaboré par l’Assemblée Populaire de Wilaya (APW) et exécuté depuis presque un mois touchant pratiquement à l’ensemble des douars de la wilayas. Des visites ponctuées par un travail d’évaluation sur la situation qui prévaut dans ces zones rurales et de lister les préoccupations des citoyens afin d’en débattre lors de la prochaine session de l’APW qui sera consacrée aux douars de la wilaya.Ainsi, plus de 450 entre douars et zones enclavées ont été visités par les membres de l’APW et à leur tête le président Bouras El-Ketroussi. Ce programme de visite qui a été décidé en commun accord avec le chef de l’exécutif de la wilaya s’inscrit dans le cadre d’une évaluation de la situation des populations rurales, lister les préoccupations et recenser les priorités afin de dégager les solutions idoines aux problèmes présentant une urgence et liés à l’amélioration de leur cadre de vie. Aussi, le but de ce programme est de sensibiliser les populations rurales sur l’importance de leur implication dans le développement de la wilaya, du fait qu’elles représentent une force de proposition appréciable. Ces populations sont les mieux placées dans l’identification des problèmes et les poser dans un cadre organisé. Cette démarche se veut également un élément précurseur dans le rapprochement entre l’administration et le citoyen. Pour ne pas revenir sur les premières visites effectuées, car la presse n’y était pas invitée pour des raisons que nous ignorons, nous allons nous contenter des trois dernières visites où l’équipe d’Ouest-Info était présente, effectuées dans les daïras d’Ain-Tedles, Sidi Ali et Kheireddine les 08,09 et 10 novembre 2016. La délégation conduite par le Président de l’APW, composée des membres des vice-présidents Hachelaf Laid et H’mamda Bendehiba, Meghalet Mohamed président de la commission de l’éducation, Blekhdar Charef, président de la commission de la santé et les membres Bekadouri Mohamed, Bendehiba Abdelkader et Kherbache Mohamed, et plusieurs directeurs de l’exécutif, a entamé la dernière étape de son périple par la daïra d’Ain-Tedles qui compte 81 douars. Au douar Ouled-Bouras, comptant plus de 4.000 habitants, relevant de la commune de Sour, les habitants ont soulevé le manque de l’éclairage rural qui reste insuffisant, en sollicitant la mise en place d’un poste de transformation électrique comme solution appropriée et durable. Le P.APW a montré toute sa disponibilité à une meilleure écoute afin de réussir la bataille du développement. Très serein, très prospectif dans ses versions, aussi de l’avenir, il sollicita la contribution de tous les partenaires pour une meilleure prise en charge des préoccupations. Durant cette visite de travail, un manque flagrant en matière de transport scolaire a été constaté, plus particulièrement à destination des douars relevant des communes de Sour et Oued-Elkheir. Les écoliers de ces zones enclavées souffrent en cette période d’hiver glacé, leur scolarisation est souvent perturbée en cette période notamment pour les enfants dont l’âge varie entre 08 et 12 ans inscrits en primaire. Aussi, un autre problème a été soulevé, celui du manque de chauffage au niveau de certaines écoles, ce qui ne va pas sans créer des difficultés aux petits élèves à suivre normalement leurs cours. Dans un cadre général, les représentants des comités des douars ont soulevé une dizaine de préoccupations ayant trait au volet social, comme le raccordement en gaz de naturel, l’extension du réseau d’assainissement, l’alimentation en eau potable, le revêtement des pistes carrossables et le bitumage des ruelles, l’élargissement des accès menant à leurs villages, la réhabilitation des salles de soins et des foyers de jeunes…etc. Pour répondre à ces préoccupations, l’APW s’est engagée à résoudre certains de ces problèmes, à savoir, la réhabilitation et l’aménagement des foyers de jeunes ainsi que la salle des soins. Comme elle prendra en charge le bitumage de la route. Quant aux problèmes du réseau d’assainissement, de gaz de ville, de l’élargissement et de revêtement des chemins communaux et l’alimentation en eau potable, le P/APW en concertation avec les directeurs de l’exécutif de wilaya présents, a promis d’engager les démarches nécessaires pour l’étude et le lancement des travaux dans les meilleurs délais afin de permettre aux habitants un meilleur cadre de vie. La dernière visite effectuée le jeudi 10 novembre 2016, à douar Sidi Fellag, le Président de l’APW, a relevé que le maire de Sayada ne répond pas aux attentes de ses concitoyens, plus particulièrement en matière de logement dont souffre une bonne partie des habitants.

