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ORAN : HÔPITAL DR MEDJBER TAMI : Les déchets biomédicaux à l'air libre, la santé publique en danger !

Par KAID OMAR Les déchets biomédicaux comprennent tous les déchets produits par des activités médicales. Ils embrassent des activités de diagnostics aussi bien que des traitements préventifs, curatifs et palliatifs dans le domaine de la médecine humaine et vétérinaire. En d’autres termes, sont considérés comme déchets biomédicaux, tous les déchets produits par des institutions médicales (publiques ou privées), des établissements de recherche ou laboratoire. La gestion des déchets biomédicaux est une partie intégrale du contrôle d’hygiène et d’infection au niveau et en dehors des établissements de santé. Les déchets biomédicaux contribuent aux risques d’infections nosocomiales qui mettent à risque la santé du personnel soignant et des patients. Les pratiques de gestion appropriées des déchets biomédicaux doivent, de ce fait, être strictement appliquées comme partie d’une approche globale et systématique du contrôle d’hygiène et des infections des hôpitaux. Une série de mesures devraient être développées en rapport avec la manipulation, le traitement et l’élimination des déchets biomédicaux pour promouvoir l’hygiène personnelle et les diverses mesures de protection. Ces mesures doivent aussi connus à domicile, tous ne sont que quelques exemples qui produisent des déchets bio-actifs potentiellement dangereux, que l’on appelle déchets biomédicaux. La méthode d’élimination des déchets biomédicaux, selon les normes, comporte un procédé complexe qui exige un contrôle rigoureux pour éviter tout danger grave pour la santé publique. Bon nombre, sinon la majorité des établissements producteurs de déchets biomédicaux dans notre pays n’ont aucun accès pratique à une méthode d’élimination efficace, et finissent par traiter ces déchets d’une manière apparentée à celle qui est utilisée pour les ordures ménagères. Par rapport à ces derniers, les déchets biomédicaux ne sont pas importants en volume, mais représentent un risque quasi permanent quant à la santé du citoyen. Ces déchets générés au niveau des structures cernées par le personnel municipal (service de l’hygiène communale) en charge de la gestion non seulement des déchets solides mais aussi des déchets infectieux qui proviennent des structures médicales privées et publiques isolées. Implication et contribution des élus Les responsables de nos établissements, à tous les échelons, se désintéressent de ce problème. Aucune mesure concrète n’est prise pour sécuriser cette filière à risque. Tout producteur de déchets est responsable de l’élimination des déchets qu’il produit. "De par les inspections effectuées, les rapports établis sont effarants et inquiétants, à la conclusion unanime où l'on met en avant - une situation de Non Gestion des Déchets Hospitaliers et, que les actions menées jusqu’à présent sont obsolètes, défaillantes, voire carrément absentes». Cet aveu du premier responsable de la Santé résume de façon nette, précise et concise une situation qui fait ressortir le manque de perception de nos gestionnaires face à un problème quotidien qui engendre des pathologies lourdes dans leurs traitements, souvent mortelles. Dans un lieu qui génère des déchets biomédicaux, l’entreposage (intermédiaire ou centralisé) permettra d’éviter tout contact avec d’autres types de déchets et l’endroit ne sera accessible qu’aux personnes autorisées, c’est-à-dire le personnel formé en hygiène hospitalière. Pour ce faire, il faut d’abord procéder au tri qui consiste à séparer les déchets biomédicaux des autres déchets aussitôt qu’ils sont générés, et les l’objet d’un ramassage quotidien des services communaux au même titre que les ordures ménagères. Ce procédé n’est pas exclu dans les grandes agglomérations, car en plus de la mauvaise gestion des déchets biomédicaux constatés au niveau des établissements de santé publique, les structures privées conditionnent leurs déchets dans le même emballage réservé aux déchets ménagers. Les décharges publiques en sont témoins. Le service public de l’hygiène communale, pataugeant dans la gestion des déchets solides et qui, jusqu’à nos jours, ne s’efforce pas à trouver la solution adéquate, ignore la définition des déchets biomédicaux. De même, il ignore aussi le risque encouru par la population de façon générale et par ses agents de façon particulière. Car, de visu, il est constaté que les agents s’occupant du ramassage des déchets ne portent aucune protection (gants, masque, souliers protecteurs et combinaison étanche), car les objets piquants et tranchants sont considérés comme une des catégories de déchets biomédicaux les plus dangereux. Comme souhaité par l’Organisation mondiale de la Santé, les programmes de formation des personnels doivent couvrir : · L’Information et des justificatifs de tous les aspects de la politique de gestion des déchets de soins médicaux.Les rôles et les responsabilités de chaque membre du personnel de la mise en œuvre de la politique de gestion des déchets de soins médicaux ; Des instructions techniques pertinentes sur l’application des pratiques de gestion des déchets ; Et des informations sur les techniques de contrôle. L’urgence d’une prise en charge imminente…Il est aussi urgent pour les APC d’engager dans l’immédiat une politique juste quant à la gestion des déchets d’une façon générale (ménagers et de soins médicaux), car les officines médicales privées se trouvent au milieu de la population. Egalement, Il n’est pas interdit de s’imprégner de l’expérience des Etats qui maîtrisent la gestion des déchets biomédicaux et, surtout, dans le cadre des jumelages de nos cités avec ceux de l’hexagone. Aussi, dans le cadre de l’insertion des jeunes diplômés (biologistes, pharmaciens, ingénieurs en environnement…) dans le monde du travail, l’Etat doit encourager la création de sociétés privées pour la gestion et les placer dans des contenants identifiés et sécuritaires. Le conditionnement est assujetti à la réglementation en vigueur citée ci-dessus. Après les trois premières étapes, intervient le transport. Les véhicules, les conteneurs ou les contenants utilisés pour le transport seront réservés exclusivement aux déchets biomédicaux et dûment identifiés selon les normes. Le transport des déchets doit toujours être correctement documenté et tous les véhicules doivent porter une note de colisage du point de collecte au site de traitement. L'EH Dr Medjber Tami de Ain El Türck en est l'exemple type de négligence et de "non prise en charge" réelle de cet aspect, celui de la gestion et du traitement des déchets biomédicaux exposés depuis belle lurette à l'air libre, jouxtant l'esplanade servant de piste héliportée attenante à l'hôpital. Une source de tous les dangers ! Des dangers de mort et des risques aux conséquences fâcheuses sur la santé publique ...

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