Wed07182018

Last updateSun, 15 Jul 2018 10pm

Back You are here: Home SIDI BEL ABBES Le directeur de la culture de la wilaya de Sidi Bel Abbès, Taibi Mohamed au forum d’Ouest-Info : « L'activité culturelle, basée sur l’assistanat, est révolue »

Sidi Bel Abbés

Le directeur de la culture de la wilaya de Sidi Bel Abbès, Taibi Mohamed au forum d’Ouest-Info : « L'activité culturelle, basée sur l’assistanat, est révolue »

Par : Ahmed Brahim Mounira L'invité de la onzième édition du forum d'Ouest-Info, tenu jeudi dernier à la salle des conférences de la bibliothèque Kabati Mohamed, fut le directeur de la Culture de la wilaya de Sidi Bel Abbès, M. Taibi Mohamed, en présence du directeur de la maison de la culture Kateb Yacine M. Abdellatif, du directeur de la bibliothèque Kabati , des cadres et chefs de service de la direction précitée, de présidents des associations culturelles, de représentants du mouvement associatif, de confrères et du public. M. Taibi Mohamed est diplômé de l’institut des arts dramatique, il a également un diplôme de formation de performance de l’école nationale d’administration d’Alger spécialité « Marketing culturel » et un diplôme de formation des réseaux bibliothèques obtenu à Barcelone ( Espagne). M. Taibi Mohamed a débuté sa carrière professionnelle comme conseiller culturel à la direction de la culture de Tlemcen , puis en 1997 il a été promu comme directeur de la culture de la wilaya de Tlemcen, poste qu’il a occupé jusqu’en 2003 où il a été muté en qualité de directeur de la culture de la wilaya de Saida avant d’être nommé en 2011 directeur de la culture de la wilaya de Sidi Bel Abbès. Après l’ouverture du forum, la parole fut donné à l’ invité du jour M. Taibi Mohamed, directeur de la Culture de la wilaya de Sidi Bel Abbès, qui a débuté son intervention par une présentation générale du secteur de la culture dans wilaya de Sidi Bel Abbés. « La wilaya compte plusieurs établissements et infrastructures culturelles, à savoir la maison de la culture Kateb Yacine, l’institut des beaux arts, l’institut régional de la musique, la bibliothèque municipale Kabati Mohamed et ses annexes au niveau les 52 communes de la wilaya, ainsi que les salles de cinéma à l’instar des cinémas Amarnas, Tessala, Moksy, sans oublier le théâtre régional , ou la galerie Nouara ». « Durant l’année 2017, nous avons achevé la réalisation bibliothèque communale (100% achevée et équipée) à profit la population de la commune de Hassi Dahou (daira de Tenira), et qui sera prochainement réceptionnée ». « L’Etat a engagé un budget important pour la réalisation et l’équipement de ces établissements au profit la population et des artistes, dans le but de promouvoir la culture sous ses différentes formes à savoir la musique, le théâtre, le cinéma, la peinture, ainsi pour préserver le patrimoine culturel de notre pays plus précisément de la wilaya. M. Taibi a également abordé le tourisme culturel dans la wilaya de Sidi Bel Abbès qui compte, dans ce cadre, un nombre important de châteaux remontant à la période coloniale…en rappelant des axes importants de la politique culturelle actuellement menée à la lumière des contraintes budgétaires rencontrées. L’Etat ne se désengage pas du fait culturel mais encourage et soutient les initiatives locales publiques ou privées pour toutes les actions d’ordre culturel, notamment lorsque ces actions génèrent des ressources et s’autofinancent…Faute de moyens financiers suffisants, il n’est plus question de poursuivre la politique de l’assistanat entièrement financée par le Trésor public… et dans ce nouveau cadre, les communes, les collectivités locales ont également un rôle important à jouer pour initier des activités culturelles ou des actions dans le domaine culturel ( gestion des vestiges culturels et autres…) générant des ressources, la direction de la Culture affiche sa complète disponibilité pour aider, soutenir et accompagner de telles initiatives venant des collectivités locales, du mouvement associatif ou privé. A la suite de la présentation du secteur par le directeur de la Culture, M. Taibi, la parole fut donnée au public présent pour l’habituel jeu des questions-réponses à l’invité du jour. La première question fut celle du président de l’association pour la préservation et la sauvegarde du patrimoine culturel de la wilaya de Sidi Bel Abbès, relative au classement de sites culturels à l’exemple de celui de Robba (région de Sfisef) ou de celui de Sidi Ali Benyoub, M. Taibi a tenu à éclaircir la situation en déclarant qu’avant entamer toute demande de classement des sites culturels, il faut engager préalablement une démarche à suivre comme la délimitation précise des sites, la prise en charge de l’entretien, la réhabilitation, le gardiennage, …etc. Et, là, la commune ou toute association ou entité intéressée, doit réaliser ce préalable avant de passer à la demande de classement qui sera établie par la direction de la et adressée au ministère de tutelle. « Depuis mon arrivée, j’ai envoyé plusieurs correspondances et demandes dans ce sens, le classement des sites culturels est l’affaire de tout le monde, notamment de plusieurs organismes, beaucoup plus des associations culturelles. La direction de la Culture accueille favorablement toute initiative dans ce sens, pour peu qu’elle respecte les conditions préalables à toute demande de classement. A une question relative à la transformation de l’ex château Léon Bastide en musée, et des préoccupations et des craintes sur la nature des travaux censés être menés dans ce but, M. Taibi a tenu à rassurer son interlocuteur sur l’existence de normes et de critères pour la création de musée (préservation du cadre architectural) notamment pour la bâtisse retenue et pour son environnement immédiat, normes et critères qui seront pris en compte dans toute action menée pour la création et l’aménagement du château en musée. A une