2EME SESSION ORDINAIRE DE L’APW : Le Budget primitif 2017 et l’aménagement rural à l’ordre du jour

La clôture de la 2ème session ordinaire de l’APW de Mostaganem s’est tenue jeudi au niveau de la salle des délibérations sous la présidence du P.APW M.Bouras El-Ketroussi, et en présence du wali Abdelwahid Temmar, des directeurs de l’exécutif de wilaya, des chefs de daïras, des présidents d’APC, des différents directeurs d’entreprises publiques à l’image de la SDO et l’ADE.Après l’hymne national et les souhaits de bienvenue d’usage, le président de l’APW a, dans son allocution d’ouverture, dressé un tableau sous forme de bilan d’activités de l’année 2016, avant de faire part les présents des sorties organisées par l’APW à travers l’ensemble de douars de la wilaya à l’effet de recenser les insuffisances en matière d’aménagement rurale et écouter les préoccupations des habitants concernés. Cette mission, a précisé le Président de l’APW s’inscrit dans le cadre d’un travail de coordination engagé avec l’exécutif de la wilaya sous la conduite du wali dans le but de dégager les voies et moyens devant permettre de prendre en charge les insuffisances constatées sur le terrain dans le cadre d’un travail qui sera élaboré et planifié en fonction des priorités. Puis vint l’intervention du wali qui a rassuré les présents sur sa détermination à mettre tout en œuvre pour booster le développement de la wilaya par notamment l’investissement dans plusieurs créneaux d’activités. Aussi, en ce qui concerne l’aménagement rural, le premier responsable de la wilaya s’est dit satisfait du travail accompli par l’APW qui va permettre d’inclure l’ensemble des douars de la wilaya dans la stratégie globale de développement pour l’année 2017. ‘’ Présentation et approbation du Budget primitif de l’exercice 2017’’ Ceci dit, les deux responsables ont démontré une fois de plus la convergence de leurs points de vue sur la stratégie à adopter pour l’exercice 2017 et leur volonté de mettre tout en œuvre pour relever les défis, sachant que 2017 sera l’année des grands rendez-vous politiques à savoir les élections législatives et locales. Ensuite, les travaux de l’assemblée ont été entamés par la lecture du rapport du président de la commission de l’économie et des finances de l’APW, lequel, a donné un aperçu sur les prévisions budgétaires au titre du budget primitif pour l’exercice 2017, avant de laisser place au débat. En effet, la commission de l’économie et des finances a eu déjà à examiner le budget primitif le 07 du mois en cours où elle a écouté l’exposé du Directeur de l’Administration Locale lors de l’élaboration de ce document comptable. Lors de ces discussions, les membres de l’APW ont axé leurs interventions sur la prise en charge des préoccupations des citoyens et de faire en sorte à ce que l’orientation budgétaire se fera en ce sens. Ainsi le budget a été approuvé à l’unanimité des membres présents d’un montant global de l’ordre de 759.867.371,00 de dinars, avec au titre du Budget de fonctionnement le montant de 515.716.446,27 dinars soit 67,74% de la totalité des crédits alloués. Et le montant 244.150.924,73 soit 32,26% au titre du Budget de l’équipement. ‘’ L’aménagement des zones rurales et l’approbation du nouveau PDAU’’ Le 2ème point inscrit à l’ordre du jour a été la lecture du rapport de la commission de l’habitat, de l’urbanisme et de la construction de l’APW. A travers ce rapport, l’orateur a mis en exergue le plan directeur de l’urbanisme (PDAU) des communes d’El-Haciane, Sour, Sidi Belattar, Kheireddine, Nekmaria, Oued-El-Kheir et Tazgait. Le nouveau plan soumis à l’approbation de l’assemblée a été élaboré en fonction des nouvelles exigences en matière de développement par la création de nouveaux sites destinés à l’implantation de nouveaux équipements collectifs pour améliorer les conditions de vie des habitants de ces régions et assurer en même temps un certain équilibre entre les différentes communes de la wilaya. Aussi, à travers ce nouveau plan, les autorités de la wilaya entendent mettre de nouveaux mécanismes pour mieux maitriser les flux démographiques et définir la nature juridique des terres incluses dans le PDAU. A ce titre, il est sollicité des communes de préparer dors et déjà toutes les informations susceptibles d’être exploitées en ce sens, afin d’éviter les retards dans l’exécution ou le lancement des projets, comme il a été constaté par le passé. Le manque de communication et de coordination entre l’ensemble des acteurs concernés a été à l’origine de ces retards. Les différents plans directeurs adoptés dont la durée de vie se situe en 10 et 20 ans, deviennent souvent obsolètes et ne répondent plus aux exigences de l’heure du fait du flux démographique rapide constaté en l’espace de quelques années seulement, nécessitant forcément une révision du plan en vigueur afin de répondre efficacement aux nouveaux besoins des populations et de maintenir un équilibre entre les communes de la wilaya en conformité avec le plan d’aménagement de la wilaya. Il y a lieu de souligner que certaines carences constatées et soulevées par les membres de la commission lors de la présentation du nouveau PDAU, ont été corrigées dans le cadre du P.O.S. Après un vif débat, le nouveau plan directeur de l’aménagement et de l’urbanisme a été approuvé. Avant la clôture des travaux, les présents ont écouté des communications concernant la rentrée universitaire 2016-2017, la rentrée scolaire 2016-2017, la rentrée professionnelle ainsi qu’une évaluation sur la saison estivale de l’année 2016.

