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Sidi Bel Abbés

L’acquéreur du parc d’attractions, Bouchahrine Djamel, à Ouest-Info « Je suis venu à Sidi Bel Abbès pour investir »

Interview exclusive réalisée Par Belhadj Belghoul Dans un souci de transparence et d'objectivité et afin que nos lecteurs et l’opinion publique puisse avoir une idée plus poussée sur l’histoire du manège en permettant à toutes les parties concernées de s’exprimer, nous avons pris contact avec le propriétaire du parc d’attraction de Sidi Bel Abbès, M. Bouchahrine Djamel pour nous donner sa version des choses . Dans cet entretien, il revient sur la cession du manège, un sujet qui domine les débats dans la région ces derniers jours, et sur sa venue à Sidi Bel Abbès, écoutons-le : O. I : Samedi dernier, un sit-in a été observé à la place du premier novembre (ex place Carnot) pour demander la restitution du parc d’attraction, quelle a été votre réaction ? B. D : Ecoutez, les gens qui se sont manifestés sont, au demeurant, libre de le faire. A mon humble avis, ils ignorent comment s’est passé la concession et par la suite, la vente du parc d’attraction. Soyez sûr que s’ils connaissaient vraiment les procédures, du reste légales, employées, ils auraient changé d’avis. Moi personnellement, je n’arrive pas à comprendre comment un manège qui été abandonné des années durant, fait, au jourd’hui l’objet d’un tel papotage. O. I : C’est la façon avec laquelle le manège a été vendu qui intrigue les gens ? B. D : Ecoutez, les gens disent que je suis venu de Guelma avec ma veste, que j’ai eu un prêt bancaire et le livret foncier en un jour. (Rires) Moi, je dirais à ces gens (rabi yahdhoum), c’est faux, archi faux. Moi, je ne vais pas me vanter, si je dis que je suis un investisseur connu sur presque la totalité du territoire national. Tout le monde y compris à l’extérieur, sait que Bouchahrine s’est fait, depuis longtemps, un devoir de distraire les gens. A Guelma, exactement a Héliopolis mon village natal, j’ai un parc d’attraction de dix hectares et un complexe thermal à 17 minutes du chef lieu de wilayas, pour ne citer que ces deux infrastructures de loisirs et de repos. J’invite, à mes frais compte les citoyens de Sidi Bel Abbès qui désirent les visiter. Ces établissements sont dotés de toutes les commodités dignes des grandes infrastructures et connaissent un afflux régulier de visiteurs et de touristes venant d’aussi bien de l’extérieur du pays que de l’intérieur. O. I : Et, vous avez bénéficié d’un prêt conséquent ? B. D : Pas du tout. La correspondance no 2132 / 23 21 que vous avez entre vos mains en est la preuve édifiante que le prêt ne m’a pas été octroyé. On a fait, certes, une demande à la banque de développement local, la BDL, et un refus nous a été signifié sous prétexte que le projet n’est pas solvable .c’est pour vous dire que nous avons jamais eu de prêt et nous avons bâti le site avec la sueur de nos fronts. O. I : Pour revenir au début, comment vous est venue l’idée de devenir investisseur à Sidi Bel Abbès ? B. D : Écoutez, je vais vous mentir si je vous dis que je suis venu comme ça à la hussarde. J’avais un ami responsable qui m’a sollicité, dans le cadre de l’investissement de venir participer aux enchères que la commune a lancé deux fois de suite, soit le 28 11 2004 et le 2012 2004, pour mettre en concession le manège à l’abandon, et qui se sont avérées infructueuses . Il été décidé, comme le stipule la loi, d’attribuer directement le projet au premier investisseur intéressé. Je me suis présenté avec un dossier consistant à la commune qui avait exigé, comme condition sine qua non , la création de 220 emplois , 150 temporaires, et 800 postes indirects avec un montant de 157 milliards de centimes d’investissement . et comme le projet était important, il a fallu consulter les experts de la commune dont M. Hamdane Djilali qui a examine comme il se doit le projet, et il y a eu un accord bilatéral sur une concession de 20ans renouvelable avec un montant de location de 800.000.00da par an à compter de avril de 2004. O. I : Vous avez ensuite engagé un combat juridique avec la commune que vous avez gagné il y a quelques mois ? B. D : Absolument, nous avais fait confiance à notre justice, et nous avons obtenu gain de cause. Elle nous a donné raison et moi personnellement, j’étais extrêmement, sûr que