Sun12092018

Last updateSun, 25 Nov 2018 9pm

Back You are here: Home REGIONS-INFO Mostaganem MOSTAGANEM : Mme BRAHIMI SAMRA, AMBULANCIERE A OUEST INFO : ‘’Etre ambulancier est un métier humanitaire de première classe’’

Régions Info

MOSTAGANEM : Mme BRAHIMI SAMRA, AMBULANCIERE A OUEST INFO : ‘’Etre ambulancier est un métier humanitaire de première classe’’

Entretien réalisé par: Tarik El-Yahyaoui Bien que la plupart des ambulanciers soit des hommes, c'est un métier qui est aussi ouvert aux femmes. En effet, le relationnel est quelque chose d'extrêmement important dans le métier d'ambulancier et les femmes sont généralement plus douées que les hommes dans ce domaine. Mme Brahimi Samra nous le confirme dans cet entretien. Ouest info : Si vous le permettez, présentez vous à nos lecteurs ! Brahimi Samra : Je me nomme Brahimi Samra, j’ai 30 ans, j’ai obtenu ma licence en sociologie de communication en 2010, j’ai travaillé en tant que sociologue au sein de la maternité et parallèlement je poursuivais des études de Master en sociologie de la famille, et après cinq ans de travail, j’ai quitté mon poste de sociologue pour devenir ambulancière. Ouest info : Par quel hasard avez-vous atterri dans ce milieu d’hommes. Est-ce par vocation ? Brahimi Samra : Généralement, tout vient à partir de la passion pour quelque chose, puis l’idée vient après. Au début, tout le monde me disait que la profession d'ambulancier est un métier difficile que je ne pourrais pas faire dans la mesure où celui-ci n’est pas fait pour les femmes. Mais pour ma part, je ne pouvais accepter cela et comme je tiens énormément à ce métier d’ambulancier, j’ai décidé de prouver que cette profession n'est pas exclusive aux hommes et ne pourrait en aucun cas être leur chassée gardée, comme certains tentent de le faire croire. J’en fais de ce métier, une profession humanitaire de première classe. Ouest info : Qu’est-ce qui vous attire essentiellement dans ce métier qui vous permet de le prendre à bras-le-corps ? Brahimi Samra : Ce travail est riche en émotion et la qualité humaine est très présente, je me sens réellement utile au sein de la société. Ce métier me permet d’apporter à ceux que je transporte, que ce soit une personne en détresse ou handicapée ‘’une petite part d’humanité’’, d’amour et de solidarité’’ Ouest info : A votre avis quelles sont les qualités requises pour un bon ambulancier ? Brahimi Samra : Un bon ambulancier doit savoir communiquer avec ses patients pour les rassurer sur la route. L’ambulancier doit aussi être bon gestionnaire, à savoir, comment gérer les documents administratifs, les prescriptions médicales, le formulaire de remboursement de transport, etc. Il doit être également un bon conducteur ; Conduire très vite avec sirène et gyrophare en action est parfois indispensable pour sauver une vie. Mais l'ambulancier, s'il doit manier le volant avec souplesse et assurance, et il doit prendre soin de son véhicule et doit se rendre disponible y compris de nuit et le week-end. Bref, il doit assurer. Ouest info: trouvez vous que c’est un métier difficile pour une femme ? Brahimi Samra : Les femmes algériennes sont capables de tout faire ou plutôt, de faire toutes sortes de travaux aux côtés des hommes, La profession d'ambulancier n’est pas aussi difficile pour les femmes, sauf qu’elle demande beaucoup de temps et d’endurance, car il s’agit de sauver des vies, la responsabilité envers les patients tes mise en avant, il n'y a rien qui pourrait empêcher les femmes d'être ambulanciers. Ouest info : On va sortir un peu de votre métier et aborder très succinctement le volet d’El-Harga. Comme vous le savez, Mostaganem a connu ces derniers mois plusieurs tentatives d’migration clandestine où on a déploré malheureusement des morts… En votre qualité première de sociologue, quels conseils préconisez-vous pour ces jeunes inconscients qui traversent la méditerranée en mettent leur vie en danger ? Brahimi Samra : C’est vrai, ce phénomène qui reste un fléau social, a pris des proportions inquiétantes. En ma qualité de sociologue, je ne peux que lancer un appel aux jeunes d’être patients et de ne sombrer dans le vide, encore moins perdre espoir il faut bouger, aller de l’avant, frapper à toutes les portes pour chercher un travail, car la persévérance finira par payer à l’arrivée. Le fait de risquer sa vie en mer n’a aucun sens, car l’eldorado n’est pas de l’autre côté de la méditerranée. C’est un leurre… Par ailleurs, j'espère que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour créer davantage d’emplois pour faire face au chômage sans cesse croissant qui reste lui aussi, un fléau social négatif. Pour ce faire, des d’autres mesures incitatives sont les bienvenues pour attirer les jeunes pour leur insertion dans le monde du travail. Ces derniers doivent créer des opportunités pour eux-mêmes, sans attendre un emploi de l’Etat, ils doivent comprendre que c’est à eux de se prendre en charge. L’ère de l’assistanat est révolue. Les jeunes doivent bouger et s’imposer d’eux-mêmes dans la vie. Voilà ce que je peux dire dans ce contexte. Ouest-Info : Pensez-vous qu’un jour ce phénomène sera éradiqué ? Brahimi Samra : Que Dieu vous entende, c’est notre souhait à tous. Nous aimerions bien en finir avec ces problèmes et voir nos jeunes se tourner carrément vers le travail qui reste le véritable capital de toute richesse individuelle ou collective. Ouest-Info : Un dernier mot peut-être Brahimi Samra : Permettez-moi tout d’abord de présenter mes vœux les plus chers à toutes les femmes algériennes travailleuses ou au foyer, ainsi qu’à toutes les femmes qui luttent à travers le monde, pour leur survie et celle de leurs enfants. Enfin, je tiens à remercier vivement la rédaction d’Ouest-Info, de m’avoir ouvert les colonnes du journal en cette occasion qu’est la célébration de la journée mondiale de la femme qui coïncide avec le 08 mars, tout en souhaitant à tout le staff technique et administratif plein succès et réussite. Er merci encore. undefined

Sidi Bel Abbès

JA Teline IV

USMBA

JA Teline IV

Equipe Nationale

JA Teline IV

Culture

JA Teline IV

Ouest-Info

Avatar