SECTEUR DE LA SANTÉ ET DE LA POPULATION : ‘’Un saut qualitatif exceptionnel ces deux dernières années’’

‘’Le secteur de la santé à Mostaganem, a connu ces deux dernières années, un saut qualitatif exceptionnel’’, ce sont-là les déclarations de M. Abdelmalek Boudiaf Ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, prononcées lors de la dernière visite de travail effectuée dans la wilaya de Mostaganem en date du 30 Octobre 2016, où il a posé la première pierre pour la réalisation d’un service de radiothérapie au niveau du futur CHU 240 lits de Kharrouba. En l’espace de cinq mois, entre le 02 juin et 30 octobre 2016, M. Boudiaf a effectué deux visites de travail à Mostaganem. C’est dire toute l’importance qu’accorde le ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière à la capitale du Dahra. Le Ministre en personne reconnait que depuis ces deux dernières années le secteur de la santé à Mostaganem a connu un saut qualitatif exceptionnel. Dans sa déclaration à la presse, le Ministre a précisé :’’ Mostaganem dispose actuellement de sept (07) scanners, mais un seul radiologue. Soucieux de palier à ce déficit, nous avons décidé de créer au niveau du CHU un poste de chef de service en radiologie dont le concours sera ouvert avant la fin de l’année en cours’’. Pour ces raisons, le ministre a tenu à féliciter tous ceux qui ont contribué à cette avancée remarquable et delà, à affirmer : ‘’Ceci nous permettra à l’avenir de mettre à profit tous ces équipements ultramoderne, de haute technologie pour une meilleure prise en charge des malades, ce qui nous permet de dire par ailleurs, que nous avons relevé un changement radical par rapport à la situation qui prévalait il y a deux ans’’. Enchainant, M. Boudiaf a indiqué :’’ Nous félicitons les responsables du secteur de la santé de Mostaganem, et nous leur avons demandé de se tenir prêts pour la mise en œuvre de la nouvelle loi régissant le secteur de la santé, car celle-ci nécessitera des efforts colossaux du fait qu’il s’agira d’un changement radical dans le secteur’’. En ce sens, il précisera :’’ Nous œuvrons à travers cette nouvelle loi sur la santé, d’en faire un modèle tant en Afrique qu’au niveau mondial’’. ‘’ Boudiaf : ‘’ Le nouveau système de santé, sera un modèle pour le Maghreb et l’Afrique’’ Dans ce contexte, le Ministre de la santé, de la population et de la réforme hospitalière a tenu à préciser que la nouvelle loi sur la santé n’a rien à voir avec ce qu’on a vécu jusque-là présent, elle apporte un changement radical dans la vision des choses, dans la gestion de la ressource humaine et dans la définition même de ce que seront les objectifs et les perspectives du secteur de la santé. Elle a été élaborée, selon le ministre, sur des bases scientifiques en tenant compte des paramètres universels dans le domaine et des différentes étapes qu’a connu le secteur de la santé en Algérie depuis l’ère coloniale, ce qui a permis d’identifier les vrais problèmes, selon M.Boudiaf. A ce titre, il assure :’’ A travers cette étude, nous avons identifié l’ensemble des problèmes du secteur, nous les avons abordés, et nous leur avons trouvé les solutions appropriées. Notre objectif et de hisser notre système de santé sur le podium à l’échelle régional et continental conformément aux instructions de Monsieur Le Président de la République’’. Aussi, dans ses explications, le ministre est allé encore plus loin en affirmant que la nouvelle loi comparativement au passé, elle a englobé plusieurs créneaux relevant du secteur de la santé. A titre d’exemple, M.Boudiaf citera l’industrie pharmaceutique qui n’existait nulle part dans les anciens textes, devenue aujourd’hui, un des piliers de l’économie de tout pays qui se respecte. Aussi il est question de la médecine gratuite. En effet, la nouvelle loi apporte dans les détails à travers 12 articles, toutes les garanties concernant la gratuité des soins. Et pour appuyer ses déclarations, le Ministre rassure :’’ Lors du dernier Conseil des Ministres où nous avions présenté le projet de la nouvelle sur la santé, Le Président de la République a insisté vivement sur la gratuité des soins, la