je vais gagner tôt ou tard par ce que tout simplement, la procédure de vente a étéstrictement respectée. O. I : Justement, ce qui a fait réagir certains, c’est la vente du parc, comment l’avez-vous obtenu ? B. D : L’article 51du décret n 1893 daté du 29 septembre 1993 est clair, là dessus. Il suffit de revenir au journal officiel pour savoir que la cession du patrimoine public peut se faire à l’amiable entre les deux parties pour que l’investissement soit rentable et bénéfique, vous voyez donc que j’ai respecté ici l’esprit même de loi. O. I : Vous avez obtenu, à la surprise générale le 25 novembre 2017, l’acte de propriété du manège ? B. D : Pour moi, ce n’était pas une surprise pour la simple raison que je savais depuis que j’ai commencé à travailler qu’il viendra le jour où j’aurai la cession. Je suis dans mon pays et Sidi Bel Abbès, une ville que j’adore, ne va pas trouver un autre investisseur en mesure de débourser de sa poche un telle somme pour faire plaisir aux familles, enfants, et à toute la population. Moi, je suis natif de Guelma et tous les investisseurs de ma ville sont hors wilaya et ca me fait un grand plaisir de voir les gens venir investir là où ils veulent pour peu qu’ils ajoutent le plus escompté. Si j’ai choisi Sidi Bel Abbès, c’est qu’il y a aussi des gens de l’est qui y sont établis, depuis des années et font aujourd’hui les beaux jours de la ville. O. I : Vous vous êtes rencontrés donc à Sedrata avec M. Boumlik pour Lla signature de l’acte de propriété ? B. D : Ecoutez, les gens ont beaucoup spéculé sur ce sujet, mais, croyez moi, cela me fait rire lorsque je vois sur les réseaux sociaux, des choses bizarres, ni queue ni tête. M Boumlik comme vous l’avez si bien dit dans votre interview, n’a fait qu’appliquer une décision de justice et le bruit faite autour du notaire qui a une compétence territoriale nationale , n’est que fantasme. O. I : Que comptez-vous faire maintenant sachant que des avocats se sont constitués pour demander la restitution du manège ? B. D : Regardez, la justice a déjà débouté la commune. Maintenant si on veut défier les lois de la république, çà c’est autre chose. Moi, je vous dirai que si les avocats connaissent vraiment ce que j’ai comme projet pour la ville, ils vont se raviser .Je vais pas m’étaler là dessus, parce j’ai déjà abordé le sujet, mais je dis à mes amis avocats que je suis ouvert pour le dialogue et la concertation et ce, pour l’intérêt de la ville . O. I : Lors du sit-in, nous avons constaté la présence du maire, une première dans les annales de Sidi Bel Abbès, parmi les manifestants, qu’est ce vous en pensez ? B. D : Là, c’est grave quand un président d’APC a recours à une manifestation de la rue, et là, c’est grave. Remonter les gens contre les lois de la république, c’est inadmi ssible. Il ne faut pas se voiler la face, il y a des forces occultes qui tirent les ficelles… O. I : On a entendu dire que M. Bouchahrine demande un remboursement de 400 millions pour le retard accusé durant de bataille judiciaire ? B. D : Oui, il est de mon droit d’engager une telle procédure pour amortir l’investissement qui nous a coûté les yeux de la tête, nous avons été stoppé net dans notre élan au moment ou nous avons construits deux piscines dernière génération des bungalows, des terrains avec gazon naturel, acheté un matériel de distraction etc. Au début, j’était très content d’être à Sidi Bel Abbès mais au final, j’ai vu des choses que je n’ ai jamais pensé voir… O. I : Quel est le message que vous adressez à la population de Sidi Bel Abbès ? B. D : Le message que je peux lancer à travers votre honorable canal est de dire que le parc d’attraction deviendra dans un futur proche l’un des pôles touristiques les plus en vue du pays, voire même du Maghreb. Moi, j’ai mal au cœur quand je vois mes concitoyens passer les vacances à Tunis ou au Maroc alors que notre pays recèle des potentialités touristiques indéniables. Si on nous laisse travailler, Sidi Bel Abbès a la possibilité de devenir la destination privilégiée des équipes nationales à laquelles j’ai mis en place toutes les commodités proposées aux touristes des autres rives de la Méditerranée, comme je remercie les forces vives de la wilaya qui m’ont toujours soutenues dans mon combat pour le bien être des enfants de mon pays.

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