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Ouest-Info

EXCLUSIF : LE CANDIDAT BENGRINA ABDELKADER A OUEST INFO : "Ensemble, nous construirons la nouvelle Algérie"

Dans le cadre de la campagne électorale aux élections présidentielles, le quotidien Ouest Info a pris contact avec les cinq candidats en course. Une première dans les annales de la presse nationale en invitant les cinq postulants à l'investiture suprême à s'exprimer pour nos fidèles lecteurs et lectrices. Après avoir le bal avec le candidat Azeddine Mihoubi, suivi de Ali Benflis, aujourd'hui, nous avons l'honneur d'ouvrir nos colonnes dans un troisième entretien exclusif au candidat Abdelkader Bengrina dans un "questions-réponses" à bâtons rompus et dans une totale transparence. Rappelons que né le 1er janvier 1962 à Ouargla, est un homme politique algérien membre de la mouvance islamiste, ancien ministre du tourisme. Proche de Mahfoud Nahnah au sein du Mouvement de la société pour la paix (MSP), il est désigné membre du Conseil national de transition en 1994, il est ensuite nommé ministre du tourisme et de l'artisanat en 1997 lors de l'entrée du parti islamiste pour la première fois au gouvernement. Il est par la suite tête de liste du même parti à Alger lors des législatives de 2002. Entré en dissidence du MSP, il suit en 2009 Abdelmadjid Menasra pour fonder le Mouvement pour la Prédication et le Changement (MPC), pour lancer en 2013 avec d'autres dissidents Al Bina Al Watani, agrée un an plus tard. Nous remercions toutefois M. Abdelkader Bengrina d'avoir répondu favorablement à notre invitation. Écoutons-le : De notre bureau à Paris Y.Houmad Ouest Info : L'élection présidentielle approche à grands pas, le président Bensalah, président par intérim depuis le 9 avril 2019 après vingt ans de règne de Abdelaziz Bouteflika. Que souhaitez-vous à l’Algérie? Bengrina Abdelkader : L'Algérie mérite d’occuper sa position politique naturelle en tant qu'État pivot de la Méditerranée et de l'Afrique du Nord. Par conséquent, il doit y avoir des réformes réelles et profondes commençant par la Constitution et touchant l’arsenal des lois. Il faut un nouveau parlement fondé sur la légitimité du peuple et non pas la nomination de députés par l’achat des places sur les listes électorales comme nous l'avons vécu lors des dernières élections falsifiées par le gang. O.I : Selon vous, quel est le type de président capable d'incarner et de rassembler le pays ? B.A : Le prochain président doit être issu de la génération post indépendance et répondant aux aspirations du mouvement populaire, il doit adhérer au projet de novembre, qui a triomphé sur les agendas étrangers grâce à la cohésion du peuple avec l'armée O.I : Quatre prétendants connus dans cette course à la présidentielle : Ali Benflis, Abdelmadjid Tebboune, Azzedine Mihoubi et Abdelaziz Belaïd. D’après-vous, quelles devront-être les qualités du futur président de la république démocratique de l’Algérie ? b.a : Sa qualité est qu’Il est le cinquième candidat qui éliminera le retour du cinquième mandat et ses implications politiques et économiques et s’engage à réaliser les objectifs du mouvement populaire dans le cadre de réformes réelles. Il n’a ni fanatisme ni hostilité envers qui que ce soit, c’est un président engagé dans un programme et un contrat avec son peuple décidé à lutter contre la corruption et à permettre au peuple de contrôler toutes les institutions de l’État. O.I : Le pays traverse une énième crise politique depuis le 22 février 2019, à quoi est due cette fragilité en Algérie, cette dissension entre les partis politiques, cette querelle permanente entre les individus ? Comment expliquez-vous cela ? B.A : L’Algérie, avec le mouvement populaire, est entré dans un état révolutionnaire, qui a mis fin à une crise politique caractérisée par le contrôle d’un individu et de sa famille. C’est pourquoi il n’est pas correct de qualifier ce que nous vivons actuellement de crise, mais plutôt, nous sommes face à une nouvelle situation et de nouvelles élections pour mettre fin à la situation de fragilité et démanteler des mines laissées par le gang. Quant aux divergences politiques et partisanes, il s’agit là d’un phénomène naturel et un signe de pluralisme et de démocratie et je suis déterminé à développer le pluralisme et la concurrence transparente. O.I : Les perspectives économiques et sociales demeurent fragiles en Algérie, car fortement dépendantes du secteur des hydrocarbures , de la continuité des réformes amorcées et du climat politique. Quel sera votre plan pour stabiliser le pays et attirer les investisseurs ? B.A : Ma démarche consiste à instaurer la confiance entre l’investisseur et l’État, et développer une économie basée sur les énergies renouvelables et le capital humain, ainsi que l’élargissement et la diversification du partenariat et la création de divers centres économiques dans le pays en fonction de chaque région et de son potentiel économique.Si nous augmentons le pouvoir d'achat du citoyen, la machine économique va redémarrer et si nous mettons un terme à la corruption, cela augmentera la richesse des citoyens. O.I : L'heure est grave pour notre pays. L'enjeu est de préserver sa cohésion, d'organiser sa réconciliation. Seriez-vous à la hauteur ? B.A : Notre slogan est: "Ensemble, nous construirons la nouvelle Algérie", c’est pourquoi j’ouvrirai un dialogue national large et approfondi. Et je ferai des recommandations de ce dialogue une base de travail pour établir des ateliers d’une réforme qui répondra à toutes les questions du moment, et aboutira à un projet de plan d’actions que nous réaliserons les uns avec les autres. O.I : Le programme de Bengrina pour prévenir du chaos politique en Algérie ... B.A : La démocratie prévient le chaos et, par conséquent, j'encourage les mouvements populaires et les marches qui sont pour moi une forme d'opposition directe et je les écouterai avec un grand intérêt. Je ne pense pas qu'il y ai un chaos politique en Algérie, mais qu’elle vivait une répression politique et une tyrannie gouvernementale. O.I : Des membres de la communauté algérienne établis à l’étranger, soutenus par leurs pairs en Algérie, sont montés au créneau pour dénoncer « l’offense » et « l’injustice » qui leur est faite à travers l’article 51 de la Constitution algérienne. Ils dénoncent notamment une violation du principe d’égalité des citoyens devant la loi. Allez-vous procéder au retrait de cet amendement si vous êtes élu ? B.A : Je considère que la communauté fait partie de la sécurité nationale de l'Algérie et je vais les sortir des problèmes imaginaires qu’ils vivent, si Dieu le veut. J’ai honte pour l’Algérie quand je vois que le rapatriement de la dépouille d’un de nos ressortissants à l’étranger cause problème, alors que cela devrait être un droit garanti par l’Etat. O.I : Les relations avec la France semblent plus détendus depuis quelques mois. Entre Alger et Paris : un renouveau ? B.A : Oui, nous allons réévaluer nos intérêts nationaux et reclasser les priorités de la relation franco-algérienne. Je suis avant et après tout soucieux des intérêts de mon peuple. O.I : Si vous êtes élu, qui nommerez-vous comme Premier ministre ? B.A : Une telle annonce est prématurée, je bâtirai une base de gouvernance participative autour d’un programme basé sur une vision claire et enthousiaste, et ce n’est pas les compétences algériennes qui manquent. O.I : Pour l’heure, 5 femmes figurent dans le gouvernement de Bedoui. La parité sera t-elle respectée avec vous ? B.A : Nous nous sommes engagés sur un gouvernement composé de 50% de jeunes compétences aussi bien féminines que masculines. O.I : Pour finir, qu'elle citation vous décrit le mieux ? B.A : On dit en arabe : « le serviteur des gens est leur maître », ce qui équivaut à la citation française d’Anton Tchekhov qui dit : « Qui ne sait pas être serviteur ne pourrait être maître ». O.I :Monsieur Bengrina, on vous laisse le soin de conclure. B.A: Je fais confiance au peuple algérien qui a adhéré à l'A.N.P et je resterai fidèle à cet accord entre l'armée et le peuple et je permettrai à toutes les compétences de construire une nouvelle Algérie sous le contrôle populaire.

