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DISCOURS SUR L’IGNORANCE

Face au savoir qui est un plein, l’ignorance est un vide, c’est la forêt dense comparée à un désert sec. Jeté au fond de cet abime, celui qui ne sait rien passe toute sa vie à l’état de bébé, c’est un éternel nourrisson dépossédé de toute connaissance et dont le raisonnement ne saurait être qu’enfantin. Sans erreur et sans leurre, nous pouvons attester que l’ignorance est la pire des calamités, étant un frein majeur à l’évolution et un puissant facteur de stagnation. Tous les lettrés ont le devoir impérieux de combattre vigoureusement l’analphabétisme en mettant à la disposition de l’humanité inculte les moyens de s’instruire et d’accéder à la lumière. Des auteurs confirmés  nous donnent leur définition de l’ignorance :
« L’ignorance des dangers (chez les jeunes gens), fait leur force » (Gide)
La détermination des adolescents, leur négligence, leur inconscience ont de quoi surprendre. C’est l’âge de toutes les outrances, de tous les excès, de toutes les dérives. On ne réfléchit pas assez : un mot, un cri, un geste suffit à les engager dans les « échappées fantastiques ». Les conséquences ? Ils s’en moquent éperdument. L’action, l’action et encore l’action, à n’importe quel prix. Fut-ce celui de la vie. Et si nous devons évaluer le prix morbide de cette absence radicale de discernement, nous n’aurons qu’à nous reporter aux macabres statistiques des accidents de motocyclettes sur les routes. Des hécatombes, chaque année, l’ignorance danger donne quelque force mais expose son homme à une mort certaine et tragique.
« L’homme est sujet à l’ignorance et à l’erreur comme toutes les intelligences finies » (Montesquieu)
Dans le monde des hommes, il n y pas de places pour l’omniscience, perçue comme une érudition intégrale et parfaite. Nos connaissances sont parcellaires, relatives, finies incomplètes. Après sept millions d’année d’existence terrestre, nous n’avons cessé de nous questionner sur nous-mêmes :
«  D’où venons-nous ? Où allons-nous ? » Rien ne nous autorise à ce jour, du moins, à parader, à pavoiser, à se pavaner, la retenue nous convient mieux et nos succès intellectuels, tout mérités qu’ils soient, ne permettent qu’une joie modérée, à la taille de nos défaillances et de nos déficiences. L’erreur nous guette toujours.
«Les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien …. C’est une ignorance savante qui se connait »(Pascal)
Il n y a que le savant parvenu au tout dernier bout de chemin de la connaissance qui puisse toucher du doigt son ignorance. La chose intervient quand l’érudit prend la mesure des problèmes à résoudre et des découvertes à faire et comme l’Univers lui parait immesurable et inconquérable, en totalité il se dit intérieurement que tout savoir ne pèse pas bien lourd et qu’il ferait mieux de réduire ses ambitions. D’ailleurs, la fréquentation des grands savants de ce monde fait découvrir chez eux, contre toute attente, la plus étonnante des modesties.
« Sur son visage affleura soudain la masque du grand homme que le savoir sépare de  l’ignorance des simples » (Martin Du Gard).
Sur le visage des hommes éminents il y a l’empreinte ineffaçable de la science et de la sagesse. Au cours des congrès auxquels nous avons croisé à maintes reprises des visages rayonnants et irradiants  portant les signes d’une longue ascèse dans les recherches de pointe où la vie de l’homme ingurgite des atomes de matière et des tonnes d’esprit. De même, dans les milieux religieux, nous avons fréquenté des hommes à la face lumineuse ayant épuisé leurs jours dans la prière continue, la contemplation, l’invocation, l’imploration la génuflexion et la prosternation.
