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Ouest-Info

LE PRESIDENT DU FCE, ALI HADDAD, A OUEST-INFO : " Nos actions au sein du FCE sont indissociables du programme du président Bouteflika "

De notre bureau à Paris : Y-Houmad prestigieux groupe médiatique «Les Echos -Le Parisien» a abrité jeudi dernier à Paris, le coup d'envoi de la campagne de séduction du FCE, le Forum des chefs d'entreprises, la plus grande organisation patronale du pays présidée par Ali Haddad. A cet effet, une importante délégation a été dépêchée conduite par son président Ali Haddad. L’organisation patronale avait parvenu à lever le voile sur la thématique de l’économie algérienne et à assurer les investisseurs européens face aux idées reçues sur la réalité et le potentiel du marché algérien et les encourager de ce pas a tenter le pari du «made in bladi ». Lors de cette rencontre économique qui portait le nom très suggestif de «Algérie, les nouvelles dynamiques entrepreneuriales» le FCE avait brillamment réussi son coup de promotion « économie diversifiée », en croisant le regard sur la réalité de l’économie algérienne et son évolution notamment auprès des opérateurs français.Les intervenants algériens et français établis aux quatre coins de l’Algerie ont partagé leurs différentes expériences en insistant sur la méconnaissance du développement du marché algérien de ce côté-ci de la Méditerranée. Lors d’une intervention la Vice-Présidente du FCE Nacera Haddad avait déclaré que la tendance de l’économie algérienne, longtemps dominée par l’exploitation des hydrocarbures par la Sonatrach, un grand groupe public, a vu le secteur privé se développer depuis quelques années « le secteur privé est aujourd’hui déterminant. Il est majoritaire dans la création de richesses. Il y a plus de 65% dans la création d’emplois. Il est majoritaire dans beaucoup de secteurs d’activités. Le secteur de l’agro-industrie est entièrement privé. Le secteur du bâtiment et des travaux publics est privé à 90%. Et l’économie numérique ou la nouvelle économie, elle est par définition privée. » Pour sa part, le vice-président du patronat français le Medef, Fabrice Le Saché, a rappelé l’intensité de la relation franco-algérienne «ont une relation forte», rappelant que son pays est le second fournisseur de l'Algérie (7.000 entreprises exportatrices). «Notre vision est celle d'un partenariat économique de long terme», a-t-il dit, expliquant que c'est une réalité économique «qui signifie l'investissement, la constance, le partage d'expertise, la formation, la structuration de projets dans les territoires, la pénétration de marchés par des liens forts de confiance avec les clients». Il a appelé, dans ce contexte, les entrepreneurs français à «améliorer» la connexion avec leurs homologues algériens. «Se connaître est la première étape d'une relation d'affaires. Les liens humains sont les cordages des relations économiques», a-t-il martelé. Ouest info : Monsieur Haddad, vous avez prononcé un discours devant une pléiades d'experts et d'entrepreneurs français à l’occasion de la rencontre économique « Algérie, les nouvelles dynamiques entrepreneuriales ». Quel message entendez-vous délivrer à l’assemblée ? Ali Haddad : dans un premier temps, permettez-moi de saluer nos partenaires qui ont contribué à l’organisation de cet événement. Nous sommes venus dans le but de rencontrer nos futurs partenaires, et leur expliquer l’importance de l’enjeu économique algérien dans un contexte où des réformes de deuxième génération ont été engagées par le président de la République Abdelaziz Bouteflika. Notre mission consiste à renseigner, à accompagner et à rassurer nos futurs partenaires en cassant les mauvaises idées reçus. Il est important de rappeler que les infrastructures récentes permettent l'accessibilité et l'attractivité des différentes régions et favorise, de fait, les nouveaux investissements.L’entreprise privée en Algérie est devenue un véritable moteur de création de richesse et d'emplois, sur les 11 millions de personnes en activité en Algérie, 7 millions, c'est-à-dire plus de 63%, sont employées par les entreprises privées. o.i : Lors de la participation du FCE au Forum financier international Paris Europlace. Vous avez déclaré que l’Algerie est capable de devenir le hub entre l’Europe et l’Afrique. Quels sont ses atouts ? A.H : Notre pays est mieux placé que quiconque pour devenir le hub entre l’Europe et l’Afrique car nous disposons de véritables atouts pour jouer ce rôle. L’Algerie possède des richesses naturelles et diversifiées, notre beau soleil et l’un des taux d’ensoleillement le plus élevés au monde ! Nous avons aussi un pays-continent de presque 2,4 millions de kilomètres carrés, nous disposons 20 % des terres rares du monde, nous détenons le troisième gisement mondial de gaz de schiste et aussi de considérables mines d’or et de phosphates, l’électricité, les énergies renouvelables. Durant ces vingt dernières années, l’Algérie a consenti plus de 1 000 milliards de dollars d’investissements. Le gouvernement algérien a déployé des efforts importants en matière d'équipements et d'infrastructures publics : Routes, autoroutes, rail, ports, aéroports aux normes internationales...que durant les 20 dernières années, Bien sûr qu’ils nous restent beaucoup à faire. Toutefois nous sommes fiers aujourd’hui de ce que nous avons déjà accompli, nous continuons à œuvrer en ce sens.Quant à l’avenir nous sommes optimistes. Pour