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DE MISTURA : Trump doit se rappeler "la leçon apprise" en Libye et en Irak

Le président élu américain, Donald Trump, doit se rappeler "la leçon apprise" en Libye et en Irak en élaborant sa future stratégie pour mettre fin à la guerre en Syrie, a déclaré samedi l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Stéphane de Mistura.M. Trump doit "se rappeler la leçon apprise en Libye et en Irak", a déclaré M. de Mistura lors d’une conférence de presse à Rome, et dont les propos ont été rapportés par le New York Times."Nous devons trouver une solution politique inclusive qui inclue ceux qui se sentent privés de leurs droits, en particulier les communautés sunnites en Irak et en Syrie", a-t-il ajouté.L’Irak et la Libye sont toujours en proie à des violences après les deux interventions militaires américaines qui ont engendré "une instabilité et des guerres entre les factions, transformant ces deux pays en terrain fertile aux groupes terroristes", a dit en substance le quotidien américain.Le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, a déclaré vendredi qu"'aucune option militaire n’était sur la table" en Libye, où la solution ne peut être que diplomatique. "Nos outils sont la diplomatie. Nous n’examinons pas d'autres options", a déclaré M. Kerry à Rome, dont la déclaration a été publiée par le Département d’Etat. Le chef de la diplomatie américaine a indiqué que "plusieurs pays" ont déployé ces derniers mois d"'importants efforts" pour "persuader" le général controversé libyen Khalifa Haftar de s’asseoir à la table de négociations, en précisant que l’Egypte a exprimé des "préoccupations" au sujet de la sécurité de ses frontières avec la Libye. Kerry a précisé à ce propos que "des tractations sont menées actuellement pour ramener toutes les parties, y compris les pays soutenant quelques groupes en Libye, à la table des négociations". "Nous travaillons avec diligence pour ramener ces gens à la table (des négociations) de manière régulière pour essayer de résoudre ces différends", a-t-il dit. Mardi dernier, les Etats-Unis ont exhorté Khalifa Haftar, à se rallier au gouvernement d’union nationale (GNA) libyen. Le département d’Etat réagissait à la visite éclair de Haftar à Moscou dans une tentative de chercher le "soutien miliaire" de la Russie, en réaffirmant que le gouvernement d'union nationale libyen était le seul bénéficiaire légitime de l’aide sécuritaire internationale tel que souligné dans l’accord de Vienne autorisant une exemption de l’embargo sur la livraison d’armes à la Libye. .