« Comme l’ignorance est un état paisible et qui ne coute aucune peine, l’on s’y range en foule » (La Bruyère)
L’ignorance est une immobilité intellectuelle, elle ne saurait nous brusquer, nous presser nous brusquer, nous presser ou nous contraindre à l’effort. Avec elle, l’esprit est en congé et n’est pas tenu de travailler et si l’esprit venait à l’oublier, l’ignorance qui veille au grain viendra lui rappeler illico presto qu’il lui répugne de faire le plus petit geste. C’est bien de cette manière que des cerveaux  conçus pour penser et imaginer se transforment petit à petit en rocher imperméables. Au cours de notre longue vie, nous avons côtoyé des idiots endurcis, des ignorants hermétiques ainsi qu’une frange de nullités absolues indignes défigurer dans l’espèce humaine.
« L’ignorance, cette couche obscure où l’humanité a dormi pesamment son premier âge » (Zola)
Tout a commencé avec l’ignorance, nulle part, il n’a été noté de bébé savant. Ce qui explique l’excessive longévité de l’inculture dans le premier âge de l’humanité, c’est le fait que celle-ci ait fonctionné sans élite pendant des millénaires. A l’heure de la conquête de la planète Mars il y a encore des tribus en Polynésie qui ont une lie et point d’élite. Notre analyse parait solidement fondée. Il a fallu donc à l’humanité amasser des connaissances, les soumettre au crible d’une critique élémentaire pour voir se constituer une classe savante dont les efforts ont permis de terrasser l’ignorance et la remplacer par le savoir .
« Souviens-toi sans cesse que l’ignorance n’a jamais fait de mal, que l’erreur seule est funeste » (Rousseau)
Ces propos appellent réflexion. Rousseau n’à point envie ici de se faire le panégyriste de l’ignorance est le degré zéro de la connaissance. Sinon, pourquoi aurait-il épuisé des années à glorifier l’instruction et l’éducation ? N’oublions pas qu’il fut un grand pédagogue. A l’inverse de ce que l’on pourrait croire, notre auteur voit en l’ignorance et l’erreur deux maux véritables, à la différence que le second est pire que le premier. Il est vrai que l’erreur a de tous temps été moins excusable que l’ignorance, sauf en matière de justice où les textes sont formels «  nul n’est censé ignorer la loi »
« Il ne manquait pas d’esprit, mais il était d’une ignorance crasse » (Lesage)
Il ya des gens qui sont ainsi : un esprit vif, une gouaille ravageuse avec un vide total en matière de connaissance savante. Ce déficit les diminue aux yeux de leurs contemporains parce que dans les sociétés avancées l’ignorance est plutôt mal vue. L’absence de savoir est un écran épais qui nous interdit la compréhension des choses : que saisir dans les phénomènes naturels tels la pluie et le vent quand on n’a aucune notion de météorologie ? Un minimum de connaissances est requis pour pénétrer leurs secrets leurs secrets et leurs mystères. L’esprit ne se suffit guère si son possesseur se contente de vivre dans l’ignorance, il faut recourir aux livres ou aux mémoires érudites.
« L’ignorance vaut mieux qu’un savoir affecté » (Boileau)
Déclarer son ignorance est plus méritoire qu’un semblant de savoir. Il y a danger à faire croire aux autres qu’on sait alors qu’on ne sait rien. On peut les induire en erreur. Supposons qu’un nullard aille jouer le rôle d’un astronome devant un public simple et niais. Il pourrait, en toute conscience inclure les galaxies, dans le système solaire et se rendre coupable d’une erreur gravissime. Le savoir affecté peut se révéler soit incohérent, soit pernicieux, soit funeste, soit mortel dans le cas d’un faux médecin qui diagnostiquerait un cancer de la peau  à la place d’une dermatite. On ne s’amuse pas avec la science : c’est une question de certitude.
L’alphabétisation des masses doit être la priorité de tous les gouvernements modernes : un peuple instruit est un peuple solide. La science ne chasse pas seulement l’ignorance, elle élimine, du même élan, tous ses succédanés et ses appendices : elle met  fin à la superstition, à la magie, à la sorcellerie, au primitivisme, à l’archaïsme, à l’anarchie, a u désordre. Par son truchement, l’Homo Sapiens (le nom véritable de l’homme connaissant) sait lire, écrire, calculer, réfléchir, concevoir, planifier, programmer. Mort l’homme désordonné, mort l’homme désorienté, mort désespéré. La science remet en cause réforme, critique, reformule, reclasse, rééquilibre, rétablit, régule, elle est sans conteste le ressort de la civilisation.