EXCLUSIF LE CANDIDAT ALI BENFLIS A OUEST INFO "Je propose un programme d'urgence nationale"

Dans le cadre de la campagne électorale aux élections présidentielles, le quotidien Ouest Info a pris contact avec les cinq candidats en course. Une première dans les annales de la presse nationale en invitant les cinq postulants à l'investiture suprême à s'exprimer pour nos fidèles lecteurs et lectrices. Après avoir le bal avec le candidat Azeddine Mihoubi, aujourd'hui, nous avons l'honneur d'ouvrir nos colonnes dans un deuxième entretien exclusif au candidat Ali Benflis dans un entretien à bâtons rompus et dans une totale transparence. Rappelons que M. Ali Benflis, né le 8 septembre 1944 à Batna en Algérie, est un homme d'État algérien. Ministre de la Justice de 1988 à 1991, il est chef du gouvernement de 2000 à 2003. Il se présente aux élections présidentielles de 2004 et 2014, où il réunit respectivement 6,4 % et 12,3 % des suffrages. Nous remercions toutefois M. Ali Benflis d'avoir répondu favorablement à notre invitation. Écoutons-le : De notre bureau à Paris Y.Houmad - Ouest Info : L'élection présidentielle approche à grands pas. Que souhaitez-vous à l’Algérie ? - Ali Benflis : Je souhaite à mon pays ce que lui souhaitent la majorité de mes compatriotes. D’abord, que l’élection présidentielle se tienne dans un climat serein, de respect et de tolérance entre ceux qui sont favorables à cette élection et ceux qui militent pour le boycott de ce scrutin. Ensuite, que notre pays dépasse rapidement la crise politique, économique et sociale qui l’affecte, retrouve la stabilité politique, emprunte le chemin de la croissance économique et du développement durable au bénéfice de tous les Algériens sans exclusion aucune, reprenne sa place de choix sur l’échiquier régional et international. C’est à la réalisation de ces objectifs, qui figurent dans mon programme d’urgence, que je vais me consacrer, si le peuple algérien m’accorde sa confiance. - O. I : Quatre autres prétendants dans cette course à la présidentielle : Azzedine Mihoubi, Abdelmadjid Tebboune, Abdelkader Bengrina, Abdelaziz Belaïd et d’après-vous, quelles devront-être les qualités du futur président de la république ? Quel est le type de président capable d'incarner et de rassembler le pays ? - A. B : Le futur président de la république doit avoir à son actif, un parcours politique irréprochable d’intégrité et d’engagement, un homme politique d’expérience, rassembleur autour de sa personne et de son programme, un leader politique ayant une vision claire et des ambitions pour son pays. En résumé, un Président ayant des qualités d’Homme d’Etat, totalement dévoué à son peuple et à son pays. - O. I : Le pays traverse une énième crise politique depuis le 22 février, à quoi est due cette fragilité en Algérie, cette dissension entre les partis politiques, cette querelle permanente entre les individus ? Comment expliquez-vous cela ? - A. B : La crise que vit notre pays, depuis la chute du Président déchu, a pour origine l’absence de consensus sur l’approche de la sortie de la crise de régime, globale dans laquelle le pouvoir personnel a plongé notre pays, par une gouvernance politique autoritaire, une économie de rente qui a considérablement accru la dépendance de notre pays de l’Extérieur, et une politique sociale dirigée vers la gestion de la paix civile plutôt que vers un véritable développement social. Alors qu’il y a un consensus sur la rupture avec le régime politique en place, l’édification d’un Etat de droit et l’instauration d’un régime démocratique, une partie de la classe politique considère indispensable de passer par une période de transition de 2 à 3 ans et l’élaboration d’une nouvelle constitution avant d’aller à des élections.L’autre partie soutient que, compte tenue de la gravité de la situation politique, économique et sociale du pays, il y a urgence à élire un Président de la République qui sera investi de toute la légitimité requise pour engager un processus de sortie de crise, de rupture et de changement. Personnellement, je partage ce dernier point de vue, partant de l’urgence d’une sortie de crise et de la profonde conviction que l’élection présidentielle constitue la voie la plus rapide et la moins coûteuse aux plans politique, économique, sociale et sécuritaire, pour notre pays, pour une sortie de crise durable. Je conçois, par ailleurs, le prochain mandat présidentiel, comme un mandat de transition et de réalisation des aspirations de la révolution du 22 Février. Je ne perds pas espoir de voir les divergences s’estomper et un consensus se dégager sur une feuille de route pour la rupture et le changement, après l’élection présidentielle. Si je suis élu, je m’efforcerai de réaliser un tel consensus. - O. I : Les perspectives économiques et sociales demeurent fragiles en Algérie, car fortement dépendantes du secteur des hydrocarbures, de la continuité des réformes amorcées et du climat politique. Quel sera votre plan pour stabiliser le pays et attirer les investisseurs ? - A. B : Notre pays vit une crise politique, une crise économique et une crise sociale qui sont liées .La persistance de la crise politique aggrave la situation économique et sociale et vice versa. Il nous faut donc une démarche globale de sortie de crise et c’est ce que je propose dans mon programme d’urgence nationale. La dépendance économique des hydrocarbures est le principal handicap de notre économie. Et effectivement, nos perspectives économiques et sociales seront compromises tant que cette dépendance sera prépondérante. D’où, l’impératif d’une réduction substantielle de cette dépendance par une diversification économique, notamment, par le développement de trois secteurs où l’Algérie a des capacités de développement et des réservoirs de productivité, à savoir, l’industrie, l’agriculture et le tourisme. Avec la résorption de la crise politique par la légitimité des institutions et le dialogue, le redressement de la situation économique, et l’apaisement du front social, notre pays retrouvera la stabilité. En plus d’une stabilité politique, économique et sociale retrouvée, sa situation géopolitique, ses richesses énergétiques et minières, ses réservoirs de productivité, l’importance de son marché, font de l’Algérie un pays à fort potentiel d’attractivité pour l’investissement étranger pour peu que le climat des affaires soit favorable. Et c’est justement ce que prévoit mon programme à travers une série de mesures à prendre et d’actions à engager, notamment, l’assainissement de l’environnement économique, la dépolitisation et la débureaucratisation de l’acte économique, la stabilisation de la législation et de la réglementation relatives à l’investissement étranger, le foncier industriel, la réforme bancaire. - O. I : L'heure est grave pour notre pays. L'enjeu est de préserver sa cohésion, d'organiser sa réconciliation. Seriez-vous à la hauteur ? - A. B : Je suis très conscient de l’ampleur de la tâche qui m’attend, si le peuple m’accorde