préservation des acquis et l’accès à tous les citoyens algériens sans exception, à la gratuité des soins, donc, nous ne pouvons que nous féliciter de cette immense réalisation’’. Pour rappel, lors de son passage à l’EHS Mère-Enfant de ‘’Lalla Kheira’’ à Mostaganem, le Ministre a tenu à féliciter le personnel médical et paramédical, plus particulièrement le Directeur de la structure en question pour les conditions d’accueil et de prise en charge des parturientes. Aussi, le ministre a tenu à rappeler que Mostaganem dispose maintenant, indépendamment des anciennes structures hospitalières toujours opérationnelles, de trois nouveaux hôpitaux de 60 lits, et disposera dans peu de temps d’un CHU de 240 lits doté de services de radiothérapie et de radiologie. ’Création de 04 nouvelles Chefferies de services en prévision du nouveau CHU’’ Par ailleurs, le Dr. Friha Abdelghani nous a fait part de la formation de 18 résidents, ce qui est un grand pas vers une meilleure adaptation des structures internes et leur modernisation (04 en Chirurgie Générale, 06 en Anesthésie-Réanimation, 02 en Pneumologie, 02 en Anatomie, et 04 en Biologie Médicale), en sus de l’ouverture du concours pour 04 postes de Chefferies de services hospitalo-universitaires en Chirurgie Générale, Biologie Médicale, Médecine Interne et Radiologie. Aussi, indépendamment des 06 ambulances médicalisées, le Directeur de la santé et de la Population, a dans son agenda, le renforcement du secteur par trois nouvelles clino-mobiles qui viendront renforcer le système mis en place depuis plus d’une année. Il est utile de souligner par ailleurs, que la Direction de la santé et de la Population de la wilaya de Mostaganem, sans complaisance aucune, a pu, en l’espace de deux années seulement, d’atteindre plusieurs objectifs dont celui de la réalisation des projets inscrits. En effet, tous les projets ont été achevés. D’autres sont en cours de réalisation dont la situation des travaux a dépassé pratiquement les 75% à l’image du CHU 240 lits de Kharrouba, mettant fin ainsi à l’anarchie qui a sévi des années durant antérieurement à 2015. Ceci, démontre si besoin est, que le secteur de la santé a connu, comme l’a précisé le Ministre Boudiaf, un saut qualitatif exceptionnel, ces deux dernières années. A titre d’illustration, il suffit de revenir au rapport du DSP Dr. Friha Abdeghani, présenté lors de la première session de l’APW en janvier 2015, sous le titre ‘’ Entre réalités et Perspectives’’, où il a mis l’accent sur la feuille de route de 24 points du Ministre de la santé, les objectifs assignés et les perspectives afin de surmonter les difficultés dont le secteur de la santé était confronté. Aujourd’hui, force est de constater, que la situation a beaucoup évolué, pour ne pas dire radicalement changé. Le pragmatisme, le sérieux, la visibilité dans la gestion, les projections vers l’avenir, le travail méthodique et analytique, la réflexion scientifique, la concertation et l’implication de l’ensemble des acteurs de la santé à travers les briefings hebdomadaires, sont autant de facteurs qui ont été le fer de lance dans cette transformation profonde que subit le secteur de la santé à Mostaganem. Quelle Métamorphose !!! En effet, le secteur est passé d’un état de ‘’Comateux’’ vers celui du dynamisme et de la prospérité. Et c’est l’avis du Ministre Abdelmalek Boudiaf. Pour l’instant, seuls les secteurs de la santé et de la Population, des Ressources en Eau, qui caracolent en tête en matière de développement et d’amélioration des prestations. Viennent ensuite, celui du logement qui avance tant bien que mal, malgré les difficultés rencontrées sur le terrain. S’agissant des autres secteurs à l’image du Tourisme de l’Agriculture, de l’industrie, de l’énergie et de l’investissement, la wilaya de Mostaganem, en dépit des efforts et comparativement à d’autres wilayas de l’Ouest, à l’image de Tiaret et d’Ain-Temouchent, pour ne pas s’étaler à d‘autres régions du pays, se trouve en queue de peloton. Beaucoup reste à faire et la meilleure manière d’y arriver, c’est d’éviter les faux problèmes et de s’attaquer sans tarder aux réalités du terrain.