« Votre clinique psychologique…si proche de toi et entre vos mains. »
L’énurésie…et le geste qui sauve.
« Lorsque notre corps marque sa présence, par son intervention rapide et spontanée,  c’est beaucoup plus pour porter garant à une entité psychique en état de détresse, que pour marquer des points de suprématie…un corps qui se portait volontaire pour absorber le surplis d un résidu émotionnel est un corps clément qui mérite respect et considération …il a déjoue un acte d’implosion par un simple acte de faire pipi ou un gratuit jeu d’énurésie. D’ailleurs à quelque chose, malheur est bon. »
Par  Belhaimeur Saïd-Psychologue
Nos  enfants,  aussi  petits,  faibles  et  vulnérables,  qu’ils sont …ils  vont  devenir  un  jour forts  et  grands…ils  vont  détenir  leurs  sorts  entre  leurs  mains …ils  vont  bâtir  les arcanes  de  demain …ils  vont  instaurer  leurs  devenir  et assurer  leurs avenir …ils  vont aussi  garder  sans  doute  quelques  souvenirs  d’hier …pour  certains  d’eux,  ils  n’arriveront  jamais  à oublier  qu’un  jour  ils  ont  été   des  faibles  et  des  impuissants   enfants,  maltraités,  négligés,  abandonnés  et  même  agressés,  directement  ou   indirectement …par erroné  du  sort,  les  coupables   étaient  bels  et  bien  des  parents  durs, non affectueux  et  irresponsables…et  par  erroné  du  tort,  les victimes   étaient  des   enfants  angéliques,   à essences   propres  et  transparents …des  enfants  innocents  par  leurs  rires  et  sourires …séduisants  par  leurs  lueurs  physiques,  leurs  purs  éclats,  leurs  naturels  aspects  et allures,  leurs  sincères  curiosités  et  humours,  leurs  charmantes  gesticulations,  leurs discours  relaxants  et  leurs  emportements  spontanés…ils  ont  mémorisé tout  cela,  jusqu’ au seuil  de  se  retrouver  au gouffre de l’ambivalence, départager  entre  deux  sentiments,  le sentiment  d’aimer  ou  le sentiment  d’haïr… haïr  un  père,  une  mère  ou  les  deux  a  la fois.  c’est  le  constat, malheureusement  amer  de  nos  enfants  et  de  leurs  états  perturbés  et  affectés.  c’est aussi  l’acte accompli  par  une incessante  ambivalence   psychique  qui  tient nos enfants à contre  cœur,  les  gagne,  les  ronge,  les dérange  et  leur  cause l ‘ irréparable  tort, à  un  point  tel  que  leurs  subconscient  les  incite à  réagir,  à  parler  ou  du  moins  à se  murmurer,  dans  le  calme  et  le  silence,  afin  d’atténuer  l’impact  de la souffrance  et  de  stopper  le  cercle  infernal  de  l ‘inhibition… les  incite  à extérioriser  par  le  jeux  et  l’oubli  ou à  laisser  carrément  leurs  instincts  prendre  le  dessus et  dire : halte,  halte,  halte aux  désordres,  aux querelles,  aux disputes,  aux violences, … ! Pitié  mes  chers  parents… ! Nous  sommes  vos  enfants … ! Vous  nous  faites   peur… ! Vous nous  effrayez  et  vous  nous  faites  souffrir… ! Nous sommes énurétiques à cause de  vous et de vos agissements… sauf  qu’on  n’ose  pas, vous le dire … ! reste à dire aux parents :  « qu’il n ‘est pire sourd, que  celui  qui  ne  veut  pas  entendre  la  voix  d’un  enfants  en  détresse ».
