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Détournement du patrimoine communal : Le wali Chérifi rouvre le dossier !

Il est un fait que beaucoup de contribuables ignorent et que nombre de responsables redoutent, notamment à chaque fin de mandat électoral, c’est le détournement de biens communaux qui s’opère en catimini pendant que les pouvoirs publics ont la tête ailleurs, préoccupés par les préparatifs des élections locales à venir. Les faits montrent que les fins de mandat ont toujours été propices aux détournements de bien communaux et du foncier, mais également aux régularisations de situations contentieuses, que les maires sortants et leurs compères de l’exécutif, s’empressent de régulariser à l’ultime minute de leur mandat. Et ce n’est guère un hasard, si d’année en année, les sommiers de consistance des communes, s’amenuisent et sont vidés de leur substance, alors que théoriquement, ils doivent être enrichis. Le wali, Mr Chérifi a eu à constater, via la faiblesse des recettes fiscales qu’engrange chaque année, la commune d’Oran, que cette situation est inédite et qu’elle serait même spécifique à la Wilaya d’Oran, qui n’arrive pas à préserver son patrimoine communal. Les communes côtières, à l’instar d’Arzew et d’Aïn El Türck, n’ont pas été épargnées par cette déprédation « chirurgicale » de ses biens communaux, puisque on ne retrouve plus trace de nombre d’équipements dans le sommier de consistance. Le cas de l’hôtel Mon Château, est le plus illustre et il continue à défrayer la chronique. Ce joyau architectural, comme d’autres équipements (habitations, hangars, centres de vacances, etc.) répartis à travers les daïras d’Arzew et d’Aïn El Türck, ont été tout simplement « sortis » délibérément du listing des biens communaux par des stratagèmes fourbes, au profit de repreneurs. Or, il s’agit de biens de l’Etat avait cédés gratuitement aux communes côtières, afin qu’elles puissent disposer de recettes fiscales nécessaires à la gestion de la ville, dont l’entretien de la voirie, l’éclairage public, la collecte des ordures, l’aménagement des espaces verts, et bien d’autres tâches. Le wali Mr Chérifi, nouvellement installé, est en train de se rendre compte que le dossier du patrimoine communal dans la wilaya d’Oran, n’est pas une mince affaire, d’autant plus que les maires et les gestionnaires se basent sur les sommiers de consistance pour élaborer leur Budget primitif (BP). D’ailleurs, rarement, les maires sortants et leurs successeurs procèdent aux passations de consigne, en raison du contentieux relatif au sommier de consistance, qu’aucun nouveau responsable , ne veut s’en attribuer la responsabilité. La presse locale, rapporte quotidiennement des cas concrets de biens communaux détournés de leur vocation, à ;l’instar de l’hôtel Mon Château d’Aïn El Türck, cédé à Air Algérie, l’ancien centre familial de la brasserie d’Oran, l’ancienne cave agricole au douar Maroc, détourné par un promoteur d’Aïn El Türck, qui y a réalisé une station d’essence, restaurant , centre commercial, et pour faire bon chic, bon genre, une mosquée. A El Bahia, une assiette destinée à un programme social de logements, a été répartie en lots de terrain au profit du même promoteur et de ses compères qui ont en fait des promotions immobilières ou revendu les terrains à plus d’un milliards de centimes les 200 mètres carrés. Au quartier Seddikia, la villa "Funk" de douze mille m² (12000 m²), comme rapporté par un confrère de la presse locale est occupée par un ancien directeur de la santé qui réclame sa régularisation depuis des années et l'affaire est toujours pendante. Les 21 villas de point du jour loués depuis 1981 à des privilégiés qui ont, longtemps, réclamé leur achat et dont le loyer demeure dérisoire. La célèbre brasserie "Le Majestic" située à la place des Victoires est en état de ruine après son occupation par la BEA. Ce ne sont là que quelques exemples de biens communaux détournés à des fins personnelles, aidés en cela par les premiers responsables des APC, lesquels sont les premiers à crier au manque de moyens financiers, alors qu’ils disposaient d’un sommier de consistance assez appréciable pour subsister à toute situation de crise. Il est laissé entendre que si ce dossier est profondément creusé, nombre d’élus iront devant la justice. La balle est dans le camp des pouvoirs publics, qui semblent décidés à donner un véritable coup dans la fourmilière. Un coup de pied nécessaire, si le Wali et ses collaborateurs veulent assainir ce dossier.Karim Bennacef

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