PRÉVENTION ROUTIÈRE : Journée de sensibilisation à l'école ''Hamou Djilali'' à Kheireddine

Le mardi 15 novembre 2016, les élèves et enseignants de l’école primaire Hamou Djillali dans la commune de Kheireddine ont été invités à participer à des ateliers de prévention à la sécurité routière. Organisé par l’association de ‘’ la sécurité routière’’ de la wilaya de Mostaganem présidée par notre ami et confrère journaliste à la Radio Dahra Mohamed Amine Merchouk, cette journée a été le point d’orgue d’une action de sensibilisation, de prévention et d’information. A cette occasion, les enfants et leurs accompagnants (enseignants et parents) ont ainsi pu découvrir, les nombreux équipements utilisés par les forces de l’ordre pour prévenir les accidents de la circulation. Cette journée leur a également permis d’être sensibilisés aux premiers secours ainsi qu'au port de la ceinture de sécurité et de parfaire leurs connaissances en matière de signalisation routière. Une belle initiative qui n'a pu voir le jour grâce aux nombreux partenaires mobilisés pour l'occasion, la Gendarmerie, la Police et la Protection Civile. Après avoir parcouru, tous les stands, les élèves ont alors été invités par leurs enseignants à écouter les interventions du Lieutenant Belkacem Bachir, chargé de la communication et des relations publiques à la sureté de la wilaya de Mostaganem, du représentant de la Gendarmerie Nationale, du représentant de la protection civile et enfin de M. Mohamed Amine Merchouk, président de l’association de la sécurité routière, qui a conclu la partie protocolaire en remerciant les nombreux partenaires ayant contribué au succès de cette journée récréative, éducative et préventive. Des attestations d’honneur ont été remises aux partenaires de cette initiative à l’issue de la clôture de cette journée. Habib Merouani.