-La  peur  de  faire…pipi.
tout  déficit,  carence  ou  manque  affectif,  ne  se  traduit  pas  forcement,  en  émotions morbides, et  affecte  automatiquement  notre  état  d’être.  il  est évident  d’y attendre  après tout  ça, à des troubles  et des altérations,  dont le  fardeau  ne  pèse  pas  uniquement  sur  notre  appareil  psychique  mais sur notre corps aussi,  notamment  lorsque  il  s’agit  des  enfants dont  le  contenu  et  le  contenant  de leurs   personne  et   personnalités,  sont   disproportionnés.  autrement   dits,  la  vulnérabilité   de   l ‘enfant  choqué,  en  état  de  carence ou  de  manque  affectif,  ne permet  pas à son appareil  psychique, non  encore  structure ou très faiblement immunisé,  de  supporter  toutes  les répercussions  et  dommages  des troubles …d’où  la  nécessité  d’ une  intervention  corporelle  pour  absorber  le  surplus  de  la  charge émotionnelle  nuisible  et  le  surdosage  les  résidus  psychologique  néfastes …le  corps  s’intervient  pour  épauler  le psychisme  d’un  enfant  faible  et  impuissant. et  lorsque  ce  duo  s’entraide  pour  départager  un t rouble,  une  souffrance,  une  affection,  on  parle  dans  ce  cas, d’ un  trouble  psychosomatique,  ou à vrai  dire  des  troubles  d’origines  psychiques  et  de manifestations  physiques  ou  somatiques.  et  c’est  dans  ce  contexte  la qu’on  place la notion clinique de  l’ énurésie  chez  les  enfants, et  c’est  aussi  par le sens  de faire  pipi  chez  ces derniers,  qu’on  comprend  le  mécanisme  inconscient  de  cet  acte,  de l’arrière-plan  qui  mis en  avant  cet  acte,  et  du  pourquoi  de  cet  acte… ! faire  pipi  en  sommes,  est  la  seule  porte d’issue,  pour  les  enfants  faibles  et  démunies,  se trouvant  au-dedans  d’une  situation désagréable,  lourde  de  conséquence morbides  pour  eux,  et  ne  trouvant  que  leurs  corps, comme  recours et  leur  acte de pisser comme issue…faire  pipi  donc, c’est réclamer  instinctivement et sans  savoir,  un  bien  élémentaire  qui  leurs  revient  de  droit.  réclamer un  droit,  qui  est  ni moins  ni  plus  que  le  souhait  de  vivre  dans  la paix,  l’endente  et  le  calme…réclamer un droit,  c’ est  rêver  de trouver  des  parents  compréhensifs,  tendres  et  affectueux,  et  de  se sentir chaleur,  protection et  sécurité  auprès  d’eux  et  d’en finir  avec  la  peur  pour  faire  amitié  avec  la  joie  et  le bonheur.
Cas n° 02-L’historique.
il  s’agit  de  l’enfant  « x »,  âge  de  13 ans,  issue  d’une  famille  moyenné,  composée  de  six membres,  y  compris  la  mère  et  le père. Ce  dernier  est  un  simple  fonctionnaire  dans  une société. La  mère  est  une  femme au  foyer.  le  frère  ainée  est  sans  travail  fixe,  mais  il bricole  quand  même. Les  deux  sœurs  exerçaient  la  couture  traditionnelle à domicile. le climat  familial  a  été  la  plus  par du temps  perturbé  par toute  sorte de malentendu,  de dispute,   et  de  violence,  surtouts  entre le père  et la mère. l’atmosphère  noir  et  obscur  ainsi que  le  trop  plein  émotionnel ont  régné  durant  une belle  lurette  au  sein  du  foyer.  Ils ont perturbé  l’union et l’harmonie  familiale. ils ont  répercuté négativement sur  l’état  psychique  et  moral de tous  les  membres  de  la famille,  notamment  les  vulnérables  enfants  et  sur  l’état  de  notre  cas « x » précisément.  ce  dernier  n’a  cessé de  faire  pipi  sur  lui,  surtout  la  nuit  et  ne trouvait que  la  voie  de  la  désobéissance et la turbulence pour  crier  secours  et  attirer  l’attention  dans  le but  d’une éventuelle  ébauche  et  sortie  salutaire  de  son calvaire  psychique  et  son malaise  physique.
-L’entretien.