sa confiance. Avec le projet de rénovation nationale que je porte et le Programme d’urgence nationale qui le sous-tend, je crois que je suis bien armé pour faire face aux enjeux de la situation politique, économique et sociale et relever les défis auxquels fait face notre pays, à savoir, au plan politique, transformer l’Etat national en Etat de Droit, renforcer l’unité et la cohésion de la nation, instaurer un régime démocratique où le peuple est souverain ; au plan économique, arrêter la détérioration de l’Economie nationale, engager les grandes réformes structurelles, et lancer une stratégie de diversification économique, au plan social, promouvoir un Pacte national sur la base des principes d’équité sociale, de solidarité nationale et d’intégration économique et sociale avec comme priorités l’éducation, la santé, le logement, l’emploi et l’attention à la Jeunesse. Je sais, par ailleurs, que la mise en œuvre du programme d’urgence nationale que je soumets à mes compatriotes n’est pas l’affaire d’un seul homme, quelle que soit sa légitimité. Ce n’est pas, non plus l’affaire d’un seul parti, quelle que soit l’envergure de sa base politique et sociale. C’est l’affaire de toutes les bonnes volontés qui ont à cœur notre pays et qui veulent contribuer à la sortie de crise et à l’émergence d’une République citoyenne et d’un Etat de droit. Mon programme est rassembleur. Ma démarche aussi. Je compte recourir au dialogue, à la consultation, à la concertation, dans tous les grands chantiers de réforme politique, économique et sociale, que je compte lancer dès le début de mon mandat. - O. I : Le programme de Benflis pour prévenir du chaos politique en Algérie. - A. B : Partant du constat que notre pays fait face à une crise multidimensionnelle caractérisée par une urgence politique, une urgence économique et une urgence sociale dont il importe d’assurer la prise en charge et le traitement sans plus tarder, je propose aux Algériens, non pas un programme électoral « classique », mais un « Programme d’urgence nationale » qui porte sur un changement global ayant pour but la modernisation politique, économique et sociale du pays. Un programme qui établit un ensemble de priorités absolues, politiques, économiques et sociales et s’inscrit en droite ligne des revendications justes et légitimes de la révolution démocratique pacifique, et dont les grandes lignes se déclinent en trois objectifs : - remettre au plus tôt l’Etat national en ordre de marche avec des institutions légitimes, du sommet à la base, pour bâtir la République citoyenne et l’Etat de droit, et la première de ces légitimités est celle d’un Président de la République élu démocratiquement lors d’un scrutin irréprochable et incontestable, - contenir l’effondrement économique, engager les réformes structurelles, et jeter les bases d’une Economie sociale de marché, pour construire une économie ouverte, diversifiée, créatrice de richesse et d’emplois, et un système de redistribution équitable, - enrayer la régression sociale et promouvoir un pacte social pour une société des libertés et responsabilités, une société solidaire où l’exclusion et la marginalisation n’ont pas de place. Ce programme offre une voie de sortie de crise tout en ouvrant des perspectives d’avenir prometteuses à notre pays. - O. I : Des membres de la communauté algérienne établis à l’étranger, soutenus par leurs pairs en Algérie, sont montés au créneau pour dénonce« l’offense » et « l’injustice » qui leur est faite à travers l’article 51 de la Constitution algérienne. Ils dénoncent notamment une violation du principe d’égalité des citoyens devant la loi. Allez-vous procéder au retrait de cet amendement si vous êtes élu ? - A. B : Au moment de l’adoption de la révision constitutionnelle du 7 février 2016 que j’avais qualifiée de « coup de force constitutionnel » dans un « livre blanc » que je lui avais consacré, j’avais dénoncé le caractère discriminatoire et diffamatoire de l’article 51 à l’égard de nos ressortissants établis à l’étranger. Il est, dès lors, dans l’ordre des choses, que je me propose, si je suis élu, de rétablir les membres de notre communauté établis à l’étranger dans tous leurs droits citoyens et d’expurger la Constitution et les textes législatifs et réglementaires, de toute disposition discriminatoire à leur l’égard, à commencer par l’Article 51 de la Constitution. - O. I : Les relations avec la France semblent plus détendues depuis quelques mois entre Alger et Paris : un renouveau ? - A. B : Je ne suis pas aux affaires. Je ne sais pas si les relations sont, comme vous le dites, plus détendues. Ce que, personnellement je regrette dans les relations algéro-françaises, c’est qu’elles ont pris le caractère d’une relation entre un régime politique, celui instauré par le Président déchu, et l’Etat français, une relation personnalisée, privatisée, au lieu d’être une relation d’Etat à Etat. Si je suis élu, je m’attacherai à rétablir les relations algéro-françaises dans leur cadre naturel d’une relation d’Etat à Etat, basées sur les principes du respect de la souveraineté, de l’équilibre des intérêts, et de la non-ingérence dans les affaires intérieures. - O. I : Si vous êtes élu, qui nommerez-vous comme Premier ministre ? - A. B : N’attendez pas de moi que je vous donne un nom. Ce que je peux vous dire, c’est que je me suis engagé, si je suis élu, à constituer un gouvernement d’ouverture politique, composé d’hommes politiques, de représentants de la Société civile et d’experts, qui restera en place jusqu’aux élections législatives anticipées. Une fois l’Assemblée Populaire Nationale élue, le Premier Ministre sera issu de la majorité parlementaire. - O. I : Pour l’heure, 5 femmes figurent dans le gouvernement Bedoui. La parité sera t-elle respectée avec vous ? - A. B : Ce que je peux vous dire, c’est que, si je suis élu, la femme sera bien représentée dans mon gouvernement et pas seulement dans des portefeuilles de la sphère sociale. Elle sera également présente dans toutes les Institutions. La femme est éligible à toutes les fonctions publiques. A tous les postes de responsabilité. La femme jouira de tous les attributs d’une pleine citoyenneté. - O. I : Pour finir, quelle citation vous décrit le mieux ? - A. B : « Que chacun dise ce qu’il croit être la vérité et que la vérité elle-même soit recommandée à Dieu. » Dans cette campagne électorale, dire la vérité aux Algériennes et aux Algériens, loin de tout populisme et de toute démagogie, sera ma ligne de conduite. - O. I : Monsieur Benflis, je vous laisse le soin de conclure. - A. B : Pour conclure, je dirai que la tâche est ardue mais notre peuple est connu pour sa résilience face aux épreuves difficiles. Le défi est grand mais les Algériens en ont relevé de plus grands encore. Dans l’histoire des Peuples, il y a toujours des générations qui se distinguent et la nôtre se distinguera, certainement, dans l’édification de l’Etat de droit et l’instauration d’un régime démocratique dans notre pays.