PORTES OUVERTES A LA CNAS : Dernière ligne droite avant l’expiration du délai

La Direction de la Cnas de la wilaya de Mostaganem organise depuis hier dimanche 06 novembre 2016, des portes ouvertes dans le cadre de la campagne d’information et de sensibilisation menée depuis des mois dans le but d’inciter les employeurs et autres opérateurs économiques qui ne se sont pas encore manifestés, d’entreprendre les démarches nécessaires sans tarder, sachant que l’expiration du délai interviendra dans moins de 60 jours. Ces portes ouvertes organisées par la Cnas s’inscrivent dans la continuité dans le cadre de ce qui a été entrepris jusque-là et ce depuis juillet 2015. Elles se veulent aussi, une opportunité pour les ‘’récalcitrants’’ d’entamer dès à présent, les démarches pour régulariser leur situation vis-à-vis de la Caisse nationale des assurés sociaux en matière de cotisations et de recouvrement des créances qui se sont accumulées au fil des mois voire des années pour certains. Aussi, faut-il noter par ailleurs, que ces portes ouvertes interviennent au vu des résultats positifs obtenus dans le cadre de l’application des dispositions exceptionnelles contenues dans la Loi de Finances Complémentaire (LFC) 2015 et l’engouement suscité par les employeurs qui y ont adhéré massivement et qui continuent à affluer pour en bénéficier. En effet, des résultats qui ont permis au Ministère de tutelle et à la Direction Générale de prolonger le délai d’octroi d’échéanciers de paiement dans le cadre de l’article 57 de la LFC 2015, au 31 Décembre 2016. Chemin faisant, la prolongation a été accordée également au regard du nombre important d’employeurs qui ont exprimé le vœu de la reconduction de ces mesures pour leur permettre de régulariser leur situation et celle de leurs salariés vis-à-vis de la Cnas. Selon le sous-directeur des prestations de la Cnas de Mostaganem M.Djillali Djeriou, ‘’cette volonté s’inscrit pleinement dans la stratégie du secteur, issue des orientations du premier responsable Monsieur le Ministre du travail et de la Sécurité Sociale, conscient de l’impact positif de ces dispositions de facilitation et leur rôle sur la relance économique du pays’’. Lors de cette première journée, une rencontre-débat a été organisée en présence de plusieurs partenaires de la Cnas dont la CCI ‘’Dahra’’, plusieurs institutions bancaires, les impôts, l’inspection du travail, l’Agence Nationale pour le Développement de l’Investissement (ANDI), représentants des opérateurs économiques locaux, l’entreprise portuaire et la presse. Dans son allocution d’ouverture M.Djillali Djeriou Sous-directeur des prestations, en remplacement du Directeur de la Cnas Hadj Réda Ouagouag, absent pour cause du décès de sa sœur, a donné un large aperçu sur les objectifs de ces portes ouvertes. A ce sujet il souligna :’’ Notre objectif à travers ces journées d’information est d’atteindre le plus grand nombre possible d’employeurs qui ne sont pas encore manifestés pour accomplir les formalités administratives dans le cadre de l’article 57 de la LFC 2015. Pour cela, nous avons, sous la conduite de notre Directeur M.Ouagouag, mobilisé tous nos moyens tant humain que matériel à l’effet d’atteindre les objectifs assignés, et les résultats ne cessent de connaitre une évolution positive’’. Et d’enchainer :’’ Pour cela, nous réitérons notre appel à tout employeur souhaitant souscrire un échéancier de paiement pour s’acquitter des cotisations impayées de se rapprocher des services du recouvrement et du contentieux de la Cnas pour bénéficier à terme de l’annulation des majorations et pénalités de retard y afférentes sous réserve, que les démarches soient accomplies avant le 31 Décembre 2016’’. Puis la parole a été donnée à Malik Benmoussa Chef de service du Recouvrement lequel a abondé dans le sens de son prédécesseur en ajoutant :’’ Il s’agit-là d’un effort supplémentaire consenti par la Cnas pour permettre à tout employeur de se mettre en conformité vis-à-vis de la règlementation relative à la sécurité sociale’’. Dans ce contexte M. Benmoussa a tenu à rappeler que la Direction de la Cnas de Mostaganem a, dans le cadre des différentes campagnes de sensibilisation menées sur le terrain par des équipes mixtes (Cnas-Inspection du Travail), effectué du ‘’porte-à-porte’’ touchant l’ensemble des entreprises plus particulièrement les gros contribuables à l’effet de les sensibiliser en ce sens’’. Ensuite, c’était au tour de M. Makhloufi Mohamed Yacine Chef du service ‘’Contentieux’’ qui a tenu à revenir, en sus de l’article 57, aux dispositions de l’article 60, à l’effet de rappeler aux employeurs les avantages accordés et l’opportunité à saisir avant la mise en œuvre des mesures draconiennes dictées par la loi et qui entreront en vigueur après le 31 Décembre 2016. Aussi, il a fait allusion à certaines interrogations soulevées par les employeurs en ce qui concerne l’article 58 de la même loi. A ce titre, M. Makhloufi précisera :’’ Les mesures incitatives contenues dans l’article 58 ne pourront être appliquées présentement du fait que le délai pour en bénéficier, était fixé au 30 Juin 2016’’. Et de poursuivre :’’ Mais toujours est-il, que dans le cadre de la mise en place de l’échéancier, tout employeur concerné pourra introduire une demande motivée en bonne et due forme qui sera soumise à l’appréciation d’une commission ad-hoc présidée par le directeur de la Cnas de wilaya’’. Pour sa part Mme Boumediene responsable du service des cotisations, a lancé un appel aux différents partenaires de la Cnas et à la presse de faire passer le message par la communication et l’information’’. Puis fut au tour de M. Abdelkader Bezzaouech Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) ‘’Dahra’’ qui, en orateur accompli, a mis en évidence dans une analyse magistrale, les opportunités offertes par l’Etat et le Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale en matière de recouvrement des cotisations sociales. Tout en exhortant les opérateurs économiques à faire preuve de responsabilité et de pragmatisme, le Président de la CCI se posa la question :’’ Je vois mal comment certains employeurs tardent à se manifester sachant que nous amorçons la dernière ligne droite avant l’expiration du délai et l’entrée en vigueur des mesures contraignantes? J’avoue ne pas trouver de réponse.’’ Pour le mot de la fin, M. Abdelkader Bezzaouech a réaffirmé encore une fois, sa disponibilité et celle de la CCI en sa qualité de partenaire incontournable, à apporter toute son assistance et son appui à la Cnas dans le but de sensibiliser le maximum possible d’employeurs. Avant de clôturer cette rencontre-débat, tour à tour, le Directeur de la CCI ‘’Dahra’’, l’Inspecteur du Travail, les représentants des institutions bancaires, des impôts, de l’ANDI, ont tous convenu qu’il s’agit-là ; d’une réelle opportunité à ne pas rater, car l’accumulation des créances envers la Cnas, la Casnos et les Impôts, mettra sans nul doute, les concernés dans une situation très complexe.

DIRECTION DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES : La coordination de wilaya du Snapap dépose un préavis de grève