La  première  entrevue  s’est  déroulée  le mois  de février,  en l’an 2001.  l’enfant  a  été  orienté par  un  spécialiste  en  urologie  et ramené  par  sa mère.  après  un  bref  protocole  d’accueil,  l’enfants  apparemment  de  bonne  condition  physique, affichait  une instabilité comportementale, teinté  de  réflexions  anormales  et  incontrôlables. A  peine  entré à  la salle  de  consultation,  il  s’est  précipité  de  s’assoir  à  mes côtés.  Il  a  refusé  même  d’obtempérer  aux ordres de  sa  mère.  cette   dernière  m’a  fait  savoir  que  c’est  un  enfant  qui  nous n’écoutait pas et  ne  cessait  de  faire  quotidiennement  pipi.  l’enfant qui  apparemment  ne  fait  aucun  souci et  ne  prête  aucune  attention  au  propos  de  sa mère,  continue  à  se  rapprocher  de  moi,  persiste  à  rester  à  cote  de moi  et à  me  solliciter  à travers  la mine  et  les  sourires  de lui prêter  beaucoup d’ attention. après avoir  demandé à la mère de  me  laisser  seul avec  lui  et  juste  après sa  sortie du  bureau,  l’enfant  a   revenu  s’assoir  devant  moi. Il   avait  l’air  heureux  comme  si,  son mal,  vient  de  sa mère. tout  de  suite,  on  a  établi  le  lien  entre  ses  facteurs  pour soulever une hypothèse, souligner les remarques et relever les  vrais  causes  qui  se trouvaient  derrière  ce  genre  de  comportement. on  n’a   pas tarder  après  avoir  parlé  de  tout  et  de rien,  uniquement  pour  instaurer  le  climat  de confiance  entre  nous,  on  n’a   pas tarder  de  demander  à  l’enfant  de  nous  faire librement un dessin,  à son  choix.  L’enfant n’a pas trop hésité. dix  minutes  après,  il nous  a  surpris  par  un  dessin,  comportant  tous  les  membres de  la  famille à  l’exception  de  sa mère  et  son père.  L’analyse  de  ce  dessin  et  l’omission de ses deux repères fondamentaux nous a fait savoir que les parents pouvaient être responsables de la situation psychologique de l’enfant. le dessin nous  à  révéler aussi le lien entre la souffrance  de  l’enfant et le climat familial, caractérisé par les disputes,  les violences  presque  quotidiennes  et  le  manque  d’intérêt chronique  à  son  égard,  d’où  le surgissement spontané  des tendances  morbides  pour chercher  et rechercher  jusqu’à  trouver  un  substitut  paternel  et  un  autre  maternel. des recherches répétitifs, malheureusement vouées à des échecs successifs, ce qui a accentué  les  actes  de  faire  pipi  et  renforçait  les  énurésies…la  première  séance  est terminée…le  RDV  est  fixe dans  une  semaine.
la  deuxième  séance  avait  été  commencé   par  une  brève  discussion,  parsemée  de  devinette  et   d’anecdote,  juste après on a  demandé  à l’enfant  de  nous  faire  un  autre  dessin  pour  confirmer  ou infirmer  le  diagnostic  préliminaire. l’enfant  très  motivé  à dessiner,  n’a  pas  cessé de  répéter le  même  dessin  et  de  reproduire  le  même  contenu,  d’où  la confirmation  du  diagnostic…la séance  est  achevée…, le  RDV est  fixé.