Le général de corps d'Armée Gaïd Salah : “s'écarter du cadre constitutionnel, c'est basculer dans le chaos”

Le général de corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, Chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire a réaffirmé à Cherchell (Tipasa) sa conviction que la recherche d'une solution de la crise politique que traverse le pays loin du cadre constitutionnel, "signifie tomber dans des éventualités aux conséquences désastreuses, à savoir basculer dans le chaos", a indiqué jeudi un communiqué du ministère de la Défense nationale. "Nous avons affirmé à maintes reprises que s'écarter, sous quelque forme que ce soit, du cadre constitutionnel, signifie tomber dans des éventualités aux conséquences désastreuses, à savoir basculer dans le chaos (...) C'est le vœu de la bande, de ses têtes et de tous ceux qui leur vouent allégeance", a déclaré le chef d'état-major devant les cadres et les élèves de l'Académie militaire de Cherchell, "Ainsi, se traduit le souci de l’institution militaire de l’impératif de respecter la Constitution du pays et d'appliquer les lois en vigueur, pour barrer la voie face à tous les opportunistes, arrivistes et traitres qui tentent de brouiller les efforts des fidèles fils de l’Algérie et les empêcher de servir leur patrie, car servir la patrie signifie, incontestablement, l’impératif de faire face aux ennemis de la nation", a-t-il ajouté. Il a, dans ce sens, indiqué avoir eu à s’engager auparavant "afin d'accompagner le parcours du peuple pour réaliser ses espoirs et ses attentes légitimes". Le général de corps d'Armée a rappelé que "les instigateurs de la bande et leurs complices ont tenté, durant des années, de tuer l’espoir dans les esprits des Algériens et d’étouffer tous les dévoués parmi les fils de cette patrie, ce qui nécessite de poursuivre la lutte contre la corruption par tous les moyens légaux". "Nous considérons que ce que vit l’Algérie aujourd’hui est un fait exceptionnel qui permettra, avec l’aide d’Allah, de poursuivre une marche constante sur la voie de l’édification de l’Etat de droit, qui demeure la finalité de tous les libres et nobles fils de l’Algérie, qui n’ont aucune préoccupation que d’être au service de leur patrie et non pas s’enrichir indûment, mettant à profit les fonctions qu’ils occupent", a-t-il fait valoir. Il a, en outre, indiqué que "ce qui a été réalisé dans la lutte contre la corruption et tout ce que cela a requis pour le démantèlement des réseaux de la bande et le tarissement de ses sources n’est pas négligeable, mais un indicateur clair sur le degré de fédération des efforts de l’ANP et de tous les dévoués dans tous les secteurs de l’Etat et de la société, puisque les efforts dévoués une fois réunis portent toujours des résultats bénéfiques au pays et aux personnes". Un complot se tramait contre l’Algérie et son armée depuis 2015 "Je sais pertinemment que vous, élèves de l'Académie, représentez le pilier de l’ANP et la réserve de son avenir prometteur. Aussi, vous devez réaliser que nous avons prédit depuis 2015, les dessous d’un complot qui se tramait contre l’ANP, contre notre patrie l’Algérie, à travers les tentatives des instigateurs pour tuer l’espoir dans les esprits des Algériens et d’étouffer tous les dévoués parmi les fils de cette patrie, qui représentent un danger pour les intérêts de la bande avec ses têtes connues par tous, ses bras qui s’étendent et ses réseaux qui s’infiltrent dans les articulations des institutions de l’Etat et de la société", a-t-il dit. "Elle (la bande) a agi et ne cesse d’agir avec haine, voire avec connivence avec des entités connues pour leur hostilité traditionnelle envers notre pays, je dis, afin d’établir les fondements de la corruption dans notre pays, consolider ses liens et en faire une rampe de lancement d’où seront lancées des attaques contre l’Algérie sur les plans économique, social, culturel, voire sécuritaire", a-t-il ajouté. M.Gaïd Salah a relevé que "l'objectif de ce complot explique certainement son ampleur et les moyens de son soutien, au point où certaines parties malveillantes tentent de déstabiliser la justice et remettre en cause l’importance de sa lutte contre la corruption, sous prétexte que ce n’est pas le temps pour combattre ce fléau et qu’il vaudrait mieux le reporter jusqu’après les élections". "Aussi, apparait clairement l'origine du mal voire la source de l'épidémie et se précisent par conséquent les objectifs réels de ceux qui veulent instaurer des phases de transition, soit tomber dans le piège du vide constitutionnel. Ils veulent protéger la corruption en reportant la lutte lancée contre elle", a-t-il ajouté, faisant savoir que "c’est là le mode d’action des corrupteurs ennemis du peuple et de la patrie". Pour lui, "point de concession ni de report dans le processus de lutte, mais se poursuivra, avec l’aide d’Allah et Sa force, avec résolution, rigueur et constance avant et après les présidentielles, car le futur président élu sera du côté du peuple et de son pays et sera ainsi telle une épée face à la corruption et les corrupteurs. Aucun espoir que la corruption persiste dans notre pays. Point d’horizons aux corrupteurs, et notre pays reprendra son chemin de nouveau sur des fondements solides où la loi règnera et la légitimité constitutionnelle prévaudra", a-t-il martelé. Les efforts de l'ANP pour renforcer ses capacités et préserver la dignité de la nation Le général de corps d'Armée, qui a présidé la cérémonie annuelle des sorties de la 12e promotion de formation militaire commune de base, la 50e promotion de formation fondamentale et la 3e promotion d’officiers du cycle Master, avait souligné, lors de son allocution d’orientation prononcée, hier, devant les cadres et les élèves de l’Académie, "les efforts dévoués et sincères que l’ANP ne cesse de consentir ainsi que ces diverses étapes prestigieuses qu’elle a parcourues dans le développement de ses capacités dans les différents domaines". "Celui qui veut s’assurer du degré d’application réelle et sur le terrain des significations du dévouement envers la patrie par l’ANP, digne héritière de l’Armée de Libération nationale, il n’a qu’à méditer en toute objectivité et impartialité sur les étapes prestigieuses qu’a parcourues notre armée dans le développement de ses capacités de combat et opérationnelles, en suivant de plus près le déroulement des exercices de démonstration de différents niveaux qui sont exécutés avec un grand succès à la fin de chaque année d’instruction". Il a affirmé que le Haut Commandement de l’ANP accorde "une extrême attention à la préparation des forces au combat, afin d’élever en continu la disponibilité combative des éléments et leur maitrise des différentes armes modernes dont dispose l’ANP et partant, consolider l’efficacité au combat de nos unités déployées à travers tous les recoins de notre territoire national". "Tels sont les objectifs de développement aux démarches multiples, dont je m’efforce toujours et avec grande détermination, lors de mes visites régulières au niveau des Régions militaires avec leurs différentes unités de combat et de soutien, à ancrer les assises à travers l’appréciation de tous les efforts consentis par l’ensemble des militaires, dans leur différentes catégories et niveaux dans ce volet vital, du fait que tout cela contribue au renforcement des capacités de notre Armée et la préservation de la dignité de notre nation", a-t-il ajouté. APS