Un préavis de grève de trois jours allant du 20 au 22 Novembre 2016, vient d’être déposé par la Coordination de wilaya affiliée au Syndicat National Autonome Des Personnels de l’Administration Publique (SNAPAP), au niveau de la Direction des oeuvres Universitaires. Co-signé par les secrétaires généraux des sections syndicales des résidences universitaires de ‘’ Bouaïssi Mohamed -1500 lits’’, ‘’Belarbi Abdelkader’’, ‘’Sidi Medjdoub’’, ‘’ Houari Boumediene 2200 lits’’ et appuyé par le S.G de la coordination de wilaya, le document est présenté sous forme d’une plate-forme de revendications socioprofessionnelles. En effet, les sections syndicales à travers leur coordination de wilaya, dénoncent la situation déplorable et instable des travailleurs au niveau des résidences universitaires. Le document en question comporte un certain nombre de préoccupations (14 points) à travers lesquels, les syndicalistes dénoncent leur marginalisation et le mutisme de la Direction de wilaya des Œuvres Universitaires (DOU) sur certaines revendications soulevées et restées sans suites à ce jour. A ce propos, les auteurs du communiqué portant préavis de grève, ne vont pas du dos de la cuillère en se présentant comme des partenaires sociaux avec lesquels l’administration doit se concerter et écouter les préoccupations posées par les travailleurs, en mettant en exergue le mutisme, la fuite en avant et les promesses non tenues. Aussi, ils pointent d’un doigt accusateur le Directeur de wilaya des Œuvres Universitaires de ne pas répondre à leurs doléances et y d’être de connivence avec certaines personnes dont le but n’est autre que de déstabiliser la campus universitaire pour des intérêts occultes. Poursuivant dans leur diatribe, les rédacteurs du communiqué, accusent le Directeur de ne pas répondre aux appels au dialogue bloquant ainsi toute voie de concertation et de communication entre partenaires. Ils l’accusent aussi d’avoir procédé à des affectations internes anarchiques au profit de certains privilégiés et d’être derrière une rentrée universitaire des plus catastrophiques. Ils dénoncent également les pressions exercées par les directeurs des résidences universitaires de ‘’Sidi Medjdoub’’ et ‘’Bouaissi Mohamed’’ sur les syndicalistes en entravant les activités des sections syndicales en dépit des instructions relatives au maintien et au renforcement du dialogue avec les partenaires sociaux, aux poursuites judiciaires dont ont fait l’objet plusieurs syndicalistes pour des considérations autres que professionnelles. Tenant compte de toutes ces revendications, et s’appuyant sur les rapports des différentes sections syndicales et le rapport adressé à la DOU, le bureau de la coordination de wilaya réuni le 10 Novembre 2016, a décidé à l’unanimité de ses membres de passer à la vitesse supérieure en entamant un mouvement de grève de trois jours à partir du mardi 22 du mois courant. Pour sa part, le Directeur de wilaya des Œuvres Universitaires (DOU) M.Abdelhalim Hamlaoui, n’est pas resté les bras croisés devant la montée au créneau des partenaires sociaux en leur adressant une lettre dont nous détenons également une copie, à travers laquelle, il appelle au dialogue franc en envoyant des signes d’apaisement. Pour le premier responsable des Œuvres Universitaires, les revendications doivent être transmises dans un cadre règlementaire, organisé et loin de toute surenchères ou violence quelque soit sa nature, verbale ou physique. Pour ce faire, il réitère son appel à tous les partenaires sociaux à l’effet de s’assoir autour d’une table pour discuter des problèmes posés et d’en tirer les solutions qui pourraient être éventuellement mises à exécution dans le cadre de la législation en vigueur. Aussi, il rappelle aux syndicalistes que la gestion de la ressource humaine est régie par une réglementation stricte que tout un chacun est appelé à respecter. ‘’La violence sous toutes ses formes et les comportements irrespectueux et irresponsables sont à bannir dans les résidences universitaires’’, écrit le Directeur dans sa lettre adressée à la coordination de wilaya du Snapap. En conclusion, il réitère son appel à l’ensemble des partenaires sociaux de saisir cette opportunité pour discuter dans un cadre organisé, civilisé et sérieux, de tous les problèmes socioprofessionnels, afin de réfléchir aux meilleurs voies et moyens devant permettre leur prise en charge.