les  séances,  en  nombre  de 15 se  sont  succédées  et  durant  lesquelles, on  n’a  exiger  la présence  des  parents, on les a  fait  savoir  graduellement  que  leur  enfant  souffrait d’une  carence  affective  aigue et  on  les  a  sensibiliser  que  seuls leurs appui,  aide,  et  soutien pouvaient  lui  rendre  son  équilibre, son épanouissement,  et  son  bienêtre. on  les a  inculqué  l’idée  d’arrenter les querelles et  de  cesser  de  disputer, de  s’emporter  violement. On les a expliqué aussi que le faite d’exposer votre enfant à vos problèmes,  va compliquer  et dérégler  la bonne évolution  et développement psycho -moteur de l’enfant. seuls la sagesse, le bon sens, la clémence, la compréhension et le savoir-faire  pouvaient  contribuer  favorablement  à  l’harmonisation  de  la  famille  et  à   l’installation  d’un   climat   de  détente   et      d’entente… dialoguer  directement avec  les  enfants,  leurs  prêter attention,  les  aimer  fortement,  les écouter,  les accompagner,  les bien traiter  et  les  bien  encourager,  sont les seuls  garants  de   l ‘ intégrité  morale,  physique  et  psychique  de  vos  enfants  et  leurs  seuls  issues  possibles…le  regret  des parents  n’a  pas  tarder  à  venir,  à  se  manifester  par les  larmes  aux  yeux, comme  preuve de sincérité. ..enfin  c’est  le  fait  de  voir  un  père  et  une  mère  très  reconnaissants  de  leurs bêtises  et  de leurs tares,  vis-à-vis  leurs  enfants, de les voir  faire leur propre mea-culpa,  les  voir  aussi se  précipiter  à  étreindre chaleureusement  et  amoureusement  leurs  chers  enfants,  qu’on  s ‘aperçoit  réellement  et  vraisemblablement,  que  c’est ce geste qu’ il fallut  et c ‘est encore ce  geste  qu’il  faut…c’est le  geste  qui  vaut…c’est  le geste de la sauvegarde.
-Analyse et diagnostic.
l’enfant « x »,  vu  sa  faiblesse  mentale,  physique  et  psychique  n’a  pas  pu  réagir,  en  voyant leurs  parents  livrées  à  une  bataille  acharnée  de  tous  les  jours.  il  n’a  pas  pu  aussi  dégager ces  frustrations  et  ces  déceptions  par  ses  mécanismes  de  défense, à  priori  faibles,  fragiles et  non  encore  murs  et  actifs…il n’a  pas  pu  aussi  oublier  ses  peines  et  douleurs  ni à travers le  jeux  ni à travers  les  rêves. le  fardeau était lourd,   les moyens  très  limites,  l’environnement  hostile,  la question  assez  posée,  trop  remuée et sans réponse . l’enfant  livré  à  lui-même,  gérait  tout  seul  son  sort  et  à défaut  de  ne  pas  trouver  appui,  aide et soutien,  il  le  gère  dans  l’ imaginaire  par  les  faux  rêves  et  les  terribles  fantasmes.  a force  de  ne  trouver  que  cette  voie à  emprunter,  il n’ hésite  pas  quoique   inconsciemment  à user  de  tout  moyen,  rien  que  pour  mettre  en  dehors  de  lui,  cette charge  qui  le  ronge,  le dérange  et  lui  cause  douleurs  et  souffrances …il  n’ hésite  pas  à  faire  pipi  pour  dégager  symboliquement  ce  lourd  fardeau  par  le  biais  des  urines  même. quoiqu’on dise,  les enfants resterons  des  victimes  et  c’ est  au  parents  qu’ incombe  la  responsabilité  et  c ‘est  à  eux  de leurs  faire  des  reproches  pour  leurs  manques  d’ intérêt,  leurs  sécheresse  affective  et  la  maltraitance  de  leurs  enfants …l’enfant « x » quoique  sortie  indemne  de  son  trouble,  après  une  série  de  séances  fructueuses  et  qui  se  sont  soldées  par  le  fameux  geste salutaire  qui  a  sauvé  d ‘une  part  l’ honneur  des parents  et  d ‘autre  part  l’ intégrité  de  l ‘enfant, il a été diagnostiqué comme cas présentant un trouble   » d’ énurésie primaire  » . ce cas  demeurera  en fin un  excellent  exemple  pour  tous  les  parents,  souhaitant  voir  leurs enfants  saints  et  sauves  et  restera aussi  un  modèle  clair  et  visible  pour  tout  père  ou  toute  mère  insensibles vis à vis  leurs  enfants qui font pipi, surtouts à l’âge de 4 ans et plus.  Pour tous ses parents qui ne s’inquiéteraient pas de leurs enfants et  ne chercheraient jamais à comprendre leurs états d’être psychologique, ne serai-ce, que par un simple avis psychologue.