ma part, je suis venu exposer comment l’Algérie participe aussi à cette dynamique, comment elle est en train d’avancer et de se développer. Nous avons certes traversé une période difficile entre 2014 et 2017, à la suite de la chute brutale du prix du pétrole, mais désormais celui-ci est en train de rebondir et c’est de bon augure pour notre pays. Mais l’Algérie dispose aussi d’autres atouts. On ne le sait pas assez, mais depuis une vingtaine d’années, l’Algérie a énormément investi dans les infrastructures de base, les zones industrielles, la création d’usines modernes… Sur le plan des infrastructures, nous nous trouvons aujourd’hui avec un niveau d’équipement qui répond aux standards internationaux. Par exemple, nous avons réalisé la dorsale Alger-Tamanrasset, sur 2 000 kilomètres, ce qui permet de rallier les deux villes en deux jours maximum. Au nord, nous avons achevé l’autoroute Est-Ouest qui s’étire sur 1 216 km, et réalisée bien sûr aux normes internationalesL’idée de ce forum sur lequel nous travaillons depuis un an, c’est d’esquisser l’économie de l’après-pétrole… Ce que nous voulons, c’est démontrer que l’Algérie n’est pas seulement un pays pétrolier ou gazier. C’est aujourd’hui un pays qui arrive à s’auto-satisfaire dans plusieurs domaines. C’est par exemple le cas de la production agricole, à l’exception de deux produits – le blé et le lait – pour lesquels nous demeurons, à environ 50 %, dépendants de l’importation. Mais nous mettons en place des dispositifs qui nous permettront d’atteindre largement l’autosuffisance, d’ici trois à quatre ans. O.I : Comment qualifiez vous le partenariat algéro-français ? A.H : J’estime que la coopération française doit transcender l'aspect commercial et favoriser l'investissement productif, le transfert de technologie et de savoir-faire et la réalisation de pôles de compétitivité et de centres d'excellence et que la réussite des entreprises installées en Algérie dénote de la portée du marché algérien. L’Algérie est un pays en mouvement et cette transformation est porteuse d'opportunités et d'ambitions multiples. O.I : Certains observateurs considèrent que le 51/49 est un enfreint pour les investisseurs étrangers en Algérie. Quel est votre point de vue ? A.H : Je pense que nous n’avons pas assez communiqué sur cette question. On a laissé s’installer l’idée que ce dispositif du 51/49 peut être un frein à l’investissement étranger ! ce qui est totalement faux. Je peux partager avec vous ma propre expérience avec les américains, nous avons conclu un partenariat 51/49 sur des métiers que je ne maîtrise pas. Trois ans après, les Américains sont satisfaits, ils gèrent l’entreprise. Quant à nous, nous tirons profit de ce partenariat en développant nos activités, et en facilitant la tâche à nos partenaires dans divers domaines dont la logistique. Nous nous installons dans une logique de complémentarité d’activité en appliquant le principe de partenariat gagnant-gagnant. D’autre part, je peux vous assurer que de grands projets d’investissements industriels ont été concrétisés ces dernières années dans le cadre de cette règle qui, il faut le préciser, autorise le partenaire étranger à gérer la société commune et à nommer ses managers au travers d’un contrat de management, ou autre. Plusieurs sociétés en partenariat, créées à la faveur de cette règle, fonctionnent très bien selon ce modèle Nos partenaires internationaux comprennent qu’une Algérie forte économiquement profitera à toute la région. Dans ce chemin vers la prospérité économique, il y a des étapes ; et dans l’étape où nous nous trouvons, la priorité pour l’Algérie est de favoriser le transfert de savoir-faire grâce à des partenariats favorisant la gestion son économie. C’est l’un des objectifs de la règle 51/49. Par ailleurs, cette règle devrait être associée à d’autres mesures qui ont été instaurées pour favoriser l’investissement comme, la garantie de mobilisation du marché financier qui accorde des conditions avantageuses dans le cadre du financement des projets. A cet effet, nous comptons organiser à Alger les 3 et 4 décembre prochains le « Next Economy Summit ». Cet événement rassemblera de nombreux experts qui partageront une vision constructive de l’Algérie de l’après-pétrole. Il s’agit de développer tous les secteurs et, surtout, de pouvoir donner la possibilité à toute entreprise, à tout investisseur, de venir s’installer en Algérie et de développer avec nous l’industrie et l’économie. O.I : Le 5 septembre le FCE a appelé le Président Abdelaziz Bouteflika à parachever son œuvre de redressement du pays en briguant un 5e mandat. Est-ce le rôle d’une organisation patronale ? A.H : Notre organisation est apolitique. Notre optique vise le développement des activités économiques, notamment celles relatives au secteur privé.Toutefois, nous n’avons pas à rougir devant le dynamisme et les différentes réalisations menées par le président de la République. Notre appel résulte de notre conviction inébranlable en un avenir prospère pour notre pays sous la conduite de Son Excellence Monsieur le président de la République Abdelaziz Bouteflika. J’estime en mon âme et conscience que Son Excellence Monsieur le président de la République Abdelaziz Bouteflika a le très grand mérite d’avoir remis l’Algérie sur la voie du développement et nos actions au sein du FCE sont indissociables du programme du président.

Sidi Bel Abbès

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