TIGDITT :Une prestigieuse page d’histoire en mémoire

Pour la mémoire des vivants, pour une emblématique page de l’histoire, pour nous tous, Tigditt, faubourg révolutionnaire, cité militante, a embrassé la révolution armée dans toutes ses dimensions. Par sa géographie hostile, par ses labyrinthes, Tigditt fut désigné par les responsables du FLN comme fief par excellence, de la révolution armée. C’est à Tigditt qu’on organisait les groupes des fidayine, qu’on formait le militant, qu’on arrêtait les décisions, qu’on planifiait les actions. A Tigditt, toute la population s’est impliquée, femmes et hommes protégeaient le secret de la lutte armée. Dans les casemates, dans les puits des maisons, sur les terrasses, on orchestrait les actions secrètes. .Les lieux de rencontres tenus secrets dans les haouchs de Tigditt changeaient sans arrêt. C’est à Tigditt que le scoutisme fut ses premiers pas dans la révolution. Mais Tigditt a été aussi quadrillée systématiquement par l’armée coloniale française pour étouffer la population et semer la terreur. Des casernes de territoriaux, de CRS, de police furent instaurées sur tout le périmètre de la vieille ville. Rien d’absurde, tout est rationnel.Tout, marche bien du côté de la destruction du corps et de l’âme d’un quartier qui s’est engagé à lutter contre l’oppression. Tigditt subit les sévices de l’administration coloniale celle qui s’est servi d’une cause perdue. Mais le patriotisme s’est incrusté profondément dans les comportements de ceux que l’on appelait les indigènes. Entre couvre-feu, patrouilles de nuits, assauts nocturnes et inopinés dans le bas TIgditt, la Révolution suivait son cours. A Tigditt, on a torturé hommes et femmes, on en a emprisonné autant, mutilé, assassiné, même à ce prix là, les habitants de Tigdiit continuaient la lutte armée sans relâche. Le 19 mars 1962 avec la signature des accords d’Evian annonçant le cessez-le-feu et la préparation du référendum pour l’indépendance de l’Algérie, partout la population musulmane de Mostaganem vivait entre peur et espoir. Tigditt hospitalière a ouvert ses demeures à toutes les familles menacées, pourchassées par les partisans de l’Algérie française. Quartier solidaire, accueillait ces algériens dans des familles même à l’étroit. Tigditt, souffrait là, en face de la ville européenne, séparée par Oued Ain-Sefra, vivait la répression de l’OAS. Là en bas, dans la crevasse, Tigditt s’organisait pour faire face à la peur et aux menaces terroristes croissantes. Dans le quartier, le FLN organisait le flux des populations musulmanes qui déferlaient sur la vieille ville. Dans cette partie de la ville, lesmembres de l’OAS responsables de plusieurs morts et de plusieurs attentats au plastique, répandaient la terreur faisant des incursions nocturnes avec des voitures banalisées. Tigditt refuge, Tigditt gîte solidaire abritait les musulmans qui échappaient aux membres de l’OAS qui étaient décidés à semer la terreur. Tuer, assassiner l’arabe était l’objectif pour déstabiliser l’opinion des français par rapport au suffrage universel annoncé pour l’autodétermination du peuple algérien. Devant les actes barbares et les massacre, Tigditt organise sa défense. Puisqu’aucun arabe, en cette période ne pouvait se rendre en ville, il fut créé un marché à Tigditt. Les fours traditionnels se sont multipliés pour du pain maison. Puisque l’accès aux soins médicaux à l’hôpital représentait un danger pour les musulmans, Madame Luisa, une infirmière française amie des Algériens prenait le relais. Elle passait d’une maison à l’autre pour s’enquérir de l’état de santé des personnes âgées surtout. Les trois écoles primaires celles de cité Foncière filles et garçons ainsi que l’Ecole Jean Maire ont fermé de peur des attentats. L’OAS allait à la provocation en lançant un énorme cerf volant aux couleurs bleu-blanc-rouge dans le ciel de Tigditt. Les musulmans écœurés par ce harcèlement faisaient tout pour le faire tomber. A coup de lance-pierres, ils arrivaient à le faire chuter. Sur les terrasses de la majorité des Haouchs furent construites des ‘’baraques’’ de type guérites pour la vigilance. C’est ainsi que la population arabe se protégeait des assaillants de l’organisation de l’armée secrète. Mais ces baraques servaient plutôt aux rencontres pour mieux gérer les difficultés de la vie de cette même période. Sous le contrôle des membres du FLN, on préparait déjà la fête de l’Indépendance. La nuit, des partisans de l’ Algérie française faisaient la propagande sonore du Général Salan et de Tigditt on répliquait avec les bruits des casseroles ‘’Salan au poteau-A bas Salan’’… A Tigditt on a formé des bambins à servir la cause, ils entonnaient les chants patriotiques en chœur partout dans les rues de cette vieille ville. Grâce aux Scouts Musulmans, les enfants de Tigditt contribuaient à la vulgarisation du ‘’OUI’’ pour le référendum. Ils écrivaient sur les murs au goudron ‘’VIVE BENBELLA ‘’VOTER OUI’’ ‘’VIVE FLN’’ et ‘’VIVE LE GPRA’’. Pourquoi les enfants? Parce qu’ils étaient mineurs et ni l’armée française, ni la force locale ne pouvaient les punir. Il y a lieu de signaler que devant la situation de la proclamation de l’état d’urgence, les choses se sont compliquées d’avantage. Manifestations réprimées, assassinats, terreur, précarité, manque de denrées alimentaires, maladies, Tigditt martyrisée pleure ses morts. Goubi, Belhadj Hamida (écrasé par un char) Benaouda Ould Mendassia et Hadj Belaroussi (assassiné lors des manifestations), Hattab Tahar, Benayed Bendehiba, les frères Ghobrini, Ould Aissa Belkacem, tous des martyrs de la révolution et la liste est longue. Tigditt paya un lourd tribut mais c’est à Tigditt qu’on a confectionné les premiers drapeaux de l’Indépendance chez ‘’Khalti Senoussia’’, l’emblématique coutière du quartier. Tigditt reste à jamais un fief indélébile de la Révolution armée.

Sidi Bel Abbès

JA Teline IV

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Culture

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