EXCLUSIF : AZZEDDINE MIHOUBI à Ouest Info : "Je m’engage à la consolidation de l’Etat de droit"

Dans le cadre de la campagne électorale aux élections présidentielles, le quotidien Ouest Info a pris contact avec les cinq candidats en course. Une première dans les annales de la presse nationale en invitant les cinq postulants à l'investiture suprême à s'exprimer pour nos fidèles lecteurs et lectrices . Aujourd'hui, nous ouvrons le bal avec le candidat Azzedine Mihoubi dans un entretien à bâtons rompus et dans une totale transparence . Nous rappelons que le candidat Azzedine Mihoubi, né le 1ᵉʳ janvier 1959 à Aïn Khadra dans l'actuelle wilaya de M'Sila en Algérie, est un journaliste, poète, romancier et homme politique algérien. Ministre de la Culture de 2015 à 2019, puis secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique depuis le 20 juillet 2019. Nous remercions toute fois M. Azzedine Mihoubi d'avoir répondu favorablement à notre invitation. Écoutons-le : De notre bureau à Paris Y.Houmad Ouest info Les éléctions présidentielles arrivent à grands pas, le président Bensalah, président par intérim depuis le 9 avril 2019 après vingt ans de règne de Abdelaziz Bouteflika. Que souhaitez-vous à l’Algérie ? Azzedine Mihoubi : Ah ! Tout le bonheur du monde ! Une entière paix et un prospère développement ! Notre pays est à la veille d’une échéance charnière de son histoire contemporaine. Mon souhait aussi est que cette élection présidentielle puisse être une opportunité pour une sortie de crise en Algérie, qu’elle puisse s’écrire dans une nouvelle page et prendre départ sur une nouvelle base et qu’elle soit, enfin, couronnée par l’élection d’un Président de la République légitime auquel échoira la mission de rassembler les algériens et de consolider le ciment national, et là j’en viens à votre seconde question. OI : Selon vous, quel est le type de Président capable d'incarner et de rassembler le pays ? AM : De mon point de vue, il ne s’agit pas de typologie ou de critériologie à définir par avance. Il s’agira plutôt d’élire un Président légitime qui a une vision, un projet et une ambition pour l’Algérie ; Un Président de tous les algériens sans distinction ni exclusion, certainement pas le Président d’un clan, d’un pouvoir ou d’une région, ce temps là étant révolu, et c’est là l’engagement de Monsieur le Vice-ministre de la Défense Nationale, Chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire lorsqu'il affirme que « le temps de la fabrication des Présidents est définitivement révolu » ; Un président courageux et capable de rassembler et de conduire les réformes nécessaires pour faire sortir le pays de l’ornière ; et enfin, un Président fort et juste, jouissant d’une légitimité populaire et démocratique. OI : Quatre autres prétendants connus dans cette course à la présidentielle : Ali Benflis, Abdelmadjid Tebboune ,Abdelkader Bengrina et Abdelaziz Belaïd. D’après-vous, quelles devront-être les qualités du futur président de la république démocratique de l’Algérie ? AM : Je crois que la troisième question est liée à la seconde et j’estime y avoir répondu. OI : Le pays traverse une énième crise politique depuis le 22 février 2019, à quoi est due cette fragilité en Algérie, cette dissension entre les partis politiques, cette querelle permanente entre les individus ? Comment expliquez-vous cela ? AM : La difficulté politique qui secoue notre pays depuis plusieurs mois, est avant tout et en dépit de son caractère multidimensionnel, une crise de gouvernance et une crise de confiance. Vous aurez remarqué que la crise politique est cyclique en Algérie. Il s’agit d’un cycle long de 30 ans (octobre 1988 – février 2019), correspondant à une génération. Lorsque le système politique dépasse une génération, il tombe en obsolescence et survient alors la crise. Avec ces mutations nous attendons la naissance de nouvelles élites politiques, de façon à garantir des alternances ordonnées et pacifiques. Contrairement à ce que vous suggérez, la crise n’est pas forcément symptomatique d’une fragilité, je l’appréhende, pour ma part, comme un facteur de résilience et une opportunité : une opportunité pour le changement. Autrement dit ; ce que vous qualifiez de fragilité n’est autre qu’une maturité. Une dynamique populaire. Quant à « la crise » que vous évoquez elle est simplement la résultante d’une mal gouvernance, d’une dérive autoritaire, d’une conception mono-céphalique du pouvoir, de l’absence de contre-pouvoirs. Elle résulte tout simplement de l’absence de bon sens. Ainsi son ampleur a révélé la profondeur du mal qui ronge notre pays, l’extrême vulnérabilité de l’Etat, la corruption endémique qui gangrène la sphère publique, la collusion dangereuse entre argent sale et politique, la prédation et la dilapidation des deniers publics, engendrant par conséquent, une érosion de la confiance entre les citoyens et l’Etat. OI : Les perspectives économique et sociales demeurent fragiles en Algérie car fortement dépendantes du secteur d’hydrocarbures, de la continuité des réformes amorcées et du climat politique. Quel sera votre plan pour stabiliser le pays et attirez les investisseurs ? AM : Aujourd’hui, les constats sont têtus dans le domaine économique. L’indicateur le plus révélateur est la part des hydrocarbures dans le PIB. Le contraste saisissant entre l’opulence financière des années 2000 et les modestes performances en terme de croissance, témoignent du fait que notre modèle de développement économique est aujourd’hui en panne : l’Algérie peine à trouver la voie de la diversification de son économie. Il faut l’admettre, l’Algérie a échoué le pari de la diversification hors-hydrocarbures. Le rêve de ceux qui ont eu cette ambition dans les années 60-70 - seule période où une stratégie de diversification a été tentée ne s’est malheureusement pas réalisé. Vous faites référence à l’environnement des affaires qui demeure tributaire du climat politique et de la stabilité juridique et réglementaire. L’effort d’amélioration du climat des affaires est au cœur de mon programme de redressement économique. Il se concentrera sur les domaines qui impactent le plus les entrepreneurs et les investisseurs, notamment : l’amélioration du cadre légal et réglementaire des affaires, la réforme du système bancaire et financier, la refonte de la législation fiscale, l’accès au foncier industriel et la dématérialisation de procédures pour les entreprises et l’administration électronique. En l’état, c’est toute une nouvelle approche dans l’intelligence économique nationale qui sera crescendo mise en œuvre. OI : L'heure est grave pour notre pays. L'enjeu est de préserver sa cohésion, d'organiser sa réconciliation. Seriez-vous à la hauteur ? AM : Étant un homme qui croit en les vertus du dialogue, je m’engage, si le peuple algérien m’accorde sa confiance, à lancer, sous le sceau de l’urgence, un large dialogue national inclusif, le plus large possible, entre tous les algériens, sans exclusion, sur une solution consensuelle de sortie de crise. Dans ce cadre là, je vous dirai, si intellectuel et homme de lettres j’ai bâti toute ma vie des œuvres d’amour et de paix ; Président je bâtirais l’amour, la paix et l’harmonie nationale. OI : Le programme de Mihoubi pour prévenir du chaos politique en Algérie? AM : Pour éviter le chaos politique, il n’existe par de recette magique. Mon programme, sous le slogan (Je m’engage) prévoit la consolidation de l’Etat de droit avec des institutions fortes, la réforme et la moralisation de la gouvernance publique. Le chaos n’est pas un sort, ni un destin forcément à subir. Il suffit tout simplement mettre les garde-fous pour prémunir contre les dérives autoritaires et l’arbitraire et garantir l’alternance et la transparence. OI : Des membres de la communauté algérienne établis à l’étranger, soutenus par leurs pairs en Algérie, sont montés au créneau pour dénoncer « l’offense » et « l’injustice » qui leur est faite à travers l’article 51 de la Constitution algérienne. Ils dénoncent notamment une violation du principe d’égalité des citoyens devant la loi. Allez-vous procéder au retrait de cet amendement lors si vous êtes élu ? AM : Cette communauté est là notre. Elle est une partie intégrale et sans nul amoindrissement du peuple algérien. La promotion donc de notre communauté nationale et diaspora à l’étranger, la mobilisation de celle-ci au service du développement de notre pays, ainsi que la protection de nos ressortissants dans le monde, sont des axes structurants de mon programme. Je m’engage et c’est un grand devoir patriotique à veiller à la préservation des droits, intérêts, sécurité et dignité de notre communauté dans les pays d’accueils, et au renforcement de ses liens avec la Patrie, ainsi qu’à la prise en charge de ses préoccupations. Pour revenir à votre question, effectivement l’article 51 de la Constitution a suscité une levée de bouclier chez notre communauté. Pour ma part, j’irais plus loin, je considère que l’article en question est anticonstitutionnel, puisque il est en porte-à-faux avec le principe sacro-saint de l’égalité de tous devant la loi, à fortiori devant la Loi suprême. Si je suis élu à la présidence de la République, et comme je suis légaliste, je m’engage à saisir le Conseil Constitutionnel sur la constitutionnalité du dit article. Si l’anti-constitutionnalité de l’article en question est confirmée, je m’engage à procéder à son abrogation.

