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Alors que le mérou est «chassé» à la dynamite : Des filets en acier pour traquer le marsouin !

Pour les prédateurs du foncier, reconvertis dans des activités ludiques telles que l’élevage alevin, pour faire bon chic, bon genre et blanchir par la même occasion leur argent, l’environnement est loin d’être leur premier souci. Le massacre à grande échelle des marsouins au large de la mer à Aïn El Türck, et plus précisément à La Madrague, renseigne du degré de perversion des pseudos investisseurs, qui n’hésitent pas à transgresser les lois de la nature afin de satisfaire leur appétit. Et pour cause, au niveau de la plage rocheuse de la Madrague où un promoteur immobilier de son état, a créé une ferme aquacole, n’a pas trouvé mieux que d’installer au fond de l’eau un filet en acier tranchant long de plusieurs mètres, afin de protéger sa plantation des marsouins. Pris dans les mailles de ces filets, les marsouins sont déchiquetés par les lames acérées du filet, qui les tuent sur place. Pour ceux qui restent encore en vie, nous confiera un ancien employé de cette ferme, ils sont achevés au fusil harpon. D’ailleurs, nombreux sont parmi les habitants de cette localité balnéaire à constater l’existence de dizaines de carcasses mutilées et sans vie de plusieurs marsouins, rejetés par la mer. Renseignements pris, ces poissons pourtant inoffensifs venaient seulement s’alimenter en cétacés du côté de cette ferme. Et malgré la réaction des militants de l’association de protection de l’environnement, appelant à mettre un terme à ce massacre, la tragédie n’a pas cessé pour autant. D’anciens employés de cette ferme, témoignent de l’ampleur du drame causé à cette espèce protégée, au même titre que le mérou, un poisson hermaphrodite, chassé à l’explosif, alors qu’il n’a pas encore accompli a transformation. Aujourd’hui, et selon nombre de connaisseurs, le marsouin, ou cochon de mer, qui est un cétacé de la famille Phocoenidae, est menacé d’extinction. Inutile de rappeler les dommages que cela causera en termes d’équilibre à la faune marine. Depuis tout le temps, l’atteinte à l’environnement dans la région d’Aïn El Türck, a été orchestrée de manière systématique par des pseudos investisseurs, dont l’origine de leur fortune est douteuse, et qui ne reculent rien devant pour se remplir les poches. Après le pillage systématique du sable avec comme conséquence la destruction de l’écosystème due la disparition des cordons dunaires, c’est autour de la flore et de la faune marine de subir les ravages de l’homme. Les ravages perpétrés contre le site préhistorique de Bordj El Alia dans la commune d’El Ançor, la réalisation d’un complexe touristique sur un site classé par l’Unesco, en l’occurrence le « Cimetière des escargots» à l’entrée des Andalouses, ce ne sont là que quelques exemples des agissements d’une faune d’individus, sans foi ni loi, qui à coup de bakchich, ont ruiné la région de ses potentialités patrimoniales et contribué à l’appauvrissement de sa population. Le pillage et la destruction, ont été leurs maitres-mots. Même le patrimoine cultuel, n’a pas échappé à la prédation, tel le cas du Saint Patron de la ville d’Aïn El Türck, « Sid El Bahri » emmuré par un particulier qui a acheté la maison familiale et interdit le mausolée aux visiteurs.

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