question concernant l’état actuel du musée agricole (le seul en Afrique), actuellement réduit à des hangars enclavés à l’intérieur du rectorat, M. Taibi a répondu que cette infrastructure culturelle ne peut correctement fonctionner dans le site du fait de son enclavement et de l’impossibilité à recevoir du public. La solution serait de faire son transfert dans un site spacieux et accessible au public… comme notamment de vieilles bâtisses désaffectées ou d’actifs résiduels relevant de diverses entreprises ou organismes publics à l’instar du CCLS …Dans ce cadre, M Taibi affiche sa disponibilité à étudier toutes les propositions exprimées dans un cadre officiel et à s’atteler à concrétiser la plus idoine avec l’aide des autorités locales. Dans le même contexte, il a été rappelé que la bibliothèque Kabati Mohamed où s’est déroulé le forum, a été érigée, sur le site qui abritait une vieille bâtisse désaffectée relevant du CCLS, propriété des domaines publics. Sur un autre plan, le directeur de la Culture est revenu sur les activités et manifestations organisées par la direction de la culture durant l’année 2017 en collaboration avec le mouvement associatif : la célébration de l’an Amazigh au niveau la bibliothèque Kabati , l’exposition de la bibliothèque mobile à travers les communes et les établissements de rééducation , des manifestations culturelles et artistiques durant le mois de fevrier et mars 2017 au jardin public par l’association culturelle ‘’Tell’’ , l’organisation de spectacles folkloriques par l’association ‘’Ahl Leblad’’ ‘’le Ballet’’ , l’exposition des arts en plastique par l’association ‘’Basma’’ une soirée artistique et de musique par la coopérative Essalem , l’organisation de la rencontre nationale de l’enfant et du livre au niveau le bibliothéque Kabati 15 et 16 mars 2017 , les festivités de mois du patrimoine du 18 avril au 18 mai 2017 , une journée d’étude sur le théâtre au niveau la maison de la culture Kateb Yacine , la célébration de la journée internationale de l’enfance , la célébration de la journée nationale de l’artiste le 08 juin , le programme artistique du mois de Ramadhan , le salon national du livre du 20 Septembre à 20 Novembre 2017 au niveau de la Coupole, ainsi que les expositions de peintres locaux et nationaux. Pour ce qui est des bibliothèques en activités au niveau des diverses communes de la wilaya, décision a été prise pour que leurs portes sont ouvertes à tous les élèves des classes d’examen pour leur permettre de venir réviser leurs cours en toute quiétude et dans un cadre approprié… A une question du président d’une association culturelle qui active dans le domaine de la détection de jeunes talents dans la chanson, sur le sort de ces derniers après leur éclosion, M. Taibi a tenu d’abord à saluer les efforts des membres de cette association et le travail accompli, en ajoutant que les jeunes talents découverts ont toute latitude pour rejoindre des éditeurs et produire des tubes dont les succès ne seront garantis que par l’adhésion du public…les jeunes talents doivent à voler de leurs propres ailes…et le succès sera inévitablement au bout du chemin. Pour ce qui concerne les deux festivals annuels qui animaient les soirées d’été de la capitale de la Mekerra, celui de la danse populaire et celui du rai, le directeur de la culture a affirmé que les deux événements ne sont pas supprimés de l’agenda culturel national, il s’agit d’un gel ou d’un report, pour des contraintes budgétaires, comme chacun le sait. En revenant aux statistiques, M. Taibi a déclaré que la wilaya compte pas moins de 245 associations dont 35 associations activant selon la nouvelle loi 06-12 (2012) et qui ont bénéficié des subventions durant l’année 2017 dont 03 associations ont bénéficié de la subvention du ministère de la culture. Pour ce qui est de la disparition d’objet culturels et notamment de statues qui étaient érigées sur les places publiques et au jardin de la capitale de la Mekerra. S’agissant des cloches qui ornaient des églises, et après la disparition de quelques unes, une partie des cloches est déposée au niveau du musée du Moudjahed tandis que les autres cloches avaient été offertes à la ville de Nantes, dans le cadre d’une opération de jumelage entre les deux villes. Pour les statues disparues, selon l’intervention du président de l’association de préservation du patrimoine architectural de la wilaya de Sidi Bel Abbés qui a tenu à apporter son témoignage sur des faits qui se sont déroulés avant la nomination de M Taibi au poste de directeur de la culture…les statues érigées au jardin public auraient été tout simplement détruites par les agents du service travaux de l’ APC sur instruction des édiles qui étaient à la tête de la commune du temps du mandat du parti dissous… Ces propos auraient été recueillis de la bouche même d’un de ces responsables. Pour la statue, la chute d’Icare, qui se trouvait au petit vichy, elle aurait disparue, et la plainte déposée par l’association sus citée, restée sans suite. Et, avant la clôture du forum, M. Taibi Mohamed, affable et plein d’humilité comme d’habitude, a tenu à rappeler que Sidi Bel Abbès est une grande ville avec toute la portée à donner à cette signification, et que la wilaya recèle d’immenses potentialités culturelles sur les différentes formes, et que la culture est l’affaire de tous, « la culture n’est pas un luxe, c’est une nécessité ».Enfin, je tiens à saluer toute l’équipe d’Ouest Info, avec à leur tête M.Houmad Abdelaziz, pour leur professionnalisme et à les remercier pour leur invitation et pour m’avoir permis d’exposer et d’informer le public la situation du secteur de la Culture dans la wilaya de la Mekerra aussi je remercie les cadres et responsables et tous les présents dans cette salle .

Sidi Bel Abbès

JA Teline IV

USMBA

JA Teline IV

Equipe Nationale

JA Teline IV

Culture

JA Teline IV

Ouest-Info

Avatar