CAN2019 : Les Verts époustouflants imposent le respect

L’Algérie a dominé le Sénégal (1-0) jeudi soir, dans le groupe C, lors de la deuxième journée de la CAN. Les Verts se qualifient donc pour les huitièmes de finale tandis que les Lions de la Téranga devront terminer le travail contre le Kenya. Ce Sénégal – Algérie était présenté comme l’une des belles affiches de ce premier tour de la CAN, en plus d’être un match décisif dans le groupe C. Décisif, il l’a forcément été. Mais le defi physique a eu raison du jeu mais là n'est pas l'essentiel, il faut savoir parfois gagner ces matchs. L'EN s'est imposé sur la plus petite des marges (1-0) au terme d’un match moyen techniquement mais intense dans le défi physique, Feghouli avait insisté avant les premiers match sur la necessité d'etre solides, les Verts l'ont été. Youcef Belaïli à la 48eme reprend un centre de Feghouli, en contrôlant le ballon pour ne pas qu'il rebondisse et aligne le gardien sénégalais. Les Verts sont qualifiés et verrouillent quasiment définitivement la première place de cette poule. Pour les Lions de la Téranga, il faudra finir le travail lundi soir (21h00) face au Kenya, qui doit d’abord affronter la Tanzanie plus tard dans la soirée (22h). Senegal algeria Le Caire Jeudi 27 juin 2019 Stade du 30 Juin 18h00 (Alger) [FT] Sénégal 0-1 Algérie Belaïli (49') Kouyaté (14'), Baldé (36') - Benlamri (20'), Atal (24') Sénégal : 16 E. Mendy 3 K. Koulibaly 12 Y. Sabaly 22 M. Wagué 13 A. N'Diaye 8 C. Kouyaté 17 Badou N'Diaye 9 M. Niang 10 S. Mané 11 K. Baldé 15 K. Diatta Algérie : 23 R. M'Bolhi 4 D. Benlamri 2 A. Mandi 21 R. Bensebaini 20 Y. Atal 10 S. Feghouli 17 A. Guédioura 7 R. Mahrez 22 I. Bennacer 8 Y. Belaïli 9 B. Bounedjah

face a la tentative d'ingérence du Parlement européen :Gaid Salah salue la vive réaction du peuple algérien

Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), le Général de Corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, a salué, mardi, à l'occasion de sa visite de travail et d'inspection à la 2ème Région militaire à Oran, la vive réaction du peuple algérien qui a exprimé son rejet "catégorique" des tentatives d'ingérence du Parlement européen dans ses affaires internes, soulignant que "le fort élan populaire et les marches pacifiques qu'a connus dernièrement notre pays reflètent la force de la volonté populaire de surmonter cette phase sensible" que connait l'Algérie. "Le fort élan populaire et les marches pacifiques qu’a connus dernièrement notre pays, reflètent la force de la volonté populaire de surmonter cette phase sensible de son histoire et augurent d’un dénouement éminent de la situation et que l’Algérie atteindra son havre de paix, grâce à la détermination du peuple algérien, à travers tout le territoire national, à participer en force à la prochaine échéance présidentielle du 12 décembre 2019 et à son adhésion avec son Armée Nationale Populaire (ANP), digne héritière de l’Armée de Libération Nationale (ALN), en soutenant sa position sincère et dévouée avec une foi et une conviction totales en la justesse de son approche rationnelle et objective pour surmonter cette phase que traverse le pays, cette approche constructive qui n’a d’autre objectif que de servir l’intérêt suprême de la nation, et de préserver sa sécurité et la quiétude de son peuple", a déclaré le Chef d'état major lors de sa rencontre avec les cadres et les membres de la 2ème RM dans son allocution d'orientation suivie via visioconférence par toutes les unités de la Région. "Ce peuple authentique qui a accueilli favorablement les positions clairement exprimées par l’institution militaire depuis le début de la crise à ce jour et qui l’estime à sa juste valeur, partant de la grande confiance qu’il a en son armée, déterminée à poursuivre résolument ses missions, quelques soient les circonstances, considérant que cette armée- dont le souci majeur notamment en ces circonstances particulières que vit notre pays, est de préserver l’Algérie, terre et peuple, et sauvegarder sa stabilité, son indépendance et sa souveraineté nationale- est une armée qui mérite tout le respect, la considération et le soutien", a-t-il précisé. "Ce peuple dont nous sommes issus, que nous connaissons parfaitement et estimons à sa juste valeur, a constamment su comment faire face à toutes les adversités, aussi grandes qu'elles soient, grâce à son dévouement et sa fidélité à ses principes nationalistes et ses valeurs ancestrales, ainsi que grâce à l'accompagnement de l'institution militaire, qui a adopté une stratégie clairvoyante et judicieuse, et s'est attelée à la mettre en œuvre par étapes, en parfaite harmonie avec les revendications et les attentes de ce vaillant peuple", a-t-il affirmé. "Le voila aujourd'hui qui répond à ces tentatives désespérées à travers ses marches massives, dans tout le pays, et se tient debout tel un seul homme, avec toutes ses franges. Il a donné ainsi les plus merveilleuses images de solidarité, de soutien et de cohésion, rejetant catégoriquement la tentative du parlement européen de s'ingérer dans les affaires internes de son pays, donnant ainsi au monde entier une leçon dans le véritable patriotisme", a poursuivi le Général de corps d'Armée. Et d'ajouter: "Et c'est là que réside l'importance de la prochaine échéance électorale, car elle représente en réalité un parachèvement irrévocable du parcours du 1er novembre 1954". A ce propos, il a rappelé avoir "dit lors de mon intervention devant les cadres et les personnels du Commandement des Forces Aériennes le mercredi 27 novembre passé, voire dans des occasions précédentes, que ce peuple authentique, qui est parfaitement conscient de la gravité des machinations qui se trament dans les laboratoires de la conspiration à l'étranger et des modes de trahison et de félonie à l'intérieur, lorsque la bande a fait appel à des parties extérieures". "J'ai dit que ce peuple saura répondre en temps opportun, à toutes les tentatives d'ingérence dans ses affaires internes. Le voila aujourd'hui qui répond à ces tentatives désespérées à travers ses marches massives, dans tout le pays, et se tient debout tel un seul homme, avec toutes ses franges. Il a donné ainsi les plus merveilleuses images de solidarité, de soutien et de cohésion, rejetant catégoriquement la tentative du parlement européen de s’ingérer dans les affaires internes de son pays, donnant ainsi au monde entier une leçon dans le véritable patriotisme, et affirmant que l'Algérie possède des hommes et des femmes, qui sont capables de la défendre, car ils appartiennent tout simplement au peuple des miracles qui connait le sens de la souveraineté nationale et l'estime à sa juste valeur, car elle a été acquise au prix des sacrifices des millions de vaillants martyrs", a-t-il soutenu. Le peuple algérien "saura également comment répondre à tous ses détracteurs qui complotent contre sa patrie, en se dirigeant massivement le 12 décembre prochain aux urnes afin d'élire un président de la République en toute intégrité, liberté et démocratie, pour que ce soit là une réponse vigoureuse et civilisée et telle une gifle cinglante à tous ceux qui s'attaquent à l'Algérie, dont la force est égale à celle que nos vaillants ancêtres leur ont infligée depuis le début du colonialisme français en Algérie en 1830, lors des héroïques résistances populaires continues, passant par la glorieuse Révolution de libération jusqu'à l'indépendance. Ils ont donné à l'occupant tyrannique une bonne leçon sur le patriotisme, l'attachement à la patrie, le refus de l'asservissement quels que soient les sacrifices. Ils ont prouvé aux traîtres et inféodés que leur destin n'est que honte et opprobre. En effet, le pays est cher et précieux et ne peut être marchandé quel que soit le prix", a affirmé le vice-ministre de la Défense nationale. Le Général de corps d'Armée Ahmed Gaïd Salah a ajouté que "l'Algérie avec de telles caractéristiques et toutes ses grandes ambitions et l'avenir qui sied à sa grandeur et auquel elle aspire, c'est l'Algérie que le Haut Commandement de l'Armée nationale populaire s'honore, aujourd’hui et chaque jour, d'accompagner, en étant pleinement consciente du sens des incommensurables sacrifices qu'ont consentis nos ancêtres afin de façonner l'histoire nationale glorieuse de l'Algérie, qui constitue le phare qui guide les plus dévoués de ses enfants". "Et c'est là que réside l'importance de la prochaine échéance électorale, car elle représente en réalité un parachèvement irrévocable du parcours du 1er Novembre 1954. En effet, si Novembre avait auguré de la libération du pays de l'abomination du colonialisme français abject, Décembre aura l'honneur de parachever la construction de l'Etat de droit conformément aux principes de la Déclaration du 1er Novembre", a conclu le Chef d'Etat-Major de l'ANP. aps

CAN-2019 : l'Algérie s'offre le Sénégal 1-0 et se qualifie en 1/8 de finale : Héroïques

La sélection algérienne de football a composté son billet pour les huitièmes de finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2019), en battant son homologue sénégalaise sur le score de 1à 0 (mi-temps: 0-0), en match disputé jeudi au stade du 30-Juin, pour le compte de la deuxième journée du groupe C.L'unique but de la rencontre a été inscrit par Youcef Belaili (49') pour les Verts.Cette victoire permet à l'Algérie de prendre seule les commandes du groupe C avec un total de six points, devant le Sénégal (3 pts). L'autre match du groupe C mettra aux prises la Tanzanie au Kenya (21h00 algériennes), deux sélections ex aequo au classement général avec zéro point au compteur .La prochaine journée est programmée le 1er juillet au Caire. L'Algérie sera opposée à la Tanzanie, alors que le Sénégal affrontera le Kenya.Cette phase finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN-2019) se déroule du 21 juin au 19 juillet en Egypte. Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs troisièmes seront qualifiés en huitièmes de finale.

SORTIE PROCHAINE A PARIS DU LIVRE : "Ahmed Gaid Salah, Le serment de Novembre "

Le livre « Ahmed Gaid Salah, le serment de novembre » sortira prochainement à Paris. Abdelaziz Houmad , le directeur du quotidien Ouest Info qui en est l'auteur , se trouve depuis quelques jours dans la capitale française pour les dernières retouches du livre et finaliser les contacts avec des maisons d'édition locales pour la publication du livre. Le livre, avons- nous appris auprès de l'auteur, retrace de manière détaillée le parcours exceptionnel de ce novembriste pur-sang qu'est l'actuel chef d'État -Major de l'ANP ( armée nationale populaire ) Ahmed Gaid Salah, de sa montée au maquis encore adolescent , des combats menés en tant que moudjahed pour la liberté, du militaire de carrière qu’il est devenu après l’indépendance du pays, gravissant avec rigueur les échelons jusqu’à la tête de l’armée populaire nationale formée des enfants du peuple, pour éviter au pays des bains de sang et des dégâts économiques considérables. Une armée qui a su accompagner les manifestations populaires sans que la moindre goutte de sang ne soit versée et ce grâce à son caractère républicain et à son professionnalisme et qui malheureusement fait l'objet tout comme son chef d‘Etat-major Ahmed Gaid Salah d'un lynchage médiatique honteux orchestré depuis l'étranger. L 'auteur fait par ailleurs, la comparaison avec le déroulement des manifestations des gilets jaunes en France pays fondateur des droits de l'homme, et la répression qui a accompagné ce mouvement populaire faisant 11 morts parmi les manifestants et des centaines de blessés. Il s'interroge également sur les tentatives d’ingérence de l’union européenne quand on sait que celle-ci a sanctionné plus de 10 Etats dans le monde mais n'a jamais pénalisé Israël pour le génocide perpétré contre nos frères palestiniens et l’extension des colonies juives s'appropriant au mépris du droit international des terres arabes. Gaid Salah et l'armée algérienne dérangent et car ils constituent un rempart inexpugnable contre les ennemis du pays. Ainsi et bien qu'engagée sur plusieurs fronts, l'armée assure avec efficacité la sécurité sur les immenses frontières du pays, d’un pays à l’échelle d’un continent. Les services de sécurité demeurant mobilisés assurant stabilité et sécurité au pays malgré les campagnes de dénigrement diligentées depuis l'étranger visant à déstabiliser l'Algérie et semer le chaos. Enfin, l’auteur nous révèle que le livre aborde également des épisodes particuliers de la carrière militaire d’Ahmed Gaid Salah, notamment en qualité de meneur d’hommes dans des unités de combat, de sa rigueur légendaire, de son affabilité et de sa proximité fabuleuse avec les troupes des unités qu’il a dirigé avec des anecdotes savoureuses qui renseigne davantage sur l’officier général mais aussi sur l’homme et sa remarquable personnalité. La Rédaction.

