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ORAN : Prise en charge des malades à l’EHU-Oran : Un challenge au quotidien pour assurer la continuité

L’Etablissement hospitalo-universitaire "1er novembre" d’Oran s’adapte difficilement au déficit engendré par l’interminable grève des médecins résidents et, pour le corps médical, chaque jour est un challenge à relever : garantir une prise en charge adéquate aux malades. Au niveau de cet établissement, le plus important de la région Ouest du pays et plus particulièrement dans les différents services médico-chirurgicaux, des équipes médicales ont été mobilisées pour éviter un déséquilibre dans la prise des patients. Il s’agit également de donner la priorité aux cas les plus urgents. "Je suis venue très tôt ce matin dans l’espoir de subir mes examens post opératoires nécessaires. La semaine dernière, je n’ai pas pu les faire faute de médecin. J’espère que je ne serais pas obligée de revenir la semaine prochaine pour la même raison", a déploré Safia (61 ans), opérée il y a quelques semaines au service ORL de cet établissement. Le problème de la grande affluence des malades est posé avec acuité aux urgences médico-chirurgicales (UMC) où les évacuations constituent une surcharge pour les médecins de garde, notamment durant la nuit, souligne le Dr Slimane, affecté à ce service, dans le cadre d’une réorganisation des activités de l’EHU, mise en place suite à la grève des résidents. Grève des médecins résidents: le ministère de la Santé réitère son appel à la "sagesse" Pour ce praticien, cette situation a nécessité le recours aux médecins-assistants, aux maitres-assistants et parfois même aux professeurs, pour aider à sélectionner les malades, à les orienter et à prendre en charge des points de soins supplémentaires en cas de forte pression. Rencontré sur place, Hadj Saïd, qui accompagnait sa femme au service de gynécologie-obstétrique, s'est montré plus réservé. "Certes, les soins et la prise en charge du malade sont assurés, mais les longues attentes ont des effets négatifs sur le malade", a-t-il déploré. Des malades rencontrés dans les différents services craignent de rentrer bredouilles chez eux sans être soignés. Ils estiment que le grand nombre de résidents en grève a eu une forte incidence sur la capacité du traitement du grand nombre de patients que l’EHU à l’habitude de recevoir. Mohamed Mansouri , DG de l’EHU Oran «Nous avons pris les mesures qui s’imposent » Le directeur général de l’EHU d’Oran, Mohamed Mansouri, s’est montré rassurant. Pour lui, les nombreuses dispositions prises pour faire face à ce mouvement de protestation des résidents ont permis le maintien d’une "prise en charge normale" des malades. "Dès les premier jours de cette grève, nous avons pris les mesures qui s’imposaient pour assurer une prise en charge normale et continue des malades", a-t-il souligné, ajoutant que la réunion du Conseil scientifique et celle du Comité de pilotage ont permis de dégager une stratégie dans laquelle les efforts ont été synchronisés pour assurer la continuité des prestations médicales et chirurgicales. "Nous avons tout fait pour fonctionner à la limite de la normale", a-t-il souligné, évoquant la mise en place d’une organisation des services aux urgences de l’EHU, où le citoyen, est pris en charge, selon lui, "dans la célérité la plus absolue pour éviter qu’il y ait une forte pression". Cette organisation a permis d’assurer le service de garde aux urgences où des équipes ont été désignées pour prendre en charge les actes chirurgicaux. "Cette mesure a donné lieu à une meilleure gestion des flux des malades venant d’Oran ou des autres wilayas de la région", a-t-il précisé. Par ailleurs, le même responsable a relevé une baisse des évacuations de malades provenant des wilayas de l’Ouest à l’exception de ceux nécessitant des soins hautement spécialisés. Cette situation est le résultat d’une "coordination entre les directions de la santé des wilayas de la région", a-t-il soutenu. "Cette mesure a permis de constater, entre autres, le recours exagéré à des évacuations vers notre établissement alors que les soins étaient possibles et faisables dans les autres hôpitaux de la région", a relevé M. Mansouri. L’EHU d’Oran, important pôle de santé publique, compte plus de 700 médecins-résidents, dont près de 100 non grévistes et assurant normalement leurs missions.

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