ABDELAZIZ HOUMAD INVITE D’AMEL TV : "L’ANP, une armée républicaine"

En déplacement à la mi-mai à Paris, le directeur général d’Ouest-Info, M. Abdelaziz Houmad, a été l’hôte et par deux fois ( le 14 mai et le 16 mai 2019 ) de l’émission phare « L’Algérie De Demain» de la chaîne de télévision Amel TV dont les studios sont situés dans la capitale française. L’émission quotidienne « l’Algérie de demain » programmée chaque soir traite particulièrement de l’actualité nationale, et notamment de l’évolution de la situation du pays suite aux manifestations pacifiques organisées chaque vendredi. Ces deux émissions ont vu , cette fois -ci, un plateau étoffé avec en plus de Abdelaziz Houmad, il y avait la participation de nos confrères Hichem Abboud , Abdou Semmar , Maghraoui Mohamed ainsi que celle de l’ex magistrat Achi Habib . A noter que Abdelaziz Houmad participa à deux éditions successives de l’émission quotidienne « l’Algérie de demain » . Le débat fut intense, contradictoire et électrique. Ce fut l’occasion pour les participants de disséquer les bouleversements que traverse le pays à la suite des nombreux rebondissements vécus chaque semaine, depuis la démission de l’ex président de la république. Chacun allant indubitablement de son analyse selon sa lecture des événements et des informations diffusées, dans une émission qui respecte la liberté d’expression et la diversité des opinions, pour éclairer davantage les téléspectateurs sur l’évolution de la situation du pays, des rapports de force, des enjeux et des défis affrontés par l’Algérie pour sortir de cette crise. Dans ce cadre, et notamment après la mise en branle de la machine judiciaire, libérée enfin des multiples pesanteurs qui l’empêchaient, d’une manière ou d’une autre, d’accomplir convenablement et en toute équité, ses missions, Abdelaziz Houmad, prenant la parole, est intervenu pour faire d’abord une mise au point concernant l’amalgame sciemment entretenu qualifiant le chef d’État –major Ahmed Gaid Salah de «janvieriste» , qualificatif donné aux généraux auteurs du coup d’État fomenté contre feu Chadli Bendjedid l’ancien président de la république au mois de janvier 1992 . « C’est faux ! » s’insuge Abdelaziz Houmad , « Ahmed Gaid Salah n’a jamais été un janviériste, c’est un ancien moudjahid authentique, c’est un novembriste pur sucre . Il a rejoint le maquis à l’âge de 16 ans et il continue à ce jour malgré le poids de l’âge à servir son pays ! Il est à la tête d’une armée formée par les enfants du peuple. Si l’armée est intervenue directement comme le souhaitaient certains , on aurait assisté à un véritable tollé et on aurait crié coup d’État militaire et accuser l’armée d’une armée de putschistes ! Mais rien de tout cela , L’ANP a , au contraire , su imposer le respect et l’admiration de par le monde, par sa maturité, son professionnalisme et son caractère républicain . A ce jour, force est de reconnaitre que l’armée a su protéger le hirak et les manifestants contre toute velléité d’exploitation du mouvement populaire à des fins politiciennes nuisant à l’intérêt suprême du pays ! enchainait Abdelaziz Houmad. Puis, revenant sur le long et difficile combat mené par Ouest-Info contre hogra et la corruption , Abdelaziz Houmad relève les graves dysfonctionnements caractérisant le secteur de la justice , censé être un troisième pouvoir. ! Un rude combat où Ouest-Info fut souvent esseulé, isolé, attaqué, brimé, victime de cabale et de tentative d’infiltration et d’inféodation pour avoir seulement fait son métier d’informer, sans parti-pris, les lecteurs, des dérives de tel ou tel magistrat, sans les citer nommément. Ouest-Info dénonçait les méfaits de représentants d’une institution censée fonctionner avec équité pour juger, selon les lois de la république, les infractions, les délits et les crimes commis, quel que soit l’identité ou l’origine sociale du prévenu. Ces graves dysfonctionnements, comme l’emprisonnement de malades mentaux, l’incarcération d’innocents après des enquêtes partiales et incomplètes, les « erreurs » judiciaires, les prononcés iniques de justice, les dossiers judiciaires curieusement gelés ou restés sans suite, les piétinement des lois de la république ne peuvent être logiquement expliqués que par la corruption et le clientélisme sous toutes ses formes ayant gangrené ce secteur et suscitant l’ire de la population. Ce sont là les raisons, réelles, concrètes et objectives, pour lesquelles Abdelaziz Houmad a plaidé pour de profondes mutations de ce secteur, même concomitamment, avec la bataille enclenchée contre les crimes de corruption et de prédation des biens publics, commis par des gangs , leur entourage, leurs courtisans et leurs relais. Pour Ouest-Info, et certainement de larges pans de la population, il s’agit d’une incontournable action de salubrité publique dans ce secteur pour le nettoyer de ces dérives qui ont gravement nui à sa crédibilité et à son équité. Les citoyens étant appelés à soutenir fortement toute action dans ce sens, pour concrétiser leurs revendications, et pour que justice soit faite pour tous les actes commis contre les intérêts de la collectivité nationale, détournements, trafic d’influence, prédation… Ouest-Info peut enfin légitimement apprécier et ressentir que sa lutte ne fut pas vaine, comme il adhère pleinement à la vision du vice-ministre de la défense nationale et chef d’Etat-major de l’ANP, le général de corps d’armée Ahmed Gaid Salah, pour qui la lutte contre les gangs et la corruption doit être immédiate et ne saurait attendre l’élection du président de la république, pour briser de manière définitive la toile d’araignée ayant gangrené le pays et briser tout velléité de retour…. La rédaction

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